‹ Le microbe de l'ostéomyélite aiguë: démonstration expérimentale de la présence dans les foyers de l'ostéomyélite prolongée et dans quelques abcès chaudsChapitre 16 sur 18 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

côté et de l'autre, des lésions osseuses, de leur localisation dans certaines parties de l'os atteint, de leur répartition dans le squelette. Les lésions viscérales que présentent les mdividus morts d'ostéomyélite aiguë sont, elles aussi, semblables aux manifestations du microbe dans les organes du lapin. C’est à tous ces points de vue que l’on peut affirmer l'identité de ces deux maladies.

Les os d’un individu qui a succombé à l’ostéomyélite mfectieuse présentent certaines des lésions macroscopiques suivantes : ce sont des érosions, des ulcérations, des séquestres de dimensions variables, tantôt superficiels, tantôt profondément cachés dans le tissu spongieux, où la trépanation seule peut les découvrir, des abcès sous-périostiques ou osseux, des ecchymoses et des suffusions sanguines sous le périoste, du pus dans le canal médullaire, parfois les épiphyses sont décollées, quelquefois les os fracturés.

En mettant de côté les fractures qui ne se produisent qu'à une période assez avancée de la maladie, ce qui explique pourquoi elles ne sont pas observées chez le lapin qui saccombe rapidement, l’analogie de cette anatomie pathologique avec celle du lapin est frappante. Chez ce dernier, mêmes inégalités des surfaces osseuses qui se creusentets’ulcèrent, mêmes abcès, mêmes suffusions sous-périostiques, mêmes séquestres visibles sous le périoste ou situés dans l'épaisseur de l'os; les abeëès sous périostiques nous paraissent être représentés par ces petits points logés dans le périoste, de la grosseur d’une tête d’épingle et qui semblent correspondre à la première

TE nr,

phase de l’abcès qui n'a pu achever son évolution. Nous avons aussi, dans un cas, observé de vastes collections sous-périostiques et du pus dans le canal médullaire de plusieurs os.

Un caractère important, signalé par les cliniciens et confirmé par l'expérience, est tiré de la localisation, au début, du processus de l’ostéomyélite dans une porüon déterminée de l'os : rous avons nommé la région juxta-épiphysaire, dite encore bulbeuse. M. Ollier, depuis ses recherches expérimentales sur l'accroissement des os, qui lui ont démontré le rôle du cartilage de conjugaison dans l’accroissement en hauteur, et l'importance des lésions de la région Juxta-épiphysaire, à souvent insisté sur la fréquence de l'apparition en ce point des ostéites aiguës de l'enfance et de l'adolescence : « Au niveau des portions terminales de la diaphyse se trouve aussi la zone principale d’accroissement de l'os; au niveau du cartilage, éléments de l'accroissement en hauteur; sous le périoste, éléments d’accroissement en épaisseur. Cette zone des prohiférations physiologiques est aussi la zone d'élection des processus pathologiques... Siéce le plus actif de Paccroissement de l'os, le renflement juxta-épiphysaire est, par cela même, la région la plus prédisposée aux inflammations diverses. »

C’est dans cette région juxtaépiphysaire que débute le processus inflammatoire de l’ostéomyéhite, c'est dans son épaisseur que le trépan du chirurgien découvre assez souvent de petites collections purulentes, alors que la surface extérieure de Fos parait

Page 1