EXPORTATION
Ciudad Juarez
Laredo
Ciudad Porlirio Diaz
Nogales. . .
Totaux
Quant à la quote-part des routes carrossables, elle était respectivement de 1,42 p. 100 et de 2,15 p. 100. Les voies de terre ne livraient donc passage qu'à 29,23 p. 100 de l'importation et 25,07 p. 100 de l'exportation. Ainsi, les sept dixièmes des entrées
et les trois quarts des sorties appartenaient aux 1 1 ports de l'Atlantique et aux 13 ports du Pacifique.
;5. Mouvement des ports mexicains. — Bien que le littoral du Pacifique, avec la péninsule de la Basse-Californie, ait une longueur de G 250 kilomètres, de beaucoup supérieure à celle du littoral de l'Atlantique, le nombre et le tonnage des navires qui y abordent restent au-dessous du nombre et du tonnage correspondant au rivage opposé : 3552 navires et 2136549 tonneaux de jauge, d'un côté; 3832 navires et 2567090 tonneaux de l'autre, en 1900-1901. L'infériorité s'accuse bien davantage encore pour le tonnage effectif des marchandises débarquées ou embarquées. Elle s'explique, non seulement par l'orientation des côtes de l'Atlantique vers l'Europe, mais aussi par le nombre des voies ferrées reliant au golfe du Mexique le plateau central, que les escarpements de la Sierra Madré séparent du Pacifique.
Sur le golfe du Mexique, le mouvement maritime se concentre principalement dans les ports de Vera-Cruz, de Tampico et de Progreso.
Grâce à sa proximité de la capitale et aux deux voies ferrées qui l'y rattachent, le port de Vera-Cruz reçoit une grande partie des marchandises importées au Mexique. En 1900-1901,604 navires jaugeant 733855 tonneaux ont accosté ses quais. Pendant les sept dernières années du siècle, son contingent dans la valeur totale des entrées a passé de 33 à 41 p. 100. Sa quote-part dans les sorties s'est, au contraire, abaissée de '32 à 20 p. 100.
Réuni par des rails au centre métallurgique de Monterey et à San Luis Potosi, où passe le chemin de fer du plateau central, Tampico constitue le débouché de la région nord-est du Mexique. Il a reçu, en 1900-1901, 448 navires, d'une jauge totale de 640968 tonneaux. Son trafic bénéficie d'une augmentation rapide. Quelques années ont suffi pour élever de 6 à 16 p. 100 sa part dans la valeur de l'importation et de 10 à 29 p. 100 celle de l'exportation.
Progreso est le port du « henequen », qui a fait la fortune du Yucatan. Son coefficient, à l'entrée, ne dépasse guère 4 p. 100. Mais celui de la sortie atteint environ 14 p. 100 : 558 navires
390 I-E MEXIQUE AU nEBl'T DU XX' SIECLE
jaugeant 716142 tonneaux l'ont quitté en 1900-1901, avec des cargaisons composées surtout de fibres et destinées aux Etats-Unis.
Les autres ports de l'Atlantique les plus importants, par le tonnage des navires qui les fréquentent, sont Coatzacoalcos, Campêche, Isla de Carmen. (]oatzacoalcos, situé au terminus du chemin de fer coupant l'isthme de Tehuantepec, est désigné comme point de transit des marchandises entre le golfe du Mexique et la côte du Pacifique. Campêche et Isla de Carmen expédient principalement des bois tinctoriaux.
F'rontera, placé à l'embouchure du Grijalva, et Alvarado, rattaché à Vera-Cruz par une voie de fer, ont un trafic notablement moindre. Tuxpam, Puerto Morelos et Chetumal sont tout à fait secondaires.
Sur la côte du Pacifique, relativement dépourvue de voies ferrées, les ports ne commandent pas une zone d'attraction aussi étendue que sur le littoral de l'Atlantique. Acapulco, Mazatlan et Manzanillo tiennent le premier rang.
