‹ Le Mexique et l'intervention européenneChapitre 59 sur 59 · DEUXIEME DECRET JO'^O^IOOTA · texte numérisé non relu

DEUXIEME DECRET JO'^O^IOOTA

Dan Juan N. Aimanté, général jfy ^vièiMi Hfu^^Hipréim inUrtr maire de la nation mexicaine, à tous ses habitana^jefais savoir que,

In vertnderi^tfopleftfimikésdûiitjeme tvoUTe Investi pear le plan proclamé i Cordovai j'ai jugé o<ta¥eiiâjl^lede cléev^iter et je 4é«¥&^ 1# loi suiyante. .

1' f^euÉ tààxtétàÈâ plus biife MpMCeilttldiit dent cm déeMâ 61^ vâHt l "H^ lacniz et la réponse du ibiilMPé ÈÊtjfiiàÊ, M* W^ke^aa^ooMài dàxette «ttta.

Art 1 ^ Tous lés mexicalDa, jouissMit de leurs droits de dltoyeiUi êont^ligés à accepter et à remplir les emplois et commissions que leur confère le chef suprême de la ncUion ou les gouverneurs des êêpartemens dans tes Umiies de leurs aitribidi&ns. . .

Aart â^ Les excuses et rsmàimaitio^s sans causes légitimes ei jnsUfiëes^ seront qualifiées comme délit de manque dfaffecHon ' au gouvernement et au nouveau régime établL

Art» 99' .Sont canses l^;iliBaÔ8 pour exci^eée oà renoaeUtioiu!, 9fefmx eoitmlé esm d'âge ôa d'être affligé de maâiEidies ehronîqiies qui empêchent «bisolament de remplir P^bploi on la cOBuniesioQ dpnt on sera chargé.

Aift 4^ Ceux qui sans «anse tégMikie^t justifiée se reibserèifliit J

à accepter on i rempliSrttn emploi on nne'ci09anlBsIo&, seront passibles de la peine du bannissement pendant un intervalle de 6 mois à deux anSf an choix dn chef suprême de< la naâoo'on^ en son absen* ce^ des gonremeurs des départemens.

Art 5 P Les gonremeurs rendront comptCi par Fint^rmédiaîre dn ministère de l'intérieur, ab gonremement suprême, de Pnsage qu'ils feront des pouvoirs que cette loi leur confbre, dans chaque cas qui se présentera, mais sans être obligés d'attendre, la réponse dn dit gonyemement suprême pour appliquer la peine.

J'ordonne que la présente loi s'imprime, qu'elle dreole, et qu'on l'exécute dans sa forme et teneur ,

Dokiné à Oriséiba le 4 juinl869. '

Signé, Jiian N. Almonté.

An sonsrsecrétaite du ministi^ des'rélttdbns extârieoreS etdeKiitérieûr, iic. I>. ICaàinêl Castëknos^ •

1 libère, dans ta fimeuse loi de Lise Majetté avait oablié celui-là! . - - - S ' Voila eependaat \6 régime que i'interventtoA frauçaiae prépaie au Meziqjaey et la liberté que IL Almonté a réré posr let eoneilejeif 1

PROTESTATION 01J COKMBRCB DS rÉRÀCBVX bOKTRBLB PaBMIBa

DicBET D'ALMONTi.

A Messieurs lê9 consuls de France, WAngleterrej ^Bspagns, dés Etais^ Unis, d^JkaBe, de Beigifue, de AmMria, de Prusse^ de Brime, de HamhwKirg, «f h Mtmsiemr le tetntnamUmi desferees françaises à Vêrtùrux.

Monsieur le oonsoL

Les soussignés, membres de la commission nommée dans la réanion des commerçans célébrée aujourd'hui afin de s'entendre sur les suites à donner au décret rendu le 1er de ce mois, à Orizaba, par M. J. N. Almonté, et publié à Yéracrua le 8 du dit mois} le quel décret ordonne V émission et le totirs forcé é^un papier monnaie pour une valeur de cinq cent mille piastres, ont l'honneur de tous adresser une copie de la résolution adoptée dans cette réunion et d'y joindre également une copie du décret dont il s'agit.

Les soussignés, Monsieur,, appellent particulièrement votre attention sur l'article 3 ^ de ce décret, où il est dit que le cours de ce papier monnaie sera forcé, mime dans le cas de stipulation contraire, pour les nationaux comme pour les étrangers, dans toutes leurs transactions commerciales sans aucune exception, de maidère qu'on devra échanger fbroément au Mexique, c^totre un p#pîer qui n'a et ne peut avoir ni mreulation ni valeur aucune sur les marchés de l'Europe ou des Etats-*Unis, des marchandises provenant de l'étranger, où elles ont été ou devront être payées en argent. Us l'appellent également sur l'article 6 ? qui défend sous peine de confiscation et d'amende que l'on se refese à vendre des mardiandises en échange de ce papier.

