CHAPITRE XVn.— tE t^OPOCATEPETL
tinguions les moindres accidents de la plaine^ et le soir on voyait s'allumer les réverbères de Puebla. Les nuits étaient glaciales et nos forces s'épuisaient de plus en plus ; nos guides mexicains^ en nous parlant des difficultés de l'ascension, jugeant mal de nos forces et de notre ardeur, semblaient nous prendre en commisération, exprimant à haute voix des doutes assez blessants pour notre amour-propre de voyageurs. J'imposai silence à cette faconde toute mexicaine, bien résolu de donner à l'injurieuse prophétie le démenti le plus formel.
La soirée du troisième jour annonçait une matinée favorable, et nous travaillâmes à nos préparatifs. Outre les deux guides et les quatre Indiens qui nous avaient accompagnés, je louai du maître du rancho trois autres Indiens pour soulager les nôtres, en divisant les fardeaux.
Je fis remplir douze bouteilles d'eau, car nous n'en devions pas trouver dans le volcan, je me munis de deux bouteilles de mezcal^oxxv nous donner des forces au besoin, et les pieds emmaillottés de pièces d'une grosse étoffe de laine, nous attendîmes le lendemain avec impatience.
A trois heures du matin, nous montions à cheval, Louis et moi ; nos hommes nous précédaient à pied, guidant nos montures dans le sentier du bois; peu après, nous atteignions l'extrême limite de la végétatioDy et nos montures n'avançaient plus qu'avec des
^iffipultés inouïes d^ps l'arène papuy^nte des sablpa. I^V^be blanchissait h peine qu^i^d pouç tp^yersàpies l^ barrafioa de Huilp^c, espèce de ravip j^^ofond, d^eusé ^n temps des pluiesf p^]r Técoulen^ent des eaigc dQ la montagne^ mais alors parfaitement à sec, J^a Croix et ses rochers se dessipfti^nt devant nous à la limite ^^%^ neige^^ il si3]:Qbl^i^ <iu^ nous ep fussions ^ ^^nrte distapce^ et pous ne TatteigQlmç^ qu'après un(B bepre dVne marpbp hj^letj^ntô e| de poses répétées. 1) était cipq heures et di&mie.
En cet endroit, nous descendîmes de cheval, up Ind^QP dei^it ramener nos bètes ^ Tlamae^^s. La besogne la plus difficile restait à fair§ ; engourdie^ par la froid, nos japabes avaient peine à pous portep, il bllttt las délier par up exercice préparatoire, J^ disqi}p du soleil sortait oomoie un nimbe des profondeurs de l'horizon, et ne jetait encore qu'upe Ifi^ur d'un rose pâle sur le mapteap neigeu:i du volcan, L»a ^ite est sauvage, grandiose, terrible, ^i rien n'en saurait dopp^r Tidée*
La earavaae s^ ipit en p^ar^c ; nous étipps munis dd luOditos blepôs pour prévenir les accidept^ ophtbalmiques si fréquents dans ces ascensiops, au pi^lieu 4^ fii^tte fopdroyapto Ippaière qp# pipltiplie la réverbéntipp d#9 glaces ; les Indiens du rancho en portaient égaleipent. Leguid^s'était^pn outrai munid'unequaQtité à^oeosQchUl^ herbe d'une vertu singulière, qui Mn«îate & fat^lit^ la r^i^iratipp d^P9 c99 Mit^ur^*