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Voy. Courajod. Le journal de Lazare Duvaux

de ces artistes. Ce sont les seuls ébénistes-menuisiers qui se rencontrent dans les comptes de Mmc du Barry1. On sait qu’à l’exemrple de la favorite sa devancière, qui s’approvisionnait chez Lazare Duvaux, son mobilier avait été fourni par le marchand Poirier, lequel se gardait bien de laisser sur les pièces qu’il vendait, le nom des fabricants auxquels il s’adressait pour garnir ses magasins. L’ameublement de Luciennes était le plus luxueux que l’on eût vu jusque-là et les moindres détails étaient dignes des merveilleuses ciselures de Gouthière, qui en avait exécuté presque tous les ornements. Réservé, à l’époque de la Révolution, pour faire partie du Muséum national, il eut à subir plus tard des détournements qui privèrent la France de ces trésors artistiques. Dans ces dernières années, MM. les barons de Rothschild sont parvenus à faire revenir en France quelques pièces très importantes, notamment une commode et une table ornées de délicates peintures, chefs-d’œuvre de la manufacture de Sèvres 2, qui comptaient parmi les meubles les plus rares de la comtesse.

Les consoles et les tables de bois sculpté du règne de Louis XV peuvent lutter sans désavantage avec celles du siècle précédent. Ce. qu’elles ont en moins, au point de vue de la largeur et de l’harmonie des lignes, elles le rachètent par la légèreté et la grâce. C’est dans les sculpteurs que nous venons de signaler qu’il

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