UN
La végétation orangée et la végétation blanche ont été le point de départ d'une série d'expériences chacune de leur côté.
Elles ont été cultivées dans du bouillon de veau, et leurs cultures, dans toutes leurs générations, ont montré le même micro-organisme.
Elles ont été injectées à des lapins dans les vemes et toutes deux ont amené rapidement la mort des animaux, qui présentaient des lésions identiques abcès dans les viscères et principalement dans les reins, le foie, le cœur, suppuration des jointures, lésions osseuses juxta-épiphysaires du genou et de l'extrémité supérieure de l’humérus (raréfaction, décollements épiphysaires, séquestres), abcès Intrapériostiques, enfin plaques blanches et collections purulentes Imtra-musculaires.
Le pus de ces différentes collections à été cultivé et a donné le microbe initial.
Enfin, les cultures dans les bouillons des deux végétations ont été injectées sous la peau : les cultures de pus provenant de la végétation orangée ont déterminé des phlegmons; c’est une culture de la série de la végétation blanche qui a produit cette affection bizarre de la peau commencant par une induration et se terminant par l'élimination des parties superficielles.
Le pus d’un autre abcès chaud du sem nous a donné aussi le staphylococcus pyogène. Avec les cultures dans les bouillons de cette série, nous avons essayé de produire le furoncle chez les lapins.
Comme diverses méthodes, l’inoculation, la friction sur la peau rasée avaient échoué entre les mains de plusieurs expérimentateurs, nous avons songé à faire les frictions sur la peau couverte de poils; caron sait, depuis les expériences de M. Aubert, que l'absorption se fait mieux par la peau si elle est intacte et garnie de ses poils que si elle est rasée. Cependant, nos efforts ont été vains, et jamais nous n'avons pu produire quelque chose qui pût ressembler au furoncle.