‹ Le MexiqueChapitre 41 sur 96 · QQ*CL · texte numérisé non relu

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VAINCUE SUR LES CHAMPS DE BATAILLE, LA REVOLUTION DOMINE DE PLUS EN PLUS LES ' ESPRITS. ELLE EST ACCOMPLIE DÉFINITIVEMENT PAR ITURBIDE. — LE PLAN D'IGUALA.

Déjà avant la prise de Morelos, dès la bataille de Yalladolid et le combat de Puruaran, la cause des indépendants était perdue militairement. Livrer une bataille était au delà de leur puissance. Ce n'étaient guère plus que des guérillas obligées de se tenir reployées dans des retraites impénétrables, où elles rentraient après des excursions faites àl'improviste. Galleja, alors vice-roi, fit, le 29. juin 1814, après tous ses succès et ceux de ses lieutenants, une proclamation où il exaltait son armée et, dans les termes les plus dédaigneux, signalait l'insurrection comme extirpée; mais cet habile militaire, qui avait un coup d'œil sûr, savait bien, alors même qu'il parlait si pompeusement de ses victoires et de l'anéantissement prétendu des insurgés, que la cause de i l'indépendance n'en était pas moins assurée de

triompher, parce qu'elle était gagnée dans le cœur des Mexicains. On en trouve la preuve dans une pièce officielle qui était destinée à rester secrète, mais que le cours des événements postérieurs a fait tomber dans le domaine de la publicité. C'est un rapport de Calleja au gouvernement de Ferdinand VII, rapport à peu près contemporain de sa proclamation si orgueilleuse et si confiante, car il est du 14'août 1814. Ce document porte que l'esprit de rébellion s'est emparé du pays, se manifeste partout et toujours, de manière à être insaisissable et à défier tous les moyens de répression. Ce n'était pas seulement le guérillero caché derrière un rocher ou parmi les cactus ; c'était une complicité universelle à laquelle participaient toutes les classes et tous les âges. « Le juge, disait Calleja, dissimule les crimes des insurgés'ou s'abstient de les punir, quand il n'y met pas la main. Le clergé, dans le confessionnal, insinue la désobéissance et l'indépendance aux fidèles, quand il ne la recommande pas du haut de la chaire. Les écrivains corrompent l'opinion en sa faveur. Les femmes séduisent les militaires. Le fonctionnaire avertit les rebelles des plans de ses supérieurs ; la jeunesse se tient prête et s'arme ; le vieillard intervient par ses conseils. Les corporations affectent d'être en mésintelligence avec les Européens, refusent de les admettre dans leur sein et esquivent toute assistance au gouvernement. On travestit les actes de l'autorité pour les faire détester ; on les discrédite par des remontrances pour lesquelles on trouve toujours un prétexte. C'est ainsi que tout le monde

est d'accord pour miner l'édifice de l'État en s'abritant sous les institutions libérales. »

Ces dernières paroles de Calleja font allusion à la constitution des cortès, qui, proclamée en 1812 dans la Péninsule, avait été introduite dans les colonies par la volonté expresse des cortès elles-mêmes. Le premier effet de la constitution fut de conférer des droits électoraux à la population blanche ou supposée telle. Ce fut pour les partisans de l'indépendance une occasion de se compter. Ils posèrent en principe d'écarter systématiquement les Espagnols (cette qualification signifie toujours ici les natifs d'Espagne). Dès le premier moment, on eut six cent cinquante-deux élections à faire pour les ayuntamientos et pour diverses autres fonctions. Sur ce nombre d'élus, pas un n'était Espagnol. VAudiencia, à une représentation de laquelle j'emprunte ce fait, ajoute que les choix tombèrent sur des hommes connus par leur attachement à l'indépendance, qui s'étaient signalés en s'opposant aux emprunts et aux souscriptions volontaires destinés à secourir la métropole, qui avaient même signé la demande d'une junte mexicaine en 1808, ou encore j sur des prêtres qui s'étaient fait remarquer par leur sympathie affichée pour l'indépendance. •

Le régime constitutionnel n'avait pas eu seulement pour effet de concentrer entre les mains des Mexicains tout ce qu'il avait de fonctions électives en vertu de la constitution même; il avait aussi donné beaucoup de facilités aux amis de l'indépendance par les obstacles qu'il opposait aux exécutions

sommaires et aux arrestations préventives. Il les avait particulièrement aidés par la liberté de la presse, qui s'était révélée par un déluge d'écrits. On avait dévoilé tous les abus de la domination espagnole, en les amplifiant et en les grossissant de griefs imaginaires. Quand le vice-roi, d'accord avec YAudiencia, prit sur lui de suspendre la liberté de la presse, il était trop tard ; l'éruption du volcan n'avait duré que soixante-six jours, mais elle laissait des traces ineffaçables. La domination de l'Espagne était jugée. Ce n'était pas un des moindres résultats du régime constitutionnel d'avoir aboli l'inquisition, l'effroi des personnes qui se permettaient de penser avec quelque liberté sur les matières religieuses ou politiques.

