DOCUMENT N-VII
Padilla, 19 JmUct ,8*4.
ArX SECBBTAIBBS DE L*HO!tOBABLB COftCBBS DE LAS TAMAHLIFAS
Messieurs ,
Je tous prie de vouloir bien demander, en mon nom, a l'honorable Congrès, qu'il veuille m'entendre ayant de décider sur mon sort. Ce n'est pas autant pour la rie de deuxhommes, qui, de quelque condition qu'ils soient , est toujours un sujet de grave délibération ; mais c'est le grand intérêt de la Nation que je voudrais soumettre aux considérations du Congrès. Si ce que je leur exposerais ne leur sembla d'aucune importance, ils n'auront rien perdu de m'avoir entendu; et les dignes membres qui le composent auront donné une preuve de leur prudence, de leur justice, de leur humanité. S'ils sont sourds à ma juste demande, quelles préventions u'excUeront-ils pas contre eux dans le pays, et de quelles tortures le remords ne tourmentera-t-il pas leur âme endurcie? Les papiers que je remets au Général de La Gana sont en désordre, écrits à la hâte, et dans des circonstances bien critiques, par un homme agité de mille manières, touché à la fois partout ce qu'il y a de plus tendre et de plus horrible. J'espère pourtant que l'honorable Congrès ne viendra pas à un jugement, à une résolution si grave, sur des documenssi informes, et qu'il voudra m'entendre.
Que le Ciel vous conserve, Messieurs , pour bien des années !
Augustin de Itcbbide.
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