CONCLUSION
La recherche d’une amélioration du pouvoir séparateur par accroissement de Æ, nous a conduit à une étude complète de l'objectif classique à électrodes planes épaisses fonctionnant sous haute tension.
Nous avons tout d'abord relevé les courbes de
mise au point et déterminé les conditions de fonctionrement de cet objectif pour de nombreuses formes, en étudiant l'influence des divers paramètres géométriques. Nous avons ensuite étudié les variations de ÆE, avec les divers paramètres électrique et géométrique, la tension de fonctionnement restant constante, et montré que :
— Æ, reste sensiblement constant dans les conditions de mise au point, pour une géométrie donnée ; il est pratiquement indépendant de la polarisation du Wehnelt;
— C'est une fonction décroissante de paramètres géométriques R,, R,, b et c;
— Pour une tension de fonctionnement de 30 KV et une distance c fixée à 2 mm, le champ ÆE,ne peut dépasser la valeur relativement faible de 30 KV /cm, Par suite, le pouvoir séparateur théorique de ce type d'objectif est de 4o mu.
tous les
La zone optimum de fonctionnement, donnant le meilleur pouvoir séparateur dans une zone étendue de l’image, c'est-à-dire le facteur de qualité Q maximum correspond toujours à une polarisation nulle (ou très voisine de zéro) du Wehnelt. Cette condition fixe en partie les dimensions de l'objectif optimum dont nous avons donné les cotes.
Avec un objectif de ce type, nous avons pu séparer des points émissifs distants de 150 mp.
Nous avons ensuite mis au point un objectif électrostatique à électrodes planes de type nouveau dont la version définitive donne des images excellentes et où le champ ÆE, est bien supérieur au champ régnant dans l’objectif classique. Nous avons montré également qu'un objectif à électrodes sphériques pouvait concurrencer l’objectif classique.
D'autre part, il est possible de calculer entièrement les propriétés optiques d’un objectif à électrodes planes quelconque :
— La recherche du potentiel sur l’axe fournit
Si —
deux répartitions approchées entièrement calculables sans intégrations numériques, encadrant la répartition réelle;
— Le calcul de deux trajectoires fondamentales par la méthode de Gans, ou une méthode très rapide à trois pas, aboutit à des résultats en très bon accord avec l’expérience en ce qui concerne la distance focale image et la position du foyer image.
Ce travail a été effectué au Laboratoire de Radioélectricité de la Faculté des Sciences de Paris, à l'École Normale Supérieure,
Je remercie très vivement M. Y. Rocard, Professeur à la Sorbonne, Directeur des Laboratoires de Physique de l'École Normale Supérieure, qui a bien voulu m'accueillir dans ses laboratoires et s'intéresser à mon travail.
J’exprime ma profonde reconnaissance à M. P.
Grivet, Professeur à la Sorbonne, Directeur du Laboratoire de Radioélectricité de la Faculté des Sciences de Paris, qui m’a proposé ce sujet d’études et par ses conseils judicieux et ses nombreux encouragements m'a permis de mener à bien l’œuvre entreprise.
Je tiens à remercier M. KF. Bertein, Chef de Travaux du Laboratoire de Radioélectricité pour les suggestions qu’il m'a apportées dans la résolution de divers problèmes théoriques.
Je remercie également M Ponte "Directeurvde la Compagnie Générale de Télégraphie Sans Fil, qui m'a permis d'utiliser les cuves rhéographiques de ses Laboratoires.
Enfin j'adresse ici mes remerciements les plus vifs à M. Gauzit, Attaché de Recherches au C.N.RSS. qui à travaillé avec moi en étroite collaboration dans toutes les tâches ingrates nécessitées par la mise au point du microscope à émission.
Je remercie également tous les membres du Laboratoire de Radioélectricité qui m'ont aidé de près ou de loin dans ce travail.