Peu après la rentrée de Ferdinand VII en Espagne, la constitution fut abolie au Mexique comme dans tout le reste de la monarchie. Le vice-roi fut armé de nouveau de toutes les ressources du gouvernement absolu, y compris l'inquisition, qu'on s'empressa de rétablir. L'Espagne, débarrassée de la guerre , envoya des troupes avec lesquelles on put occuper solidement les villes principales, poursuivre et disperser les bandes des insurgés, et enfin une amnistie générale fut proclamée. Presque tous les indépendants en profitèrent, sans que leur cœur renonçât à ce qui était devenu la passion de leur vie. Un observateur superficiel pouvait penser que le pays était pacifié, que la restauration de l'autorité métropolitaine était définitivement accomplie. Le vice-roi par lequel Ferdinand VII avait remplacé

Calleja, en septembre 1816, don Juan Ruiz de Apodaca, se montrait modéré et bienveillant. Ce fut lui qui reçut la soumission d'un grand nombre de chefs. Dans la joie que lui causaient ces succès, il écrivit à Madrid, c'est du moins M. Ward qui le rapporte, que la révolution était définitivement vaincue1. Il était certain au contraire qu'il ne manquait qu'une occasion pour que l'esprit d'indépendance fît une nouvelle explosion, cette fois irrésistible par l'accord des volontés. Or, quand les peuples ont une résolution bien arrêtée, la Providence se charge de leur fournir l'occasion attendue, et c'est à eux de la saisir.

En 1820, le gouvernement absolutiste du roi Ferdinand VII, se croyant bien le maître dans la Péninsule, porta ses regards à l'extérieur, et résolut de faire un grand effort pour rétablir son autorité dans la partie du nouveau monde qui lui échappait le plus visiblement. En conséquence, il organisa une expédition formidable qui avait pour destination les contrées qu'arrose la Plata. L'armée expéditionnaire était réunie dans l'île de Léon, et elle allait partir, sous les ordres de Calleja, appelé alors le comte de Galderon, en mémoire d'une de ses plus

1. Il avait cependant quelques raisons personnelles de savoir qu'il existait encore des guérillas mexicaines remplies d'audace. Après son débarquement, quand il se rendait de la Vera-Cruz à Mexico , escorté par des troupes assez nombreuses qu'il avait amenées avec lui de la Havane, il avait été attaqué à Ojo de Agua, entre Perote et la Puebla, et si le commandant des insurgés, Teran eût mieux pris ses dispositions, il aurait pu être anlevé.

insignes victoires sur les Mexicains. Cette agglomération de troupes dans l'île de Léon devait amener de grands événements, bien différents de la conquête pour laquelle on l'avait préparée. Les officiers principaux, nourris des idées de la révolution française, d'où était déjà née la constitution descortèsde 1812, supportaient avec indignation le despotisme dégradant sous lequel Ferdinand VII avait courbé leur patrie. Quelques hommes courageux se résolurent à renouveler une fois de plus la tentative qui avait coûté la vie à de braves gens tels que Porlier, Lacy, Richard, Vidal et Bertrand de Lis. Une conspiration se forma pour le rétablissement de la constitution de 1812, et le 1" janvier 1820 le colonel Riego, qui commandait le bataillon des Asturies, cantonné près de Séville, proclama la constitution et marcha sur le quartier général. Il fut secondé par le colonel Quiroga, qui, poursuivi pour sa participation à un complot antérieur et mis en prison, s'en était échappé et avait décidé plusieurs bataillons à le suivre. Peu de temps après, la constitution était rétablie en Espagne, et par cela même, virtuellement au moins, dans les colonies, car elle était impérativement applicable aux possessions d'outremer. Cette nouvelle excita une grande émotion dans tout le Mexique. Le vice-roi Apodaca se prêta de mauvaise grâce à remettre en activité la constitution . Il lui fallut cependant se soumettre en apparence; mais on assure qu'il conçut le dessein de relever l'autorité absolue de Ferdinand VII dans le Mexique, en opposant une insurrection militaire à celle qui

avait réussi dans l'île de Léon. Sous le prétexte de détruire les restes des corps indépendants qui tenaient encore dans les montagnes du sud, du côté de l'océan Pacifique, sous les ordres de l'indomptable Guerrero et d'Asentio, il rassembla des troupes et mit à leur tête un officier sur lequel il croyait pouvoir compter.