Kous aurons encore l'honneur de vous &ire observer que le décret dont il s'agit ne stipule aucune garantie en faveur du remboursement

de ces assignats; qu'il n'indique non plus ni le moyen ni l'époque de ce remboursement; que ce .moyen et cette époque se trouvent entière* ment livrés à la volonté des auteurs du décret^ et que ces ciroonstances'n'ont pas peu cantrilniô à le diset4dUec

Bans eei éftat d» cbaieii fl est faife de cmpvendre quelle seraifc la situation des négodana ée aètte piaèe^s'ils se trouvaient obligés de livrer leurs marchandises ou celles de leurs correspondans en ÉthamgiiittiApapiwmQ^fààie -fut tPêst ffàraniipér riakf éi qfti kar savait enlJèjcemeat ânutile p^iaqu^» senient oblq|éd de payer leurs ecttTespondtms, taat ceax de f intéxieur ^fammsûi^ dé VeMUhAêur, en argent. De sorte que, si ce décret était ëxéotitd, il seira^ inévitablement suivi de la ruine immédiate de toutes les maioons de commerce de cette ville.

Koùs ajouterons même que les auteurs du décret dont -nous nous occupons ont. si peu de confiance, dans la vfkleuj: de leur papier monnaie que, tout eu eixi^ean); çpn. admission daps le con^nérce pour l/a valeur totale des transactions^ils né l'accepten,t ccpendan]^ eux-mêmes, que pour U moitié d^ ^'oits qui reviepnenii au fisc, et exi^nt Pautré. moitié en argent.

Enfin il n'y a pas une seule personne qui, connaissant l'histoire du Mexique; ne comprenne que l'émission d'un papier nponnaie dans ce pays, tout en admettant que cette émission prisse étrie basée sur leç combinaisons les plvLS. sagçs, ne peut que produire <]ies résultats désastreux.

^ effet, d^pi^ un pays : çommp ]^, . J^jsxîqwiej 9^ les çJ^f^offf^vif^ 4« g^uveni^iç^ntsoiHfcpi fréqueiiS3^.<)i^ le Riçti TWWWff ^^ Wwliw tpçjoin's popàçae inv^Jà 4^ &p)iU^ Ulimité^p» CQîumei^ eppiictMliWtTT Wj si l'P» r^dfH* wiovd'W oblig^tw^ J* Ï^Ç^t dort m Ul^ntooli} poflpxuereej com^içnt, i^ton^uous,. emp^h^raitron .h pa^ys d'iéftr© Îuopd0 ^^ papijçr monnaie dçn^ li^ ciroiil^^ij)n deviei^dr^t f<^^Q Mflr ait^t qu'il conviendrait à u^ ^q ççs çbçta^e^^u?^ |mproYigé£| i» recfomriff à cet expédient ?

n ne fà^t pas oublier non plu^ que l'or et i'^gent, n^onnayén. ou en l^arre^ ^nst^tuent les quati^e cioquiàfpeii d^ ei^^taHenA àt Uxh

siqWy et qoB pw oomriqmiiift l^Amnioii d'un papier monnaie mon net gociable serait vat^np iemUepevté aux tranaactâona eoDùneroûJce afaol'éteanger.

4i eou4qaënofl^pQu tdaa èea motifiiy lea mmaigaéA^ mmbte» de la eoDUÉiBsion f»niéej par la ebmoiaffae do oeftte Tille, (»t l'hiMMi^wri M. le consul, de vous adresser leur pnÂtti^ètàùa contre le dierefe dont U s'agit, étirons supplient très respectuensement d'interposer voe bons cdQoes ppnr aainrçr );[K pr^jijectiûn de leni:s int^i:êtfi da9S cette drconstance, comme yons Payes &it chaque fois que ces mêmes intérêts ont été menac&u ...

Les soussignés yous sujj^Uent encore d^^ youloir bien porter ces faits à la connaissance de yo^re ii»iniistre r^ident dans la capitale de la République, afin qu'il prenne dès à présejit les dispositions qu'il jugera conyenables po^r qM^Toi^ n'atte^jke pe^ à leur propriété.

Nomi avons. rbonneATi Monsieur le gqx^v^ de yeus aalu^ avec le phia piqpfond ^smiQt^

&igné. Les msmbbègt de la commission.