Acapulco, dans l'Etat de Guerrero, présente une excellente rade, où 223 navires, jaugeant 401 345 tonneaux, ont relâché en 1900-1901. Sa participation au commerce extérieur demeure néanmoins très faible : 1/2 p. 100 à l'importation et 1 p. 100 à l'exportation.
Mazatlan, plus favorisé, se trouve en relation avec le réseau mexicain par deux chemins de fer qui y convergent. 11 a reçu 545 navires d'un tonnage de jauge total de 311041 tonneaux, dont les opérations ont représenté en valeur le trentième environ des entrées et le vingtième des sorties du Mexique.
Une petite voie ferrée court entre Colima, ville de l'intérieur, et Manzanillo. Mais ce port est sans communication avec le reste du pays. Bien qu'il ait abrité, en 1900-1901, 182 navires jaugeant 306459 tonneaux, sa participation aux échanges internationaux a été limitée à 0,15 p. 100 de la valeur des importations et à 0,10 p. 100 de celle des exportations. Une tendance à la diminution du trafic s'y est manifestée vers la fin du siècle.
Egalement isolé des provinces du Centre, Guaymas a, du moins, un chemin de fer, celui de Sonora, dont il est le terminus et qui le rattache au réseau nord-américain. Il peut, dès lors, servir au
transit des marchandises de l'Arizona et du New Mexico. Cependant, jusqu'ici, son mouvement n'a pas pris d'essor.
Salina Cruz, établi au bord du golfe de Tehuantepec, est à la tête de la voie ferrée franchissant l'isthme et sera relié au réseau central après la mise en exploitation de la ligne Vera-Cruz- Pacifique. Les embarquements et les débarquements y sont toujours minimes. Plus tard, les agriculteurs et les industriels l'utiliseront peut-être davantage pour écouler vers l'Amérique du Sud l'excédent de leur production.
Deux villes, bâties sur la côte orientale de la Basse-Californie, ne disposent que de la voie maritime pour leurs rapports avec les autres Etats. L'élément essentiel de leur trafic est le cabotage. Des 575 navires qui ont jeté l'ancre à Santa Rosalia, 515 battaient |)avilion mexicain. La proportion a été encore plus forte à La Paz : 415 navires sont entrés dans sa rade, et 383 étaient des caboteurs.
San Blas, dépendant du territoire de Tepic, reçoit quelques navires. Après ce port, il y a lieu de citer : la rade ouverte de Soconusco ; Todos Santos, près de la frontière des Etats-Unis ; Puerto Angel ; Altata, raccordé au réseau de chemins de fer; San José del Cabo.
4. Services rég'uliers entre le Mexique et l'étranger. — Plusieurs services maritimes réguliers ont été organisés entre les principaux ports mexicains et les pays étrangers.
Pour les relations avec l'Europe, ces services sont mensuels. Des navires, à destination de Vera-Cruz et de Tampico, partent : sous pavillon anglais, de Liverpool; sous pavillon français, de Saint-Nazaire; sous pavillon allemand, de Hambourg, d'Anvers et (lu Havre, ainsi que de Brème et d'Anvers; sous pavillon autrichien, de Trieste et de Marseille; sous pavillon espagnol, de Barcelone. Les pacjuebots d'une ligne allemande mettent, d'autre part, le cap de Hambourg et d'Anvers sur Guaymas et Mazatlan, ports du Pacifique.
Les Etats-Unis de l'Amérique du Nord ont créé des services bimensuels ou hebdomadaires de la Nouvelle-Orléans et de New York à la Vera-Cruz et aux autres ports de l'Atlantique, ainsi que
d'autres services mensuels, bimensuels ou trimensuels de San Francisco aux ports du Pacifique, notamment à Acapulco et Mazatlan.
Une nouvelle ligne, desservie par des vapeurs, assure régulièrement les communications des ports de la côte occidentale mexicaine avec ceux de la Chine.
En 1900-1901, le nombre des passagers débarqués par les navires des services réguliers a été de 12349, et celui des passagers embarqués, de 9022. Abstraction faite de quelques pays qui n'ont donné qu'un nombre insignifiant de voyageurs, ces passagers se répartissent comme il suit d'après leur nationalité :