‹ Le Mexique ancien et moderneChapitre 46 sur 92 · Pages · texte numérisé non relu

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fectionné. Ce qui est plus significatif encore, les Aztèques possédaient une littérature dont quelques débris sont venus jusqu'à nous et ofïrent un véritable intérêt; j'en ai cité des fragments*. Ils avaient quelques notions des sciences, et par exemple ils savaient la longueur de l'année mieux que les Européens eux-mêmes à cette époque, ce qui a excité l'étonnement et l'admiration de l'illustre Laplace. Quant au moral, ils déployèrent dans la défense de leur pays contre les Espagnols des qualités héroïques dont on n'a qu'une faible idée par le récit rapide de la conquête que nous avons tracé plus haut. Quelques-unes des variétés de l'Indien mexicain offrent même la ressource particuhère qu'on attend des nègres, et qui, après avoir été l'origine de l'asservissement systématique des enfants de l'Afrique par les Européens au seizième siècle, est mise en avant encore par ceux qui voudraient la perpétuité de leur servitude : elles sont douées de la vertu de résister parfaitement à l'ardeur du soleil, et par là elles sont aptes à cultiver la terre dans les pays les plus chauds. C'est ainsi qu'avant la conquête du Mexique par Fernand Cortez , la région aujourd'hui connue sous le nom de la Terre-Chaude était plus habitée que de nos jours, et présentait les caractères d'une prospérité relative. Les récits qu'ont donnés avec détail quelques-uns mêmes des témoins de ce grand événement, tels que Bernai Diaz, attestent dans la Terre- Chaude l'existence de belles villes.

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