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Examen critique des travaux antérieurs

10.1. TRAVAUX DE JOHANNSON (1933). — Le premier objectif à immersion électrostatique fut utilisé par Brüche et Johannson [1] pour l'étude des cathodes à oxydes. Johannson [7] entreprit après coup l'étude expérimentale de l'objectif lui-même. Il n’a publié que les résultats relatifs à une seule géométrie d’électrodes (R, = 0,6, R; = 0,5, b —0;r, € — 0,9 mm, a variable) : courbe de mise au point, distance focale, aberrations. Une courbe reproduisant les variations de E, en fonction de a, relative à ce même objectif est donnée par Brüche [16]; d’après cet auteur, E, croîtrait de façon continue et prendrait de très fortes valeurs lorsque la dis- Lance "ANTENNES ZÉTO POULE "0 2 An NRAE exemple, on aurait, avec la convention

FN, Es = 4 NV/em.

Ces valeurs et cette forme de variation sont en désaccord avec nos résultats qui, rappelons-le, montrent que pour une géométrie donnée des électrodes, E, reste constant pour les faibles valeurs de & lorsqu'on décrit la courbe de mise au point, et ne peut dépasser la valeur limite de r V /em (si c — 2mm ét Ve TN):

Pour tenter de lever cette contradiction, nous avons construit un objectif semblable à celui de Johannson, à une échelle telle que c — 2 mm, puis nous l’avons essayé comme tous nos autres objectifs Nous sommes arrivés aux résultats suivants

— Notre courbe de mise au point, compte tenu du changement d'échelle, est différente de celle de Johannson : à polarisation égale, nos valeurs de a. sont toujours plus grandes (fig. 30, courbe IT);

— Le champ Æ, varie comme dans tous les autres objectifs et sa valeur maximum est de 0,6 V/em (ou 1,2 V/em si l’on revient aux cotes de l'objectif réelie-7t9.23r, courbestt}

Il semble que la courbe donnée par Brüche soit relative à l'objectif non polarisé : si & —0o, on conçoit que le champ sur la cathode croisse très vite lorsque a tend vers zéro. D'autre part, on peut

tn

expliquer la non-coïncidence des courbes de mise au point de la façon suivante : les cotes de l'objectif de Johannson n'étaient pas exactement les cotes publiées, où bien la courbe publiée n’est pas celle de l’objectif décrit, mais d’un objectif déjà modifié (nous avons vu qu'une légère variation de b ou de À; provoquait un glissement important de la courbe de mise au point le long de l’axe des a). On

Fo AVfem | 20 | ‘e Rr=06 | R5= 05 b =01 2? | (a 095 Î V = {Voit ES EE Courbe de 1 BRUCHE 05 2 M/m 0 O5 l (25 2

peut également accuser une erreur systématique dans la mesure de 5 ou de «4.

10.2. LES « HYPER-MICROSCOPES » A ÉMISSION (1942-1944). — Les efforts entrepris ensuite par les microscopistes allemands pour amener le pouvoir séparateur des microscopes à émission au-dessous de la limite de résolution des meilleurs microscopes optiques (200 mp), ne donnèrent lieu à aucune publication concernant l'objectif à immersion luimême. Ces objectifs sont tous à électrodes «épaisses »

pour des raisons de tenue en tension et bénéficient de soins semblables à ceux qui entourent la construction des lentilles de microscope à transmission : ils n'ont donc plus rien de commun avec l'objectif rudimentaire de Johannson.

Pourtant tous les expérimentateurs semblent avoir utilisé, pour estimer la valeur de ÆE, dans leur objectif, les valeurs données par Brüche. Tous surestiment la valeur du champ, ou la confondent même avec celle du champ régnant entre W et À et qui peut atteindre 150 KV /em.

D’après Bœrsch [4] le champ dans un objectif OUR == 0,00 0 LUC =D 100 21400 ,01mimn, serait de 30okV/em pour V —30kV; Mecklenburg [17] estime à 40 kV/em la valeur de E,, dans SOHAODIeC HA = Re 20 D 0 PU, V =2okV). Notre étude fournit, par contre, comme valeur maximum de E, dans ces deux objectifs : 24 et 12 KV /em respectivement (soit E, = 0,8 et 0,6 si l’on pose V = r V). Nous avons trouvé, de même, pour les objectifs de Mahl [3] et de Kinder [6 EE, — 0,55 et 0,5-“añdistance crétant ici supérieure à 2 mm.

Nous donnons dans le tableau VII les valeurs de V, de Æ, et du pouvoir séparateur théorique calculé avec K = 171,2. La dernièré-ligne fournit les valeurs du pouvoir séparateur pratique effectivement obtenu par les différents expérimentateurs.

TagLeAu VIT.

Boerseh. Mecklenburg. Mahl. Kinder.

PACCHANS ER 30 20 Où 30 5o bo POV Ci) ER 12 OÙ 18 De 25 Othéor (EN ML)... DO 100 ou 66 40 50

DCE MT) TT) 140 200 90

Mais dans un second article daté de 1942, Mecklenburg [17] pense avoir, avec le même objectif, et V—30kV, obtenu ê,1=30o mu Ceci confirmerait les résultats du calcul de Recknagel [10] et montrerait qu'il faut encore diviser par 3 ou 4 le facteur K —:1,2 de la formule donnant 0, formule qui semblait pourtant admise par tous (Mecklenburg lui-même utilisait cette formule, mais y portait E, = 0 KkV/em afin de justifier la valeur du pouvoir séparateur qu'il avait obtenue.)

CÉRNPNMRRESNE

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