RÉPONSE DIT GOUVERNEMENT DE CAMPECHB
Gouvernement de PJEtat de Campiehe.
A M. le commandant de V Eclair.
J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre communication d'hier qui ne m'a été remise qu'en ce moment, et comme j'ai appris que pour vous assurer d'une réponse vous reteniez prisonnier à votre bord un frère du porteur^ citoyen mexicain, je m'empresse de vous l'adresser, afin de délivrer mon concitoyen de l'arrestation dont il est victime. Je vous prie, au nom de rhumanitéy de traiter les mexicains avec modération^ quand il ne vous offenseront pas.
1 Voir page 401
-'^ Vous me dites qne l'objet de votre arrivée dans ee port, est^e nous empêcher tout commerce et trafic avec les antres ports de la République. Je me contenterai deVous répondre que vous nous êtes supérieur en mer, grâce au bâtiment que vous commandez, qu« vouz pouvez &ire usage de eette force, et que nous aous résignerons ici & soufirir les conséquences de tos actes. *
^< Vous m'assurez de plus que cet éttct de choses durera jusqu'à ce que nous proclamions solennellement l'autorité de -celui que vous nommez le général Almonté.
"La première idée qui me vient pour répondre à cette déclaration, ^esi que la force vUest pas le droit, et que si cette proclamation se fait en vertu de la violence que vous exercez, elle ne fera honneurni ^ voire général Almonté, ni au pays, ni é la France qui y aide au moyen de ses troupes et de sesMtimens de guerre.
^ La seconde, c'est qne si les habitans de Campèche cédaient à votre intimation, ils se couvriraient de honte devant le monde entier. J'ai des données sûres pour vous dire que M. Hocquart, commandant de la Grenade, qui soutient le même parti à Laguna de Termines, à été le premier à mépriser comme ils le méritent, les quelques misérables traîtres qui, sur oe point, ont proclamé Almonté ; et pour vous parler avec franchise. Monsieur le commandant, Je vous ^rai, que M, Ilocquart-a grandement raison.
^ En ma qualité do gouverneur constitutionnel de l'Etat^ je suis responsable de son honneur et de sa félicité, et vous ne devez pas trouver étrange que j'aie voulu empêcher qu'il ne se souillât par un pronunciamientoon faveur d' Almonté à la Laguna de Termines. Vous ne devez pas non plus trouver étonnant que je fasse mon possible pour que ce port rentre dans le régime de la légalité, afin de lui éviter les maux qu'il pourrait soufirir à cause de sa défection.
^ Si je n'ai pu réussir à empêcher sa défection, ce fut parceqiie le vapetir de guerre français la Grenade s'interposa entre nous; et l'acte fut consommé. J'en appelle, M. le commandant, au témoignage de tous les étrangers, y compris les français qui résident sur ce point afin qu'ils disent s'il n'est pas vrai que les quelques individus qui se
mnt vendus eoupftbles de ce crime, ne smti pas les mimes hommes éeni la ^conêuUe eriminfette avait dêjàj dans le passé attiré sur wite pepulaUcn des malheurs sérieux. La France est responsable 4es calamités qui peuvent subvenir à la Lagona.
^ Beceves, Momieor le commandanty l^assuranee de ma eensidératien
^ Liberté et Réforme. Gampécbe le 18 mai 1862.
. ^ Signé, P. Oaraa.—S. MarUnez^ secvétaire.
te commandait du vapeur français VEdair.^
PREMIER DÉCRET PALMONTÉ.
D.Juan N. Almenié^ général de divîsùfn et chef suprême intérimaire de la nation mexicaine^ savoir faisons à tous les habitons que:
Comme il est notove cpe le iramëvrire manque dans cette ville (Orisaba), tft même dans 1» département, â cause de la paralisation du commerce, du manque de eondûtte depuis plus d'une année et du dé&ut de communication provenant des lois tyranniques et barbares dictées par le prétendu gouvernement coratitûtionnel:; comme il est égslement notoire que ^cette absence dé numéraire paralyse toutes les opérations mcMsantiles, et canae «de graves préjudices aux habi-^ tans, particttlidMmeAt à i^armée et à la classe pa^^e; le gouvernement suprême désirant remé£er à cette ^nécessité, et usant des pouvoirs illimités dont je suis investi^ en vertu du plan politique proolar mé à Corlova) jai décrété et sanèiionné la mesure suivante :
Loi pour rémission de eing cent mille piastres de Billets
Natùmaux,
Art 1? n sera émis sept cent soixante mille Billets Nationaux
formant ensemble une valeur de cinq cent mille piastres. Entre ces
BiUet^y pa ep. ^m^in soimutevQttQfi cBudô Ti^Imu! duMim 4e euiq ^yiaslar^* cent nulle de ime );»nfi8tr6: deuar een^ sûlla' de âeu^ réanx ehacim et quatre oentLooIle de w real^ lie ia^iûitère de^^fioAiieee ea donnera le modèle. . , ; .
