‹ Le Mexique: souvenirs et impressions de voyageChapitre 59 sur 185 · CHAPITRE Vn.~MlTLA · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vn.~MlTLA

ti^oibeaux d'où Ton pourrait exhumer de riches trésors scientifiques. Je m'efforçai^ maié vainement^ de faire des fouilles i les Indiens se sont fait une religion de ne point laisser toucher à ces vieux souvenirs de leurs ancêtres» Il m'eût fallu l'appui du gouvernement que l^agitation des esprits et la menace d'un siège m'empèdièrent d'obtenir.

A l'ouest d'Oajcaca^ touchant la ville^ se trouve le mont AlbaUy moâtagne aux pentes rapides comme toutes celles de là, Cordillère, et surniontée d'un plateau d'une demi-^lieue carrée au moins.

Ce plateau, qui semble travaillé de main d'homme, n^oSte plus aujourd'hui qu'une arène bouleversée, des masses imposantes de mortier de pierres, perdées de touterrains étroits, des forts, des esplanades^ des coii- 4re->fort0 et de gigantesques pierres sculptées. Les souterrains sont formés par des dalles de grandes dimensions & murailles parallèles, et dotit la voûte est templaoée par deux immenses pierres s'appuyant l*unG sUr Tautre. Ces pierres sont revêtues de seulpthl^ offrant des tètes de profil qui rappellent un type éttànger^ le passage lui-même est étroit, né périnetlaut qu'à une seule personne de s^avancër à la fdis^

Leis plus grandes inasses ëè trouvent au sud dû plateau; Elles aflbctént en général la forme fcârréé et se Composent d'une pyrauiide tronquée â talus fort rapide, d'une hauteur de vingt-cinq pieds envifôû;

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d'une enceinte qu'on peut suivre encore^ et d'énormes monceaux de maçonneries minées, autrefois demeures , palais^ temples ou forteresses de ces nations dis« parues.

Le tout est semé de débris de poteries d'une finesse extrême et d'un vernis rouge et brillant. Un Italien de Mexico fit, il y a quelques années, pratiquer des ouvertures dans ces monceaux de pierres ; il en retira des colliers d'agate, des obsidiennes travaillées , et divers bijoux d'or d'un fini merveilleux.

Quel musée n'enrichiraient pas des fouilles faites avec soini

Le mont Alban est, à notre avis, l'un des restes les plus précieux et bien certainement le plus ancien des civilisations américaines. Nulle part nous n'avons retrouvé ces profils étranges d'une originalité si frappante, que vous leur cherchez en vain quelque chose d'analogue, dans les souvenirs du vieux monde.

Ces ruines n'ont rien de commun avec les ruines de la vallée, non plus qu'avec celles de Mitla; les matériaux ne sont point les mêmes et l'architecture est différente. Ici vous ne trouvez que Vddobe^ de la terre ; à Mitla, un mélange de terre battue et de gros cailloux plaqués de briquettes de différentes grandeurs ; dans les forts qui défendaient les palais, Vadobe encore : au mont Alban, vous n'avez que des constructions en pierre, reliées par le ciment et le mortier de chaux.

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