‹ Le Mexique contemporain par le baron de BazancourtChapitre 55 sur 109 · LIVRE III, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE II

les chaussées et dans le voisinage des garritas, en défendaient l'approche. — On se préparait même à relier entre elles toutes ces garritas par des redoutes et par une enceinte retranchée continue. Des barricades devaient être élevées au débouché de toutes les rues principales ; mais les pertes éprouvées depuis le commencement de la guerre avaient privé les Mexicains d'une bonne partie de leur artillerie, et, pas suite, toute cette ligne intérieure de défense était mal pourvue de canons.

Le détail très-curieux de ces défenses en montrant sur quel développement elles s'étendaient est très- nécessaire à connaître pour comprendre et suivre la marche des opérations militaires et des attaques combinées par le général Scott.

L'armée mexicaine comptait un effectif de 30,000 hommes et tous les postes fortifiés au sud et à Test de la ville étaient occupés

militairement. Santa Anna avait établi son quartier général aux alentours de Mexico.

Le gros de son armée se trouvait ainsi prêt à se porter sur les points les plus menacés. — ^La défense de la capitale était la dernière partie que jouait le président dans cette malheureuse cam^ pagne, qui devait porter une si rude atteinte à sa réputation militaire.

Le général mexicain Valancia a reçu l'ordre d'observer avec sa division la route de Puebla par laquelle les Américains doivent arriver; sans chercher à défendre la passe du Rio Frio, il s'est contenté d'y amonceler de la terre et des arbres abattus.

Le général Twiggs atteignit Ayotla (quinze milles de Mexico), le H août, n'ayant eu qu'un petit engagement sans importance avec un corps de cavalerie mexicaine, près la ferme de Buena Vista. — Les autres colonnes arrivèrent successivement et campèrent en arrière.

C^est en cet endroit que devait se décider la question de l'attaque, car trois routes pour se porter sur Mexico se présentaient, on le sait, au général Scott ; — l'une contournait au nord le lac Tczenco et entrait dans la ville par Guadalupc ; — l'autre passait au sud du même lac

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