Art 2 P Lés JBili^s MttimamSf Mgfkih ftai 4e 'ioTi»>-fleer6tairo des finances et par le commissaire général de Parmée; oÎMileroiiJk dvtii toute la Bépublique ' comme monnaie courante^ ^pour la valeur que chacun d'eux rep^éi^ente; ^ • . . ' .
Art. t^ lÀ i^éce^ptlon des Êîïtets Ndiiùnàux est obligatoire dans tous les paiemens • que la gouvernement ou les particuliers auront à fiedre dains tous les achats ou transactions commerciales, et cela, sans que l'on puisse admettre d'exception basée sur des stipulations contraires.
Art. 4 ^ Ceux qui recevront en paiement des Billets Nationaux dont la valeur excédera de un à sept réàux" celle éa la marchaniËM qu'ils auront vendue, seront obligés à remettre l'excédant au porteur du billet, soit en Billets injfôneurs, soit en argent, soit en' cuivre "^
Art. 5 P Ceux qui se refuseront à recevoir en paiemmit les BUléis NoH&ntmx ou à remelbre les £raetie«s deUt psrlie l'sftide dXj/térieôr, perdront leur drat i recMmrer fab eeÉisKe qsi Isanest dÛA» nm is fisscttta qui isiir vénenfe sua? ËéoU&iige4ki Bîttsft*.
Aîft. 6^ Ceux qui se refssenJm* è Tendue p^iSr ne pss reoesoif » palesteit les B3Utè Natiànamm^.qnmchmmm% dans le wk/hM bot, les objets qui ipouRsisKl ètfee sais en; vesté^ ou «Mese-eà wt^em^ tendent Ii^ valeur '^BOfi le oAs oA ils devsoîetil èlre .ps}r<s 0a BtUets» perdront par ce seul fiût, en &9eiir de f adietenr» V^t on les.effi»ts dont il: est question^ etseront passiblesi âi>ôQtï0, d'dne iwende diBV double de K^ valeur de Vebjet dont il i^agit, iq»pU(sable v» im^ ai
1 La piésidence dé M. Almcmtt se lîvidïÂt àlbi# (^meiMiet jalS) «t' Ha^mîte encore aujourd'hui (septembre) à la nkUi ûé Véracraz à. Orizaba; un cordon de trente lieues environ, et encoie on ne peut pas envoyer une lettre de l'une l'autre pohit tUtt la faire eicoKer par 600* kommee a» m^te.
it Kbavella maaièw: de pouastr à» la râumnqistîlQB de tp ||i^er» . . . •
aoooiateiir et l6É deux aatrad^^ta fi»kd» imaâmpvm du Kcia <»& se
Art 7 ^ Les BiUàis Naêwtaux Mtwt «dmi» |K)iir 1» Tgkiai qu'ils représentent dans tons les bureaux des reoeyeurs des contri- Vationè de la V^èffâàâtfoadf pote UkVMnlîé des drato et oofittibiitâona qne les povteûs auront A piQftn^ et Us deirront feue le. paieniert 4^ l'antre moitié en inonnaie ec«ra9*e ^or^ d'argfowtt eir de eiviive'
. jAlilSP I/Mipkjé qm se refiosMeH à se«ef}oiff^;^
dites oeofaribiitieDâ^ ftjiDsk|ife le dispoee raiticla.aatâneiu^ 9^ra d<|StiMi
MQB plr^înâiiee des peines eiioou«€|S jmhe» 1* respoAMlâlit&i
Art 9 ? Aussitôt que les motifs qui ont eausé la création et l'ë- Mstti» d)BSr BUktié JNàHwaiM Miwt oesaé^le^gppYemenievt ifyfg^ tèraile iMjen eile tcoai» néoeesaite à fowrcUe^«^^
Signé, Jiian N. ALMONTi.
An Borii seei^M^ des finaMee P. Detâdetio deiSamawwP ' •
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