‹ Le Mexique au début du 20e siècleChapitre 10 sur 39 · ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

ALLEMAGNE

Pour colis de France

Pour colis du Mexique

Pour colis d'Allemagne

Pour colis du Mexique

5 672 fr.

3 301 fr.

3 997 fr

3 017 fr.

Le nombre des boîtes en fer pour le dépôt des lettres était de 1057 en service à la fin de 1901.

POSTES ET TELEGRAPHES 75

II convient de reconnaître que le Gouvernement mexicain n'a reculé devant aucun sacrifice pour assurer le développement de ses services postaux.

Voici au surplus, en piastres, le hudrjot de l'exercice 1900-1901.

BUDGET DE L'EXERCICE 1000-tOOl

nECETTES

Vente de timbres $ 1839578,33

Enveloppes timbrées 5 245,80

Caisses d'épargne 54 750,00

Amendes et autres bonis 22 588,71

Taxes pour mandats intérieurs 180 534,92

Taxes pour mandats-poste internationaux 3307,78

Taxes pour mandats-poste d'éditeurs 29506,11

Total 2135 520,05

dépenses

Administration générale des Postes-Appointements. $ 255579,03

Service des Postes aml)ulantes 1264.58,60

Conduite de la eorrespondanci' ()5889'i,49

Paiement des droits de transit 29857,97

Frais imprévus 51205,61

Impressions 187016,43

Livres 12000,00

Timbres 8000,00

Frais de bureaux (.\dministralion générale) 10544,17

Éclairage 2 843,08

Réparation et entretien des édifices 39915,12

Pour dép(\t de fonds 42 708,49

Emballages 33 746,04

Achat, réparation de valises 11995,00

Frais de voyage des inspecteurs 3707tj,59

Meubles et fournitures 91 240,45

Pour la création de nouveaux bureaux 50577,21

Local de l'archiviste de l'administration générale. . 840,00

Impositions 63,00

Pensions 150,00

Administrations locales, appointements et frais. . . 987 741,19

ToTAi 2 638 512, .58

Comme on le voit, les receltes sont sensiblement dépassées par les dépenses.

Les premières lignes télégraphiques furent établies au Mexique, en vertu du privilège concédé à D. Juan de la Granja, le 10 mai 1849, et confirmé en 1859, au profit de D. Ilermcnegildo de Villa y Cosio. Cette dernière concession assurait à rentreprcneur le monopole des communications télégraphiques pour cinq ans; on exigeait seulement qu'il ne transférât pas ses droits à des étrangers.

Le réseau se développa très lentement ; il n'y avait pas d'autres lignes que celles de Veracruz à Mexico, propriété de Villa y Cosio, et de Mexico à Guanajuato. Une ramification fut établie jusqu'à Tehuacan, et la première ligne atteignit ainsi une longueur de 500 kilomètres qui, unis aux 430 kilomètres de la ligne de l'intérieur et aux petits tronçons de Matamoros à Bagdad, et de Mérida. à Sisal, constituaient, à l'époque, le développement total des télégraphes mexicains.

Le privilège de Villa y Cosio ne permettait pas l'établissement de nouvelles lignes; mais celui-ci consentit à ne pas s'opposer, moyennant indemnités, à la délivrance de concessions. Cet accord rendit possible la conclusion d'une série de contrats avec des particuliers qui reçurent, en général, des subventions de 30 francs par kilomètre; il était, d'ailleurs, stipulé que l'Etat pourrait reprendre ces lignes.

En 1867, — après le retrait de l'Intervention française et l'affermissement de la République, — le Gouvernement du président Juarez s'occupa de constituer le réseau fédéral. 11 lui donna comme bases les lignes de Mexico à Léon et de Queretaro à San Luis Potosi, lignes confisquées conformément à la loi; il prolongea

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ensuite la seconde de ces lignes jusqu'aux Etats-Unis, et facilita ainsi les communications avec les pays étrangers.

Dès 18G9, le Gouvernement était maître des lignes de Mexico à Léon, de Queretaro à Matehuala, de Saltillo à Monterrey et de Sisal à Mérida, et subventionnait celles de la capitale à Cuernavaca et Toluca, de Zacatecas à Durango et de Veracruz à Tampico. Les Etats d'Oaxaca et de Zacatecas possédaient des lignes en propre. Des entreprises particulières avaient celles de Mexico à Veracruz, par Jalajw et Orizaba avec quelques ramifications, et de Léon à Guadalajara et Manzanillo. Le réseau n'excédait pas cependant ''18OO kilomètres.