Il était encouragé dans ces projets par Ferdinand VII, qui lui avait secrètement écrit qu'il se disposait à fuir l'Espagne pour venir s'établir à Mexico, où il se flattait de trouver, au milieu de sujets plus dévoués que ceux de la Péninsule, un asile contre le génie des révolutions *. Le colonel don Augustin Iturbide, choisi par le vice-roi pour l'œuvre réactionnaire, était le créole dont nous avons déjà parlé, qui avait donné des gages multipliés à la cause de la mère patrie, pendant le cours de la guerre contre Hidalgo el Morelos. On citait de lui non-seulement de grands faits d'armes, tels que ceux de Valladolid et de Puruaran, mais aussi des actes d'une révoltante cruauté. En 1814, pour célébrer dignement le vendredi saint, après un combat où il avait eu l'avantage, à Salvatierra, il avait imaginé de faire fusiller ce jour-là trois cents prisonniers, sous prétexte qu'ils étaient excommuniés, car les autorités espagnoles du Mexique employaient les armes spiri-

1. M. Lucas Alaman donne cette lettre dans son Histoire. La famille d'Apodaca a nié qu'elle fût parvenue au vice-roi , et même que celui-ci eût voulu organiser la contre-révolution. M. Alaman publie cette réclamation dans un chapitre additionnel. Je considère comme un devoir de la mentionner ici.

tuelles en même temps que le sabre, la mousqueterie et le canon pour soumettre les indépendants. M. Ward, qui, en sa qualité de chargé d'affaires de l'Angleterre, était en position d'être bien informé, dit que la dépêche adressée au vice-roi par Iturbide, pour lui annoncer cet acte d'une bigoterie sanguinaire, existait de son temps dans les archives de Mexico. En 1820, Iturbide, de même que les autres créoles qui s'étaient rangés d'abord sous le drapeau de l'Espagne, était plus qu'ébranlé. Dans les premières années delà lutte de l'indépendance, le sentiment de la conservation avait rattaché un grand nombre de propriétaires créoles à la cause de la mère patrie, malgré les griefs légitimes qu'ils avaient contre elle. M. de Humboldt, qui a observé l'Amérique espagnole en philosophe non moins qu'en naturaliste, écrivait en 1803 : « Depuis 1789, la crainte qu'inspire aux blancs et à tous les hommes libres le grand nombre de noirs \ et d'Indiens arrête les effets de leur mécontentement. » Les massacres tolérés par Hidalgo ou ordonnés par lui , à Guanaxuato et ailleurs, avaient augmenté ces appréhensions des blancs et refroidi leur zèle pour l'émancipation ; mais en 1820, l'amour de l'indépendance nationale avait enfin surmonté tout autre sentiment. Iturbide suivit le torrent de l'opinion, avec la pensée de le diriger. Il n'est pas interdit de supposer qu'il entrevit dès lors la chance de faire tourner le mouve-

1. Cette observation de M. de Humboldt s'applique à l'Amérique espagnole en masse, et non pas au Mexique spécialement. Le nombre des noirs était fort limité au Mexique.

ment à son avantage personnel. Il reçut les conlidences du vice-roi (je suppose que celui-ci lui en eût fait réellement) en serviteur zélé, de manière à l'endormir dans une sécurité complète, et alla se placer à la tête des troupes qu'on lui confiait. Une fois à son poste, comptant sur sa popularité parmi les soldats mexicains rangés sous le drapeau de l'Espagne, il ne balança pas à entreprendre une révolution diamétralement opposée à celle que rêvait le vice-roi. La force espagnole au Mexique se composait de onze régiments de soldats de la Péninsule contre vingt-quatre d'indigènes : si, par un programme habilement combiné, il réussissait à mettre ces derniers de son côté, il était le maître de la situation, car une fois qu'il aurait relevé l'étendard mexicain, les soldats de l'indépendance ne viendraient-ils pas grossir les rangs de son armée? L'opinion, qui se taisait, par la terreur qu'inspiraient les Espagnols, ne lui fournirait-elle pas alors cet appui moral, qui est l'invincible auxiliaire et l'irrécusable justification de la force matérielle? S'étant transporté dans la ville d'Iguala avec la partie de ses troupes dont il était le plus sûr, il y proclama, le 24 février 1821, l'indépendance du Mexique, avec un programme qui est resté célèbre sous le nom de Plan d'Iguala. C'est une pièce remarquable par sa modération et par la pensée de conciliation qui l'a dictée. Il y est dit que le Mexique sera un Etat indépendant, que la forme du gouvernement sera monarchique, sous la dénomination d'empire que la gloire de Napoléon avait accréditée partout,

