‹ Le Mexique et l'intervention européenneChapitre 21 sur 59 · GÉNÉRAL EN CHEF · texte numérisé non relu

GÉNÉRAL EN CHEF

Circulaire.

"^^ IiGi 'Soussigné a l'hontieTir de faire sahroir & LL. ERIes Ministres des Aotions étfangère^s, afin d^vitor d0s réclamaftions eti dommages ia^jrêtepour lesperted que pcarmâHt éprouver leurs nationeiux re»f^tifs, pertes qii^e le soussigné ne pourrait empiêebeTt^iie :potir obék aux (ordres. qu'il a reçus, il doit se nràttre en miarche stir Mexico et «eecoper jcellae rHle par la forée.

" Le fleiu)sig&ô espère que M; Mii!amio&, eas» qualité de mexicain, -épargnera à la eapitale de Ja BéptibUque, les calftmités de la guêtre, mais s'il en était autrement, il resterait au général eodief de l'armée d'opérations la satisfaction d'avoir donné cette preuve de respect aux intérêts étr^D^erfl. LL EE. les Ministt^ à qui il ^^adresse doivent, ftnssi bien qaela population de Mexico, f)e reposer tranquillement sur la moraiîlê dee actes de oèlut qui signe cette eommuiiicatièn.

^' Le soussigné prie LL. EE. de vouloir bien loi accuser réception de cette note, et d'agréer les assurances côncères de son estime et de •a considération.

" Dieu^ liberté et Réforme. Querétaro 20 jkoût 1860.

^ Signé, Jésus G. Obtsga.

** A LL. EE. MSf. les Ministres et chargés d'affaires des nations étrangères et à S. E. M. l'ambassadeur de S. M. C. k Mexica"

Cette circulaire amena un échange de notes, inutiles à reproduirOi entre les différons membres du corps diplomatique et M. Gh>nsalei Ortéga, car elles ne sortaient pas des vœux et des espérances qu'il était de leur devoir de former en pareil cas. Mais il n'en fut pas de même de l'ambassadeur espagnol. Celui-ci oubliant qu'il venait de reconnaître le gouvernement de Miramon, et que, dès lors, son inter^ vention devait être pour le moins suspecte aux yeux de ceux qui seuls pouvaient l'accepter, osa se présenter comme médiateur entre les deux partis.

En conséquence il répondit à la circulaire de M. G. Ortéga:

AfnbtMSsade dPEspctgne au Mexique.

'' Le soussigné, ambassadeur de S. M. C. près 4^ cette République a reçu la circulaire imprimée de S. E« M. le général Jésus G» Ortéga, dans la quelle, ^ afin d'éviter des réclamations pour domma- << ges occasioviés à leurs nationaux respectifs, qu'il ne serait pas en " son pouvoir d'empêcher," il fait savoir au corps diplomatique que '' conformément aux ordres qu'il a reçus, il doit se rendre à Mexico '' pour occuper cette place par la force." M. le général Ortéga ajoute que ^ les Ministres aux quels il s'adresse, de même que la population " de Mexico, doivent être tranquilles et avoir confiance dans la mo- " ralité de ses actes."

" Le soussigné, en accusant réception de cette note, déplore de nouveau la continuation d'une guerre qui détruit le pays et anéantit à pas de géant la République mexicaine. Il a l'honneur de répéter k M. le

général Ortéga ce qu'il a dit dans une occasion solennelle à M. le général Miramon ^ : '^ ce n'est pas la seule force des armes qui donne la " Tictoire dans les guerres civiles; ces grandes discordes des peuples '^ ne se terminent que par des acoomodemens qui soient honorables pour ^ tous." Si les efforts du soussigné pouvaient réussir à les réaliser, rien ne lui causerait tlne plus vive satisfaction.

" Quoiqu'il en soit, le soussigné espère que M. le général G. Ortéga, dans ses opérations contre Mexico, fera la guerre comme la font les peuples civilisés; qu'en combattant ceux qui sont ses ennemis, il ]Mrotégera les personnes sans défense et les propriétés; et surtout, qu'en faisant observer par ses troupes la discipline qui caractérise les années de notre siècle, il ne causera ni ne permettra que l'on cause aneun dommage aux nombreux étrangers établis dans cette République BOUS la garantie du droit des gens et la foi des traités, et qui restent oomplètement neutres dans des questions étrangères à leurs intérêts. S'il en était autrement, ce que le soussigné ne croit pas et ne peut craindre, il protesterait de toutes ses forces contre de semblables actes, et en rendrait responsables devant Dieu et devant les hommes ceux qui s'en seraient rendus coupables, ceux qui y donneraient leur assentiment, et notamment M. le général Gonzalez Ortéga comme général en chef de l'armée.

" Mais convaincu, ainsi qu'il l'a dit plus haut, qu'il ne saurait en être ainsi, le soussigné a l'honnear de donner à M. le général Ortéga, l'assurance de sa parfaite considération.

"^ Mexico le 24 août 1860.

Signé, J. F. Pacheco,

"^ A S. M. le général en chef Jésus G. Ortéga." ^

M. Pacheco, en écrivant une semblable note, prouvait qu'il ne connaissait rien de la République, ni de ce qui concernait les hommes, ni de ce qui n'avait trait qu'aux choses.

M. Gonzalez Ortéga aurait pu lui apprendre, puisqu'il l'ignoraity que par trois fois déjà M. Santos DégoUado avait offert la paix au parti réactionnaire, et que celui-ci s'y était constamment refusé.

1 Deux Jean auparavant^ dans ion dÎMOuis officiel de réception.

La première après la piise de OoaââlaJ&ra, par Pint<^*iBédiàire de l'anoien gôarorneur réactionnaire de oettc ville, M. -FranciBeo Caea* nova, dont il protégea volontairement la fuite, afin qu'il put porter ôes propositions au gouvernement de Mexico.

La seconde à Tacubajfa, le 2 avril 1859, d'oà^l adressa ses ofiks' de paix au général Antonio Corona, chargé du gouvernement de Mexico pendant l'absence de M. Mlramon, alors occupé devant Véracruz.

La troisième à M. Mîramon, lui-même, dans une conférence qu'il' lui demanda, à cet effet, la veille de la bataille de la Estancia de las Vacas.

Eit quand à la reconhnandation défaire la ffnertê comme lafént les peuples civilisés ; il pouvait encore lui répondre que ce n'était point aux chefs de Parinée libérale, mais aux prétendus défenseurs de l'ordre et des garanties que, pendant le dernier siège de VôracruE, M. le capitaine. Aldham avait adressé ce reproche ignoraimeux: CWA^ manière dt faire la. ffuerre est cmssi barbare quHnusiCêe-; elieesù contraire autc rhgles observées par les nations ci^ilisëesy à toutsen^ liment dhumanité et ièidigne du cœur dun soldai chrétien* Lès projectiles au lieu dttre dirigés seulement contre les batteries et lesforti7is ennemis^ ojit été lancCs sur des maisons occupées par des étrangers et dautres habitants pacifiqueSy et ont eu pour conséquence la mort de ces hommes et la destruction de leurs propriétés : il préféra s'en tenir aux faits qui s'étaient passés dans les derniers mois et il répondit ;

•* Armée dopérations.

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