‹ Le microbe de l'ostéomyélite aiguë: démonstration expérimentale de la présence dans les foyers de l'ostéomyélite prolongée et dans quelques abcès chaudsChapitre 5 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'existence récemment démontrée de micro-organismes dans les abcès et le sang de malades atteints d’ostéomyélite aiguë, a confirmé l'opinion déjà ancienne, qui considérait cette affection comme très rapprochée des septicémies et de nature parasitaire. Aujourd'hui, la présence du microbe n’est plus discutée ; mais il s’en faut que l'accord soit fait sur ce point : est-il, oui ou non, un microbe pyogène répandu, quiengendre l'inflammation de l'os simplement parce qu’il ÿ a été apporté.

Plusieurs auteurs l'ont retrouvé dans différents abcès, mais ils ne l’ont étudié qu'au point de vue de la forme, ils n’ont pas expérimenté avec ses cultures. Aussi, ne peut-on conclure de leursrecherches.

La question de la spécificité n’a pas encore été véritablement abordée, elle ne sera tranchée que par l'exclusion expérimentale des autres microbes pathogènes.

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Ce travail a pour but de démontrer expérimentalement que le microbe de l’ostéomyélite existe dans d’autres foyers purulents que ceux de l’ostéomyélite aiguë.

Après une rapide étude historique du micro-organisme, nous rapportons les expériences qui l'ont décelé dans l’ostéomyélite prolongée : c’est là l’objet de la première partie.

Dans la seconde, sont exposées les expériences qui ont été faites avec le pus d’abcès chauds du sein et d’un abcès chaud de la jambe.

La troisième contient une étude expérimentale somparée du microbe en grappe blanc et du microbe en grappe orangé.

Dans la quatrième, nous démontrons l'identité de l'ostéomyélite produite sur le lapin et de l’ostéomyélite aiguë de l’homme.

Enfin, le dernier chapitre renferme le résumé de nos expériences etles conclusions générales que l'on peut en tirer au pot de vue du rôle et de la spécificitté du microbe.

Nos recherches ont été commencées à l’époque où M. Rodet venait de produire,avec le microbe orangé, l’ostéomyélite. À cemoment, notre maître, M. Ollier, voulut bien nous engager à poursuivre ce microbe dans les vieux foyers d’ostéite. Sa présence, disait-il, expliquerait les récidives locales et les complications viscéraies dans ces affections. Ge fut là le point de départ de ce travail.

Après nous en avoir inspiré l’idée, M. le professeur Ollier est resté notre guide, en nous prodiguant ses conseils.

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M. le professeur Chauveau,depuis longtemps, nous a accueilli dans son laboratoire, et avec une bienveillance sans égale, nous a offert l'appui de sa vaste expérience.

Que ces maîtres veuillent bien agréer l'hommage de notre profonde gratitude.

C'est M. le D° Rodet, chef des travaux du laboratoire de médecine expérimentale, qui nous a initié à l'étude des microbes. Non seulement M. Rodet nous a dirigé dans nos expériences, mais encore il nous a communiqué ses recherches personnelles sur le pus de vieilles ostéites. Depuis longtemps notre reconnaissance lui est acquise.

Nous sommes heureux d'exprimer ici nos remerciements à M. D. Mollière, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu, et à M.le D° Chandelux, professeur aorégé à la Faculté. Ces maîtres nous ont fourni des matériaux de cette thèse, et tous deux nous ont constamment témoigné de précieuses marques d’intérêt.

Que nos collèoues et amis, Mouisset, Assada ct Duzca, soient persuadés de lobligation que nous avons envers eux pour le concours qu'ils nous ont prêté.

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OS ENEROR OR'E

DE L'OSTÉOMYÉLITE AIGUE

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