‹ Le Mexique: souvenirs et impressions de voyageChapitre 153 sur 185 · SI · texte numérisé non relu

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de la masure; puis une idée lui vint, le padreî U arriva et se prosternant :

— Ah ! padrecito^ ma maison a disparu, la foudre Ta brûlée ; ayant l'air de lui dire : faites, oh ! padre^ qu'elle soit rebâtie et elle le sera.

— Eh! mon pauvre ami, répondit le curé, si tu t'étais moins enivré, peut-être l'aurais-tu préservée de ruine. Va, travaille et reconstruis-la toi-môme. Ces incendies sont peu de chose ; avec l'aide des amis, deux ou trois jours suffisent à l'érection d'une nouvelle hutte.

Le curé avait à son service un jeune métis qui se chargeait de fournir à la table de son inalire les sa^ voureux gibiers de la montagne ; je le suivis uû matin, et notre chasse s'ouvrit au sortir du village. Comme les pentes sont toujours et partout d'une pro-^ digieuse rapidité, nous passâmes en peu d'instants de la froide atmosphère du petit plateau à la brûlante température des vallées ; quand je dis vallée, c'est une simple épitbète pour désigner le fond des gorges^ On ne peut appeler ce chaos de pics et de précipices, de descentes et de montées perpétuelles chaîne d^ montagne, et les vallées n'existent que près des grands cours d'eau.

Nous étions en pleine forêt et souvent nous nous trouvions en présence de ces habitatioïis isolées où l'Indien vit en vrai sauvage, en compagnie de sa femme^ de ses poules et de ses ohiens. Plusieurs fois

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