NomincUian des membres delà commission dont il^agU dans l<^

protestcUion ci-dessus.

Le commerce de cette yiile réuni en assemblée générale dans le but de chercher le meilleur moyen de mettre à couyert ses intérêts menacés par le déoçet prom^lgu^ À Ox iza^a le 1^ de ce mois, par H. Juan N. Almonté, et publié dans cette yille le 8 de courant, afin Al pnterirc^. nbuîssion e( la «dnitalaiioià forcée d'un papi« moonaîft pour une yaleur de cinq osaft nûUe pfastres,-2.500,000 firmes ;- a pris les résolutions suiyantes.

Considérant que ce décret est une attaque à la propriété porticafière, et que les soussignés ont à répondre des intérêts importans qui leur sont confiés par leurs correspondans d'Europe et des Etats- Unis, les quels serûent entablement rumés si ce décret était mie

k exéeution;: a résolu de fermer eee éiàUiesemtine juaqtiàise que ta cause qui a moiivë cette déterminatiati n^^eariste plus» Le commerce se trouve donc dans la nécessité de protestaTi com^

me il le fait par les présentes, contre le dâtm* BgB dii^ paioe cpi'il est injuste, et qne sa propre séennté, ainsi qne.cdle des îatérèta' qui lui ont été oonfiës l'exigent ainsL - » '

I/assemblée du commerce nomme une- commiîBSÎon composée der

. MM. Cfraham^ Oeaves et Comp.

,» F. Nêrarif Wittnes et Comp.

„ F. E. Wqtermeyer.

..„ J. Ùalainena et Cùmp^

„ F. Bronner.

„ F. Farmento et Cotnp, k la qneHe elle a donné mission de transmettre en son nom mue copié du présent acte à M. le commandant en chef des forces français ses à Yéracrnz, et à cba^nn de Messieurs les conanls de leurs nations respectiveSi en les suppliant, au nom des intérêts de leurs nationaux menacés d'une ruine complète, de Touloir bien rendre compte de ce qui se passe à leurs gouvememens ou à leurs ministres résidens dana la capitale de le République, afin qu'ils prennent immédiatement lea mesures qu'ils croiront nécessaires pour sauver les intérêts menacéa de leurs nationaux,

Yéracrus, 9 Juin 1862.

Réponse de jl£ Wyke^ ministre du ffouvemement BriicàmiquB è

cette pfoiestaHen*

Mexic<r, 17 Juin 1862, Monsieur.

. J'ai reçu hier votre note du 9 courant^ avec les docmnens qui y étaient joints. Les plus importans sont la copie du décret et Perdre

JUmnU p0r h prétendu g^uvermement du général Aimanté r le premier ftutèriflant l'émissioii d'un papier monnaie pour une valeur do einq cent piille piastres, pour. r«tnplaoer l'argent dont la rareté se fait si Tirement sentir dans la yiUe de . Yôracruzi et le second pouTr contraindre le co^^merpe de la dite vxUe à payer à la dooBiie de ce général le 20 pS sur les droits appelés de mejoras materiales, et le 15 p§ additionnel sur fautes les, marchandises importées depuis le 11 du eourani.

Ni le général Âlmantéj ni ceux qui çommqndent en. son mmh n^ont reçu le pouvoir quHls exercent d^ aucune autorité légalentcni constituée dans le pays, et par conséquent les français sont^enmon opinion^ indirectement responsables des abus dont vous vous plaignez^ tant pcwr avoir voulu soutenir les absurdes prétentions dfAlmontéj que pour avoir livré à ses partisans la douane de Vérctcruz^ au lieu de la garder en leur pouvoir^ après VéviÂCuaiion, de la ville par les troupes espc^gnoles^ dont les chefs furent chargés de cette administration pendant tout le temps que la ville fut occupée par les forces unies des trois puissances.

Dans cet état de choses, si Pon insistait dans quelques uns des actes dont vous vous plaignesi vous devrez vous entendre avec la principale autorité française quiréside dans la ville; et devant elr Ze, si cela est nécessaire^ présenter votre protestation dans la forme habituelle^ afin qu^elle retire su protection à une faction qui^ Uvrée à ses seules forces^ ne pourrait fcAre autant de mal au nom d^une farce de gouvernement dont V existence est ignorée dans la majeu* repartie de la Réptiblique^ que F opinion publique repousse partout où cette existence est connue et qui ne commande que dans deux villes où elle est soutenue par les bayonnettes françaises» Les hommes en petit nombre^ qui forment ce prétendu gouvernement, se sont emparés d'une autorité qui ne leur appartient pas, qu'ils ne méritent pas et dont ils se servent cependant pour violer les droits, non seulement de leurs concitoyens, mais encore des négocians étrangers résidons dans le pays et qui se trouvent sous la protestation du gouvernement et des lois qu'on outrage et aux quelles on prétend porter un défi à V ombre dfûne protection étrangère qui n! aurait jamais

dû leur être concédée.

