‹ Le meurtrier d'Albertine Renouf [microforme]Chapitre 6 sur 11 · dans un accès de somnamhulisme · texte numérisé non relu

dans un accès de somnamhulisme

Un commissaire surpris au-saut du lit;par ane.telle visite pouvait.-être induit.en;erreur : la science, trop. souvent. .éprise de 4héories.et d’hypothèses, se.montrait 1ndulgente et facile ; mais quel hommie.1mpartial et de sang-froid pouvait gjauter foi a.une.telle fable ? Pourquoi.d'a us es trois heures d’attente:et.de réflexion? Estce-que le véritable innocent reste .dans &ette torpeur ? Est-ce qu'il n’appelle :pas

immédiatement au secours? Est-ce quil *

ne lui faut pas les lumières et le, bruit ?

À n’écouter que les indugtions .«morales, Renouf était un scélérat consommé . gui avait à loisir médité son forfait. Et à quel | pou sa culpabilité était plus évidente, si l'on songeait que l'heure, le lieu, la .sohtude, l'instrument même du orire, déposaient contre lui! Le procureur impérial

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requérait contre l'accusé toute la sévérité dés lois. . | L'avocat d'Isidore présenta la défense de son client avec une indignation émue.

Il'insista sur les antécédents de l'accusé.

On ne passe pas en ‘ne heure de la vertu à la 'scélératesse. Il rétorqua un à un, et autant qu'il le put, les arguments du ministère public. Il fut forcé de reconnaître qu'aucune preuve réelle et palpable ne venait au secours d’Isidore, mais il en appela dans cette mystérieuse affaire à l'intime émotioft qui dès l’ouverture des débats avait gagné tous les cœurs, à ce sentiment de souveraine et sereine équité qui veut que le juge s’abstienne vo il à le plus léger doute sur la culpabilité de Paccusé. | | *’ Lorsqu'on demanda à Isidore s’il n’avaït rièn à ajouter à sa défense, il se leva, et, la maïn droite étendue, les yeux humides, mais brillants, il s’écria d’une voix forte : Je jure que j'ai dit toute la vérité, et que je n’ai pas Commis le crime dont on m'accuse. | À cé moment, M. Gestral regarda M.

PDarronc.:Il était fort pâle et essuyait son front couvert de sueur. La cour se retira Gre-l délibérer, et, rentrant une demieure après, rendit un verdict de non-culabilité.-Monsieur, dit alors le président Isidore, vous retournez à la société après

— ÀS —

avoir subi une épreuve terrible. Bien que les circonstances les plus étranges se réuunissent pour vous accabler, vos juges ont cru à votre désespoir des ‘premières heures, à la loyauté de votre regard, à la sincérité de votre accent. La vérité ne saurait se discuter longtemps; elle s’impose et force les convictions. Elle a, selon nous, éclaté dans votre conduite, dans vos paroles, sur votre façon irréfutable et touchante. Pleurez en paix, au milieu du respect et de la pitié de tous pour le malheur qui vous a frappé, la femme que vous avez perdue ! Quant au véritable assassin, en quelque lieu qu’il se trouve, le doïgt de Dieu le désignera tôt ou tard à la justice des hommes.

Cette allocution du président venait bien. Même après le verdict, elle soulageait tous les cœurs d’un reste d'angoisse.

Un homme ne dispute point sa vie devant des juges, il n’est point attaqué violemment ét défendu sans qu’un peu de son honneur et de sa vert ne demeure sur ce triste champ de bataille. Un irrésistible courant entraîna tous les étudiants vers leur ancien camarade, qu’ils emportèrent en triomphe et presque évanoui en dehors de la salle au grand air, à la liberté, aux joies renaissantes de la vie. Quant aux autres assistants, l'heure était avancée, et ils se hâtèrent de partir pour renirer chez

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