‹ Le microbe et la maladieChapitre 26 sur 33 · EXPLICATION DIÎS PLANCHES ET DES FIGURES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DIÎS PLANCHES ET DES FIGURES

donc un ferment lactique, plus petit que le ferment lactique ordinaire, on diffcirant surtout en ce que le forment lactique ordinaire peut iHre inoculé sans inconvénient dans le trayon d'une vache saine, tandis que l'inoculation du microbe de la mammite contagieuse amène chez la vache et la chèvre une maladie absolument identique à celle de l'animal qui a fourni la semence. Et cette maladie est persistante au point qu'après six mois de sommeil la glande, en reprenant sa fonction au moment de la parturition, montre de nouveau les altérations qui avaient semblé disparaître, et reproduit le ferment avec la même abondance que l'année précédente.

Le caractère contagieux de la maladie s'explique alors sans peine. C'est la main du vacher qui propage la maladie des glandes malades aux glandes saines, et on peut éviter cette contamination en se lavant les mains après chaque traite et en ne trayant les vaches malades qu'après les autres.

Enfin, on a assez facilement raison de la maladie par des injections tièdes d'une solution à 4 pour 400 de borate de soude.

Planche II, p. 193. — Cette planche représente, avec la fidélité d'une photographie traduite en gravure sans aucune intervention de la main de l'homme, une portion du mésentère d'un cobaye mort du charbon. Sur un des côtés, on voit de grandes cellules adipeuses; au centre de la préparation, un capillaire sanguin est bourré de bactéridies, dont quelques-unes sont un. produit posl mortem, mais que le sang charriait en abondance dans l'animal vivant, car on voit qu'elles ont essayé de passer, sans y réussir, par le petit passage laissé libre entre la paroi du vaisseau et un globule rouge déformé collé contre cette paroi. Ici la première cause de l'embolie n'est pas le microbe, c'est le globule sanguin déformé et devenu agglutinatif sous l'influence du microbe.

FiG. 1, p. 5. Côté gauche. — Levure de vin ayant vieilli dans son milieu de culture et devenue toute granuleuse.

Côté droit. La même levure rajeunie dans du moût de raisin sucré. Elle a quelque chose de plus transparent, de plus fin comme granulations protoplasmiques. Elle est aussi plus turgescente.

FiG. 2, p. 17. Côté gauche. — Aspect de la bactéridie charbonneuse cultivée dans du bouillon de veau, dans des matras Pasteur. Elle est en longs fils entrelacés, homogènes d'abord, mais où on voit bientôt apparaître des spores qui finissent par s'isoler et de-

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venir indépendantes. La figure représente quelques-unes île ces spores non encore complètement libérées de leurs attaches primitives, et arrangées en lignes régulières.

Côté droit. — Aspect de la bactéridie dans le sang d'un animal mort charbonneux. Beaucoup do bâtonnets isolés ou par couples, rarement des chaînes plus longues. Des globules du sang crénelés sur leur pourtour. En haut et en bas, deux leucocytes.

FiG. 3, p. 21, — Principales formes qu'on rencontre dans une macération de foin, au bout de cinq à six jours de séjour à l'étuve. — En a, gros kolpodes, portant à l'avant des rides couvertes de cils vibratiles, à l'aide desquels ils envoient les aliments dans une sorte de bouche, placée obliquement dans la partie rentrante. A l'arrière, vésicule contractile, tantôt visible en gris bleuâtre, tantôt invisible quand elle est contractée, et qu'on doit assimiler à un cœur. — Un de ces kolpodes est en boule et commence à s'enkyster. C'est ce qui arrive quand les conditions d'existence deviennent difficiles. — En b, vibrions contournés régulièrement en spirale, qu'on appelle spirillums. — En c, monades avec un cil vibratile à l'avant. — En e, amas amorphes de micrococcus. — En f, micrococcus en chaînes. — Çà et là, dans le champ, petits bâtonnets mobiles et immobiles, rectilignes ou flexueux, composant le monde des vibrions. — Au milieu du champ, tout près de e, cellules rondes, de la grosseur des cellules de levure.

FiG. 4, p. 23. — Ferment de l'urée cultivé dans de l'urine et représenté au grossissement de Il est comme modelé sur le dessin, pour traduire son aspect turgescent qui le fait tourner nettement à l'œil, sous le microscope. Il est tout d'abord en longues chaînes qui se disloquent ensuite.

FiG. 5, p. 41. — Filtre Chamberland, formé d'un vase poreux maintenu solidement et hermétiquement, au moyen d'une douille c et d'un anneau de caoutchouc, dans l'axe d'un tube métallique. L'eau entre sous pression par E, et ressort par B limpide et débarrassée de germes.

FiG. 6, pl. 63. — Pénicillium. — En a, port général d'un filament fertile, rameux, sortant d'un mycélium très rameux, mais non anastomosé, grossissement : 30. — En b, filament fertile très chargé de bouquets de spores, portés tous par des pédoncules insérés au nombre de trois ou de quatre à l'extrémité d'un rameau plus ou moins long du filament sporifère. — En c, en d, en e.

m EXPL1GA.TI0N DES PLANCIIIÎS ET DES FIGL'IIES.

diverses terminaisons de filaments fertiles, grossissement : 150. — En f, spores au grossissement de y-

Aspergillus. — En a, porL général de la plante. G =^. — Er b, extrémité grossie 200 fois du filament fertile. Les chapelets de spores, dont on n'a représenté que le commencement, s'insèrent sur le renflement par l'intermédiaire des stérigmates. — E c, spores rondes et hérissées, au grossissement de — En d, spores germant et poussant leurs tubes mycéliens.

FiG. 7, p. 8t. — Levure basse, représentée vieille et très granuleuse dans la partie gauche du dessin, rajeunie et turgescente dans la partie droite.

FiG. 8, p. 85. — Levure haute vieille et rajeunie, comme pour la figure précédente.

FiG. 9, p. 89. — Mjcoderme du vin en couches superficielles et immergé dans le liquide, où il peut agir comme ferment.

FiG. 10, p. 91. — La figure représente, associés à quelques cellules de levure alcoolique, divers ferments de maladies des vins et des bières, réunis, afin de montrer les grosseurs relatives de ces divers microbes.

Au n" 1 de la figure correspond la bière dite tournée. Ce sont des bâtonnets simples ou en chaînes de longueurs variables.

Au n° 2 correspond la bière lactique. C'est le ferment lactique le plus répandu, formé d'articles légèrement étranglés en leur milieu. Sa grosseur est un peu supérieure à celle des bacilles du n° 1.

Au n° 3 correspond la bière putride. Ce sont des vibrions de la putréfaction, amenant des dégagements gazeux odorants, et résultant d'un travail de brasserie très défectueux.

Le n° 4 correspond au vin et à la bière filante. Ce sont des chapelets de grains presque sphériques.

Le n" 5 est le mycoderme du vinaigre. On le trouve dans la bière piquée, dans le vin aigri. Il ressemble beaucoup au ferment lactique, mais les fonctions physiologiques de ces deux êtres sont d'ordinaire très différentes.

Le n" 7 caractérise les bières atteintes d'une acidité particulière agissant sur les organes du goût à la façon des fruits verts, et présentant en outre une odeur sui generis.

Le n° 6 représente un dépôt amorphe et sans vie formé souvent dans les vins sous l'influence de foxydation, ou dans les bières pendant le refroidissement du moût. Il ne faudrait pas le prendre pour un ferment de maladie, bien que la ressemblance soit parfois très grande. Les ponctuations plus noires qu'on voit dans la figure sont des boules résineuses.

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