‹ Le microbe de l'ostéomyélite aiguë: démonstration expérimentale de la présence dans les foyers de l'ostéomyélite prolongée et dans quelques abcès chaudsChapitre 12 sur 18 · II. EXPÉRIENGES AVEC LE PUS D'UN ABCÈS CHAUD DE LA JAMBE · texte numérisé non relu

II. EXPÉRIENGES AVEC LE PUS D'UN ABCÈS CHAUD DE LA JAMBE

X..., treize ans, entre à la salle Saint-Louis, le 15 octobre 1884, n° 10 bis. IL porte à la racine de la cuisse droite une tuméfaction, qui a commencé à une date inconnue du malade et s’est développée sans la moindre douleur.

L'enfant est couché dans le décubitus horizontal ; le membre inférieur droit est dans l’abduction et la rotation en dehors. En découvrant la racine du membre, on voit le pli de laine soulevé et effacé. La peau est un peu congestionnée, de gros ganglions sont placés en avant de la tuméfaction que l’on reconnaît être sous-jacente aux plans musculaires de la région antéro-interne aprés la contraction de ceux-ci. L'artère fémorale passe en avant, non déviée. La palpation ne donne aucun renseignement sur la nature solide ou liquide de cette tuméfaction ; elle

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u'est d’ailleurs pas douloureuse; il en est de même pour la pression sur le grand trochanter et la pression verticale de bas en haut sur le pied. Les mouvements passifs de l'articulation coxo-fémorale sont conservés. Nous avons constaté, le jour de l'entrée, un peu d'hydarthrose du genou correspondant, mais ce signe a disparu le lendemain et ne s’est plus montré. La fosse iliaque interne est mtacte. Il n’est pas de point douloureux ni sur le pourtour du bassin ni le lonz de la colonne vertébrale.

L'enfant est pâle. Les poumons paraissent sains; il n'ya rien au cœur ni dans les urines.

Peu à peu la peau arougi,la fluctuation est devenue évidente et l’abcès a été ouvert et dramé ; 1] en est sorti du pus séreux mélangé de grumeaux et le diagnostic d’abcès ossifluent, qui avait été prononcé au début fut confirmé.

Au bout d’un mois et demi, un autre abcës apparut sur la face antéro-interne de la jambe droite près du genou ; celui-là était chaud, il laissa écouler à l’incision du pus phlegmoneux. Quelques jours après, des accidents pulmonaires, revêtant la forme d’une broncho-pneumonie intense, éclataient et disparaissaient cependant. Puis, à quelques jours d’inter-valle, un autre abcès, accompagné d’un cortège fébrile intense se montrait sur la jambe gauche dans un point symétrique du premier abeès chaud, était ouvert et laissait échapper des flots de pus louable. Enfin, huit jours après, l'enfant mourait par ses poumons,les mêmes signes de broncho-pneumonie qu'il avait présentés une fois, avant reparu.

tres

L'autopsie n’a pu être faite ; elle aurait revélé la cause des accidents pulmonaires et aussi celle de l'apparition de collections purulentes aiguës à la suite de l’ouverture d'un abcès ossifluent.

Voici les expériences qui ont été faites avec le pus de l’abcès chaud de la jambe gauche ouvert le 17 janvier 1885.

Avec le pus, on fait un ensemencement d’un bouillon de veau, le reste du pus est dilué dans une assez forte proportion d’eau distillée et injecté à un lapin (un quart de seringue).

La culture dans bouillon présente le lendemain des microcoques très serrés. On les a retrouvés dans toutes les générations ultérieures. Les ensemencements sur pomme de terre ont produit la végétation orangée.

Le lapin, mjecté le 17 janvier avec le pus même, meurt le 3 février. L'autopsie ne révéle aucune lésion bien nette.

Avec une culture de troisième génération, on fait, le 29 janvier, une injection Imtra-vemmeuse d’une serivoue à un lapin, qui succombe le 14 février, en présentant les articulations plemes de pus et les reims suppurés. Les os des membres ne sont pas altérés, la colonne vertébrale est creusée d’un abcès dans la récion dorsale. Des cultures sont faites avec du pus de ces différents abcës: on y trouve des microcoques réunis en grappe.

Un cobaye inoculé avec le pus du rachis, meurt quinze jours après avec de la suppuration des reins.

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