OBSERVATIONS. DESSINS MICROSCOPIQ.UES
!e corps du microscope jusqu'à ce que la lentille frontale de l'objectif vienne toucher le liquide. On met alors l'œil à Toculaire et très lentement on tourne la vis micrométrique. Il faut beaucoup de précautions, car on pourrait briser la préparation et même l'objectif; il est vrai que la plupart des objectifs à immersion sont montés sur ressort, de façon à pouvoir rentrer dans le corps, quand la lentille frontale vient toucher la préparation.
Dans les observations microscopiques, il faut savoir se mettre en garde contre tous les objets étrangers à la préparation que l'on peut apercevoir. Certains ont leur source dans notre œil lui-même ; on leur donne le nom de mouches volantes. Ce sont des filaments, des globules brillants, qui viennent traverser tout d'un coup le champ de la vision, et restent en repos quand l'œil est immobile. Ces apparences sont dues à des corpuscules, soit de l'humeur aqueuse, soit de l'humeur vitrée, et qui viennent se peindre sur le fond vivement éclairé de l'œil. On les reconnaît facilement à ce qu'on peut remuer la préparation et le corps du microscope sans qu'elles changent de position ni de nature.
Les corps étrangers que l'on peut encore apercevoir sont, en majorité, des poussières. Ces poussières peuvent être sur l'objectif, sur l'oculaire, sur la préparation. On reconnaît facilement ces dernières, à ce qu'elles se déplacent quand on déplace la préparation : les autres, dans ce cas, restent immobiles ; elles se déplacent les unes et les autres quand on fait tourner le corps du microscope, mais seules celles de l'oculaire se déplacent quand on fait tourner celui-ci. Quand on sait où les poussières se trouvent, il est facile de s'en débarrasser en essuyant les lentilles.
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Citons enfin les bulles d'air : ces dernières présentent à une mise au point moyenne, un point central petit, arrondi et clair, avec une zone périphérique large et sombre, gris foncé vers l'intérieur, noire vers Texterieur et interrompue par des anneaux clairs. On est d'ailleurs bien vite renseigné sur ce qui appartient à la préparation elle-même et sur ce qui lui est étranger.
11 est bon de dessiner les objets que l'on examine au microscope ; un bon dessin vaut mieux qu'une bonne description, il est souvent à la fois plus clair et plus complet: il faut donc s'habituer à faire des dessins. On peut dessiner, soit directement, en regardant d'un œil dans le microscope, et en suivant de l'autre son crayon, soit à la chambre claire.
Le deuxième procédé est plus exact, mais le premier est souvent plus clair : on peut accentuer les détails importants, laisser de côté ceux qui ne le sont pas et enfin, surtout, réunir dans un même dessin des particularités qui se trouvent souvent dans des points très éloignés de la préparation. Cependant, le dessin à la chambre claire étant plus exact, puisqu'il est la reproduction fidèle de la préparation qu'on a sous les yeux, il convient de nous y arrêter quelque temps et de revenir sur cette chambre claire, dont nous n'avons dit plus haut que quelques mots, nous réservant de compléter ici l'étude de sa description et de son mode d'emploi.
La chambre claire est un instrument qui permet à l'œil de recevoir à la fois les rayons venant de l'intérieur du microscope et ceux venant de l'extérieur, qui permet par conséquent de projeter sur une feuille de papier rimage qui vient se peindre sur la rétine. Il y en a de bien des modèles, mais une des meilleures est celle de