ACHÈVEMENT DES PRÉPARATIONS
sera sécher de même. Il va sans dire que le nombre de couches de vernis, que l’on applique sur le verre, doit être proportionné à l’épaisseur de l’objet que l’on désire refermer dans la cellule.
Le vernis étant bien sec, on dépose au milieu du verre une goutte du liquide que l’on doit employer et qui naturellement varie selon la nature de l’objet. Celui-ci est alors placé dans le liquide et recouvert d’un couvre-objet. Si pendant cette opération il se forme des bulles d’air dans la cellule, on soulève doucement à moitié le couvreobjet et l’on chasse les bulles en les touchant avec la pointe d’une aiguille et en inclinant le porte-objet. La cellule étant privée d’air, on éponge au moyen de papier buvard la quantité de liquide qui déborde latéralement et l’on donne une couche de vernis noir sur la surface supérieure du couvre-objet. à l’endroit où l’on a donné les premières couches, et de façon à mouiller ces dernières. On met alors la préparation de côté pour vingt ou trente minutes. Au bout de ce temps, le vernis étant un peu séché et le couvre-objet adhérant plus ou moins fortement, parce que la couche supérieure a détrempé les inférieures, on donne deux couches aux côtés latéraux du couvreobjet, et ce de façon que le pinceau touche en même temps le porteobjet. Ces couches étant séchées, on en met successivement deux ou trois autres, de façon que la cellule soit parfaitement fermée. On n’a plus alors qu’à étiqueter la préparation. En Allemagne, on colle souvent avec du silicate de potasse, aux deux extrémités du porteobjet, deux bandes de verre, afin de pouvoir superposer les préparations sans endommager le couvi'e-objet. Ce procédé est mauvais, car le silicate ne présente aucune garantie de durée.
Cellules rondes. — La plupart des préparateurs, au lieu de faire des cellules carrées, comme nous venons de l’indiquer, préfèrent employer des cellules rondes, qui sont plus élégantes, mais moins solides. Ces mêmes cellules sont employées généralement pour les préparations à sec de diatomées.
Pour faire ces cellules rondes on emploie un petit appareil nommé tourneite (fig. ig8). Le porte-objet étant fixé à l’aide de deux valets
sur la plaque tournante, on trempe le pinceau dans le mastic noir, qui doit être assez fluide, et ayant donné une impulsion à la plaque, on Fig- 198. appuie légèrement le pinceau
de façon à déposer un cercle rond de la grandeur voulue. On dépose l’objet avec une goutte du liquide approprié dans la cellule lorsque celle-ci est encore un peu collante. Le couvre-objet est ensuite -mis en place et maintenu pendant quelque temps, pressé sur la cellule,