Pei des HM^iii p<H» «rtMre que la léga^km eupagnote a enroyê à ma. consul à YéracniE ks in8trtictiottfl.n4céMaire0 jKmr q^è eet agent obfler^ la eonâuite qne jA vond recommande, et f espène que vos efforts léxaÀB amènei^t le commandant èe cette place à prendre les mesti^ res conTcnables poiur' mettre iin terme à des abus aussi scanAiJeux.

3e BxÙBf Meneienr &^te. i . .

Signé, Ck. Lennox Wyxe.

A. Monsie9r Francis Giffar^)} ^q. % • oonçijJl d^ S- M. B,

TABLE DBS MATIERES.

L I l^ll 'Il II

^IÇIC^RE FAiEtTIE.

Ctiractir£,de .Rinsurreeti^ndii Vldéèèmbre liSU ^21 janvier

Conduite des reprêsentans de la France en Portugal et au

Mexique* •••••••^^pf ^•f^*.^«,t.».*^^«..*......**... 16

Monsieur de Oabria& se didare protecteur de ce qu^il appelle

P Eglise mexicaine. ••••»• • • 24

Droits des. ambassadeurs, et ministres .accrédités dans un . . jiaysMranger ^^•.•.•.^•.•.^^^•^^•••^^^••••^•••'h.^^sé.é^. M Les contributions extraordinùirûfti — PrùêesttÊtians deèfrûaf? \

çaisà iAxiûOj^du consul anglaisa San Ltda èé 4^ tnhiis^ ; '

Nouveau coup éPEtcU. — Propunciamientas du général iMîguel Maria Eeheagaray et Dan Manuel Robles Pezuela, 66

Assassinats de Tacubaya • • • . • «•••••• •^•«. • « 81

Conventions signées à Véracruz entre les amiraux Dunlop et Penaud d?une part et le gouvernement constitutionnd de Vautre 96

Bons Jedcer •••••••••••••••• • 106

Médiation anglaise.'^M. Miramon attaque pour la seconde fois la ville de VéracruZy et en est de nouveau obligé de lever le siège • •••••••••• • • • • 182

Départ de M. de Oabriac. — Enlèvement de M. Zuloagapar M, Miramon. — Le corps diplomatique refuse de reconnai'tre ce dernier en qualité de représentant éPun gouvernement défait 159

Convocation de prétendus notables* — Ils disent M. Miramon, -— in*. Mathews^ chargé cP affaires du gouvernemsnl anglais refuse de le reconnaître en qualité de président, •••••••••• 175

Les libéraux marchent sur la capUale. — Note de M* Gofizor lez Ortéga aux membres du corps diplomatiqne. — Réponse de V ambassadeur Pacheco et commentaire explicatif de cette réponse. «•#•«.••••••••.••••••••••• • 189

Nouveau scandales de la réaction.-- Elle fait briser les caisses de M Jecker et arrêter MM. Germon Landa et Sanchez Navarro, — Vol de la rue Capuchinas. •••••••••••••••••• 206

Chute delà réaction. — Renvoi de M. Pacheco.*^Conduite de M. de Saligny*^ «»•••»•.•••. ••••••••••^•••« 280

Récapitulation de la première partie.* *•• ••••••••••• «^ • • • 247

MtJÏIEME PABTIB.

Il *

L* Intervention» •••••••••••••••.•«••••»•••• è *••«•• i ••• • 271

Préliminaires de Pintervention r**.rvr*.«^«.'«.'#» .••*••••*• 282

Prise de Véracruz par les espagnols* •••••••• 'ém*\»é4%»'»» 808

Départ de PexpêdUion.-^Iûstructions de Vaimvral Jurien LagravQre.-^Situation des français dans V Etat de JaHsco* • 820

Arrivée de Jfexpéditicn à Véracruz. — Manifeste des commis^

saires alliés •••• .T. ••••« •••••••• 837

Effei produit en Europe par Foecupation de Véracruz par %

les espagnolè.^^Premier bruit de Monarchie. .•• 849

Préliminaires de la Soledad •••••••••••••• 861

Bruits desjoumaUT. — Mission éP Aimanté • • • 875

Conférence drOrizaba.**^***» • i« ••••••••• 894

Conclusion. •••• •••«••••••••• •« ••• 417

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