En 1873, le télégraphe touchait 5 porls du Golfe, \ du Pacifique et presque tous les Etats de l'intérieur. Les lignes fédérales avaient une longueur de 3800 kilomètres; celles des Etats, près de 1000 kilomètres; et celles en possession de particuliers, 2 180 kilomètres.

A l'arrivée au pouvoir du géuéral Porfirio Diaz, les lignes du Gouvernement, la plupart en mauvais état, mesuraient 713G kilomètres. Elles furent bientôt réparées, portées à plus de 7900 kilomètres, en 1877, et confiées aux soins d'une section spéciale du Ministère de Fomento, dont les rapports signalent que, au courant d'un trimestre de la dite année, les dépèches transmises s'élevèrent à ^lOOOO. Dans ce service, l'action officielle apparut aussi vigoureuse qu'elle avait été faible dans la période administrative antérieure, et cela malgré les difficultés de construction, d'une nature particulière, dans un pays aussi exposé que le Mexique aux intempéries de tout ordre.

Créée en juillet 1878, la Direction générale des Télégraphes, grâce à l'augmentation croissante, d'année en année, des crédits inscrits au budget pour son maintien et son extension, développa le réseau fédéral dans de notables jiroportions.

Au début de 1881, les lignes télégraphiques fédérales mesuraient 10600 kilomètres, les dépêches du public s'étaient élevées de 151000 en 1877-1878, à plus de 181000 en 1879-1880, et les recettes avaient augmenté dans la même période de 26 pour 100.

Alors, les Etats de Zacatecas, Hidalgo, Morelos et Michoacan possédaient 1650 kilomètres de lignes télégraphiques et téléphoniques; 888 kilomètres étaient exploités par les chemins de fer, et 3300, par trois entrejjrises privées. Le nombre total des télégrammes transmis par toutes ces lignes dépassa 744000, et les recettes furent presque de 400000 francs.

En décembre 1882, les lignes fédérales atteignaient une longueur de 16250 kilomètres. En 1881, on inaugura le câble de Veracruz à Gai veston; dans la suite, la Compagnie télégraphique Mexicaine, qui avait établi cette ligne, porta à 2 le nombre de ses câbles (l'un direct, du ])ort américain susindiqué à celui de

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Coatzacoalcos, et l'autre avec escales sur des points de la côte du Mexique entre ces deux ports); en outre, elle jeta deux lignes dans le Pacifique, de Salina Cruz à des ports de l'Amérique Centrale et du Sud, qu'elle relia à celle du golfe du Mexique par une ligne terrestre traversant l'istlune de Tehuantepec.

Depuis, on a jeté un câble du littoral veracruzain à la péninsule du Yucatan, et poursuivi activement la construction de nouvelles lignes avec une tendance prédominante à concentrer entre les mains de la Fédération le plus grand nombre de ces réseaux. Ouoi qu'il en soit, plusieurs Etats possèdent encore leurs télégraphes particuliers.

Pendant de longues années, la pratique la plus courante fut de conclure des entreprises avec les particuliers et de les payer au moyen d'allocations. Ce système, assez dispendieux, subsista quelque tenqis, parce que le Gouvernement n'avait pas de ressources suffisantes pour affecter régidièrement des fonds à la construction des lignes j)ar ses propres enqdoyés, ce qu'il fait aujourd'hui.

En lS'.)y, la Direction des Télégraphes, faisant alors j)artie du Ministère des Communications, fit réparer complètement toutes les lignes et les étendit ; elle créa une section technique d'une réelle utilité, établit le service télégraphicpie urbain et suburbain, fonda la statistique postale; en un mot, elle améliora notablement l'ensemble des réseaux télégraphiques du pays.

Kn matière télégraphique, les taxes sont proportionnelles à la distance. Elles varient de 20 en 20 ccntavos par 10 mots et par 120 kilomètres.

Les taxes sont publiées sur îles caries géographiipies, (iguraiit le territoire à l'échelle de 1/3000000, et portant, pour chaque station, des cercles concentriques dont les rayons vont de 4 en \ centimètres. Ainsi le coût d'une dépêche de dix mots (sans compter l'adresse et la signature), de la station cpii occupe le centre à l'une quelconcpie de celles comprises dans le premier cercle, est de 20 ccntavos; il est de ''lO ccntavos, du centre à celles compiises entre le premier et le ileuxiènie cercle, et ainsi de suite jusqu'au ma.ximum de 2 piastres.

Les statistiques ci-après, relevées aux meilleures sources, indiqueront l'importance du service télégraphique du Mexique au seuil du XX* siècle.

LOXGUEUn DU lŒSEAU

Lignes sur chemins de fer 8192 kiL »

Lianes sur routes et chemins muletiers. . . . 2315'j kii. 500

Total 31346 kiL 500

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