CHAPITRE 3^1,-^pXMAL
était da méine teinte, de même force, et j@ me gloFi^ liais déjà de mon triomphe dans une affaire §^v^ délicate.
Je déposai celui que je venais d'achever pour examimsr le premier et mieux juger dé h perf^C^tio» de mon oeuvre. Je l'avais à la maip, et, le regardant par transparence, je vonlps effacer avec le doigt quelques voiles de produits que j'aperpev^is derrièriç la, glace, désespoir I quelqn'un avait changé U, position du verre, et ma main entière se grava snr lu couche impressionnée. Je compris qne tout était manqué, §t jetant un regard terrible autour de moi, m milieu d'affreuses imprécations, je dem^-nd^i le upm du coupfthle ; il n'avait g^rde de se nommer. Je bondissais comme un tigre sous l'excitation de mpcolère, et mes Indiens semblaient pétrifiés, Que faire? J'avais laissé dans le palais des Paonnes plusieur^ flacons contenant des résidus de coUodion sensibilisés ; je promis une piastre au premier qui me les rapporterait*
Les pauvres gens se précipitèrent alors comme des flèches, se livrant au milieu des hoi^ coupés 4 un steeple-çhase des plus échevelés, auquel mon eour* roux de photographe ne put tenir; je me hâtai ce* pendant de nettoyer ma glace ^ nouveau ; je n'avais
pas terminé qu ils arrivèrent, lirais, sur quatre CQU^ reurs, il y avait trois gagnants, chaeun me présentant un flacon* Je n'avais pas prévu le résultat; calcul ou hasard, je m'exécutai de bonne grâce, Il n'était ppwt
encore trop tard, et si le dernier cliché passablement réussi ne valait pas les autres, on pouvait au m'oins s'en contenter.
Uxmal possède aussi l'un de ces vastes étangs artificiels creusés dans les bas-fonds, pour réunir l'eau des pluies, et qui sont appelés à compenser le manque d'eau dans la péninsule. Ces cenotes sont d'immenses ouvrages de maçonnerie et de ciment, qui se retrouvent toujours auprès des ruines et des anciens centres de population.
Il était temps pour moi de quitter ces lieux de damnation; mon corps n'était qu'une plaie, j'étais dans un état de maigreur impossible et tanné comme un vieil Indien. Quelques accès de fièvre s'ajoutèrent à mes malaises, aussi je me reposai délicieusement le soir à Y hacienda, où le majordome m'avait fait préparer un repas de laitage et de fruits.
Cette contrée a toujours été pleine pour moi d'une ineffable mélancolie ; je laissai de côté la fête du village où quelques Indiens s'ébattaient' pauvrement sous l'incitation de VanisadOy et je passai ma journée, couché à l'ombre des palmiers qui abritent la noriay fumant les cigarettes parfumées de la Havane, enfoncé et perdu dans ce bien-être du repos qui suit toute fébrile agitation.
Le soir, la venue des jeunes filles à la fontaine déroulait à mes yeux des scènes de mœurs toutes primitives et pleines d'une poésie antique ; suivant leur