avec une constitution en rapport avec les mœurs, du pays. Le trône du Mexique était offert à Ferdinand VII, ainsi que l'avait déjà voulu la junte de Zitacuaro,des idées de laquelle il semble qu'Iturbide se soit inspiré sur plusieurs points. Sur le refus de Ferdinand VII, la même offre serait adressée aux deux infants d'Espagne, ses frères, don Carlos et don François de Paule, puis à l'archiduc Charles d'Autriche, celui qui avait eu le rare honneur de disputer la victoire, une ou deux fois en sa vie, à l'empereur des Français. A défaut de ces princes, on appellerait un membre de quelqu'une des maisons régnantes de l'Europe. Iturbide avait trop longtemps combattu dans les rangs des Espagnols pour n'être pas enclin à les ménager; c'était d'ailleurs conforme à la pensée de conciliation générale qu'il proclamait sagement. En conséquence, le Plan d'Iguala assimilait complètement les natifs d'Espagne aux autres habitants du Mexique; il leur promettait la conservation de leurs emplois, ce qui était beaucoup s'engager, car c'eût été laisser le pays pendant quelque temps entre les mains des Espagnols, à l'exclusion des Mexicains, puisqu'en vertu du système imperturbablement pratiqué jusqu'alors, excepté pendant le court intervalle de la constitution, toutes les places avaient été réservées aux natifs de la Péninsule, et le renouvellement, abandonné aux seules causes naturelles, ne pouvait qu'être fort lent.

La proclamation qui précédait le Plan méritait le meilleur accueil par l'excellent esprit dont elle portait l'empreinte, et elle produisit dans tout le pays

un excellent effet. Iturbide eut aussitôt l'adhésion de Guerrero, qui, avec une abnégation dont peu de généraux mexicains ont par la suite donné l'exemple, et dont plus tard il eut le malheur de se départir lui-même, vint se placer sous ses ordres avec ses bandes, qui offraient le singulier mélange d'un aspect martial et des marques les plus apparentes des privations et du dénûment l. De divers points, des signes d'assentiment répondirent à Iturbide. Les natifs de la Péninsule, cependant, persistaient dans leur système. Ils ne pouvaient se faire à l'idée de traiter les Mexicains autrement qu'en peuple conquis. Leur force principale était à Mexico, où résidaient, entourées d'une garnison choisie, les principales autorités, et où siégeait la formidable Audiencia, qui donnait l'exemple d'un immuable attachement aux anciennes règles du gouvernement. Leur attitude implacable, par l'effroi qu'elle inspirait, contint un moment l'enthousiasme des populations; mais ce fut court. Ils recommencèrent la faute de 1808; ils déposèrent le vice-roi Apodaca comme ils avaient fait d'Iturrigaray, sans l'incarcérer néanmoins, et ils installèrent à sa place un officier d'artillerie le général Novella, qui ne sut ou ne put rien combiner de mieux que de s'enfermer dans la capitale avec les troupes espagnoles. Cependant de toutes parts les appuis surgissaient pour Iturbide. Les villes et les provinces se décla-

1. Une partie de ses hommes avaient contracté des maladies hideuses en bivaquant indéfiniment dans les forêts de la région chaude, qui sont infestées d'insectes dangereux.

raient pour le Plan d'Iguala. Les régiments indigènes se prononçaient. Ce qui restait des soldats de l'indépendance reprenait les armes pour se ralliera l'armée libératrice. Nicolas Bravo reparut ainsi sur la scène. Bientôt ce fut Guadalupe Victoria, que l'on croyait mort, et dont un bulletin officiel, signé du chef de la troupe envoyée à sa recherche, avait annoncé qu'on avait trouvé le cadavre dans le bois où il s'était réfugié, plutôt que d'accepter l'amnistie qu'on lui offrait. Sur ces entrefaites, arriva à la Yera-Cruz le nouveau vice-roi que le gouvernement constitutionnel de Madrid envoyait en remplacement d'Apodaca : c'était le général CTDonuju, l'un des amis des héros de l'île de Léon, Biego et Quiroga. Il n'amenait pas de troupes, il était seul. Iturbide lit envers lui une démarche hardie et intelligente. Il lui proposa une entrevue qui aurait lieu à Cordova, ville située à peu de distance de la Vera-Cruz, sur la route de Mexico. O'Donujus'y rendit, et là, le 27 septembre, fut signé par les deux chefs un traité qui reproduisait les termes du Plan d'Iguala, sauf quelques modifications accessoires ou qui semblaient telles. C'est ainsi qu'un troisième infant d'Espagne, don Carlos Luiz, héritier du grand-duché de Lucques, était substitué à l'archiduc Charles d'Autriche, et que la qualité de membre d'une maison régnante cessait d'être indispensable chez le candidat que les cortès de l'empire mexicain pourraient élever au trône, à défaut de l'acceptation de Ferdinand VII et des trois infants d'Espagne. Pour surveiller l'exécution loyale du traité de la part des Mexicains,

O'Donuju devait être un des membres de la junte provisoire chargée de diriger le gouvernement, et il siégeait en cette qualité lorsque la mort vint le surprendre.

A partir de ce moment, l'indépendance du Mexique était consommée de t'ait.

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