DOCUMENT N- VI
Solo do la M^iaa« 17 J4itUet« i8s4.
Mon cher ami,
Veuillez lire la lettre que j'envoie ci-jointe pour ma femme, ayant de la lui remettre; prépavez-la à ce qu'elle contient,
pour que le coup mortel que je lui annonce n'ait pas à la sui*prendre horriblement , et à exposer l'existence de l'innocente créature qu'elle porte dans son sein.
Il est mutile que je reyîenne sur des circonstances dont le résultat est déjà connu. Je me borne à vous envoyer un brouillon de ce que je représente sous la même date ^ au Congrès général , dans l'état où ma représentation se trouTait au nioment qu'on Tint m'intîmer ma sentence de mort. Ce document pourrait être à l'arenir de quelque importance à ma fit<^ mille ; faîtes-en tel usage que bon vous semblera.
Je ne me sens pas la force d'en écrire plud long ; prêt à me rendre là où l'ordonnera le général. Vous êtes mon ami ; vous partages mes sentimens envers ma faniille. Je ne puis m'a-^ dresser à mon père ^ et cela d'ailleurs n'est pas nécessaire.» • Si je peux finir ma représentation, je vous l'enverrai. Votre ami.
P. S. Je prie mon frère Trevino de considérer cette lettre commune à lui-même. Rappelez-moi au souvenir de Morandiniy et je vous le recommande, ainsi que l'imprimeur; et une fois encore, ma pauvre Joséphine.... Le général la Garza m'assure que sa famille aura soin de vous tous*
On vient de m'avertir que nous sonmies au moment de partir pour Padîlla; pourtant je n'ai pas le temps d'écrire à Joseph, que je prie également de considérer cette lettre comme écrite à lui-même , et d'agréer l'affection d'un oncle qui a toujours souhaité de le voir heureux, mais qui, peut-être, lui a fait du mal en trop l'aimant. Je vous ai déjà parlé souvent et de lui^ et de son père et de sa sœur.