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FIÜ. 50. CONSOLE EN BOIS SCULPTÉ ET DORE AVEC TABLETTE

EN MOSAÏQUE DE PIERRES DURES,' EPOQUE DE LOUIS XV. (Palais de Com^ftègne. )

tites tables ornées de bouquets de fleurs en marqueterie ; — Antoine Héricourt, faubourg Saint-Honoré (20 octobre 1773), syndic de la communauté en 1786; — Godefroy Dester, faubourg Saint-Antoine ( 27 juillet 1774), avait exécuté un meuble vitrine pour la chambre de Voltaire, au château de Villette; — Jean Erster, rue

des Jardins (4 mai 1774) ; — Ferdinand Bury, au fond de Tarabie (27 juillet 1774); — Louis Aubry, rue de Grammont (3 1 août 1774), commodes garnies de beaux cuivres dans le goût de Delafosse ; — André-Nicolas Louis, rue Neuve-Saint-Laurent (2 mai 1775) et Jean- Baptiste Lelarge, rue de Cléry (ier février 1775), sculpteurs pour meubles; — Christophe Wolff, rue Neuve - Saint-Denis (10 décembre 1775), et Pierre Mary Mewesent, Faubourg Saint-Antoine (29 mars 1766), qui ont fait de charmants bureaux.

Cette liste, quoique bien longue, serait incomplète, si l’on n’y ajoutait les ébénistes dont nous avons relevé les noms sans avoir recueilli sur eux de détails biographiques. Jacques d’Autriche, qui a décoré de marqueteries à sujets de fleurs des commodes portant des appliques de bronze d’après les gravures de Delafosse. L’almanach de 1782 dit que sa veuve exerçait sa profession dans le faubourg Saint-Antoine. Un Delorme, ébéniste, dont il est impossible de préciser l’atelier, au milieu de tous ses confrères qui ont porté le même nom, a signé de charmantes tables à ouvrage à dessus de marqueterie à fleurs sur fond de bois de rose, sans y ajouter l’indication de son prénom. Un de ces meubles a fait partie de la collection Double; l’autre est chez M. Henri Lavoix. On connaît également de lui des commodes qui rappellent les formes de la Régence. Peut-être est-ce Adrien Delorme, demeurant rue du Temple, et juré de la corporation d’après 1\ Essai général d'indication (?). Marbré, fournisseur des Menus-Plaisirs, demeurant rue Saint-Honoré en T771; J. -B. Foulet, qui travaillait dans les premières années du règne de

Louis XVI; G. -F. Normand, inventeur du fauteuil de Voltaire provenant du château de Villette et conservé à l’hôtel Carnavalet; J. -B. Tuard, duquel on trouve plusieurs commodes à marqueterie et des meubles de laque avec des bronzes soignés; Marchand, menuisier ébéniste, auquel les maîtres-fondeurs firent défenses, en 1756, d’employer le fondeur Bonnière pour ses appliques sans avoir soumis ses ouvrages à la communauté; D. Genty, qui a signé une délicieuse table ronde, en bois de satiné, à pieds arqués et à tablette en porcelaine tendre de Sèvres, appartenant à M. le baron Adolphe de Rothschild; Carel, dont nous avons vu quatre grandes encoignures à buffet, décorées de marqueterie à fleurs sur un fond plein de bois d’acajou, dans le style chantourné de Louis XV; L. Cresson, habile sculpteur pour meubles ; Balthazard Lieutaud, horloger, rue d’Enfer, renommé pour les boîtes de montre et de pendule et pièces de fonte en couleur (Tablettes royales de Renommée) ; sa veuve tenait son commerce, en 1789, rue d’Enfer en la Cité, et d’après Alexandre Lenoir, la maison existait encore en 1807. Plusieurs de ses régulateurs nous sont parvenus; il en existe un au palais de Versailles, qui se trouve répété avec des variantes, dans la collection Joncs, au South-Kensington Muséum et dans des collections particulières.

§ 3. — LES SCULPTEURS ORNEMANISTES YERBERCKT ET MAURISAN

Parmi les derniers noms qui viennent d’être cités, nous avons trouvé plusieurs sculpteurs sur bois auxquels avaient été commandés les meubles des maisons

royales ; il nous reste à connaître les artistes charge's de décorer les lambris de ces résidences. Celui dont le nom revient le plus souvent dans les comptes des Bâtiments est Jacques Verberckt, né à Anvers en 1704, et mort à Paris en 1771 . Il était agréé à l’Académie de peinture et de sculpture et exécuta ou dirigea la plus grande partie des sculptures décoratives faites à Versailles pendant le règne de Louis XV. D’abord associé avec le sculpteur Jules Dugoulon, il continua seul, après la mort de ce dernier, les travaux qu’ils avaient entrepris conjointement. Verberckt attaquait indifféremment le marbre, le bois et le cuivre, et ses œuvres sont traitées avec le ciseau le plus délicat. Il fut employé par la marquise de Pompadour à la décoration de son château de Bellevue, avec un autre ornemaniste très habile, Maurisan, élève de son père et sculpteur des bordures des tableaux du Roi. Le comte d’Hoym, célèbre bibliophile et ministre de l’électeur de Saxe à Paris, avait commandé à Maurisan plusieurs bordures et des consoles en bois sculpté et doré1, pour placer les curiosités de son cabinet. Le ministère des affaires étrangères lui avait également demandé des cadres pour les portraits du Roi et de la Reine. Les sculpteurs Rousseau, le père et le fils, furent employés à Bellevue, ainsi qu’aux lambris et aux ornements de Versailles. En même temps qu’eux, les artistes Berja, Gervais, Haize, Harpin, Magnonais et Monthéant figurent sur les états de payement des Bâtiments. En 1769, l’expert

1. Voy. le baron Pichon. La vie du comte d’Hoym, publiée par la Société des bibliophiles français

Remy rédigeait le catalogue de la vente du sculpteur Cayeux, membre de l’Académie de Saint-Luc, mais on n’y rencontre aucun renseignement sur les ouvrages de cet artiste, renommé dans son temps et qui avait été employé à Versailles. Les bordures des portraits et des tableaux du Roi fournissaient à plusieurs artistes l’occasion de se signaler. Nous ajouterons aux noms que nous avons déjà donnés ceux du sculpteur Robinot qui exécuta, en iy55, un beau cadre pour le portrait du Roi, destiné à Saint-Cyr, et doré par Bouret ; de Poulet ancien directeur et garde de l’Académie de Saint-Luc, qui entoura de bordures les portraits du Dauphin1; de Nicolet maître découpeur et sculpteur des cadres du Roi; de Liot fournisseur de bordures pour la cour; de Le Grand sculpteur, demeurant rue des Jeûneurs; de Guibert sculpteur d’Avignon, auquel furent commandés les encadrements des marines de Joseph Vernet, son beau-frère; de Francastel ; de Renaudin rue du Petit-Lion, et de Tremblin, peintre et sculpteur du Roi qui de 1738 à 1748, livra des bordures très importantes pour les portraits du cardinal de Fleury, du Roi et des membres de la famille royale, envoyés en présent aux souverains étrangers.

Pour l’exécution des lambris du charmant pavillon de Luciennes, Mm0 du Barry s’adressa au sculpteur Guichard, à Lebas, à Thibaut et à Lanoix, menuisiers en meubles; nous avons déjà rencontré ce dernier sous le nom de Delanois. Le doreur Cagny était chargé de revêtir d’une couche d’or les sculptures et les ornements

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