SCÈNE YIII
Le Marquis, Denise.
Denise, qui se préparait à l'écouter. Eh bien ! où va-til donc ? (Elle court au fond.)
Le Marquis, à genoux, seul sur le devant de la scène. Oui, c'est à tes pieds... (Il lève la tête et ne la voit plus.) Eh bien ! elle me laisse là !
X)ewise, regardant au fond. Allons... ça m'a bien réussi!
Le Marquis, l'appelant et faisant des efforts pour se relever. Dis donc, dis donc, petite. (A part.) Impossible de me relever !
Denise, toujours au fond. Au moment où je croyais... où je me flattais... C'est ce Marquis ! ah ! je le déteste !
(Elle revient et relève la chaise de Guillaume.)
Le Marquis, lui tendant la main. Hum ! hum ! viens donc par ici, espiègle ?
Denise, brusquement. Eh bien, quoi... voyons ? que me voulez- vous ?
Le Marquis, s'accrochant à sa main et se relevant. Te dire, rusée, que tu ne m'échapperas plus... et, pour gage de notre intelligence, il me faut un baiser ! (La poursuivant.) et je l'aurai !
Denise, se sauvant derrière la table. On tous en souhaite ! . . .
Le Marquis, la poursuivant. Si, parbleu !
Denise, l'imitant. Non, parbleu !
Le Marquis, de même. Et dix autres... pour punir ta résistance.
Denise, tournant. Prenez garde !
Le Marqiàs, l'arrêtant. Je te tiens ! en joue !
(Il veut l'embrasser.) Denise. Feu !
(Elle frappe sur sa perruque, qui l'enveloppe d'un nuage de poudre, et se sauve en riant dans l'escalier, à droite, qui conduit au blutoir, j