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Dans la dernière moitié du siècle précédent

apparaissent quelques constructeurs vraiment connaisseurs et qui

établissent des instruments qui présentent réellement de l’intérêt et des innovations remarquables, ce sont : Cuff, Jones, Adams, Martins et Dellebarre.

L’instrument de Cuff fut breveté en 1744 et présente beaucoup de

dispositions heureuses (fig. 220). La platine est libre et peut recevoir

supérieurement toute une série de pièces et inférieurement un diaphragme.

Fig. 219.

Le miroir est libre dans tous les sens.

Le mouvement prompt se fait par glissement de la boite C, le long de la tige carré-plate B.

Une vis de rappel c sert à la mise-à-point exacte.

Enfin tout le corps du microscope peut s’enlever du support à anneau a a pour le changement des objectifs. Ceux-ci, dans notre exemplaire, sont au nombre de six et très bien travaillés.

Fig. 221.

Adams construisit divers modèles de microscope. Le premier (fig. 221) qui dâte de 1776 n’a pas de platine ; les lentilles sont disposées sur une plaque tournante ou revolver et il y a un mouvement lent dont le bouton est caché dans la boite qui surmonte le trépied qui porte l’instrument.

Adams a construit un grand nombre de modèles différents.

Son microscope variable (fig. 222) était monté sur une roue dentée qui permettait de l’incliner sous tous les angles. Le mouvement prompt se produisait par une crémaillière et le mouvement lent par une vis de rappel imitée de Cuff.

Nous possédons de ce constructeur un microscope de poche qui est un petit bijou. Les formes générales se rapprochent du microscope

de Cuff, mais le mouvement lent s’opère par un bouton surmontant la tige-support comme dans nos microscopes actuels.

Tout le microscope s’adapte par glissement à une queue d’aronde fixée sur la boite.

L’instrument se renferme dans la meme boite, qui est couverte en gainerie et qui n’a que 18 cent, de long, sur 10 c. de largeur et 4Y2 c.

d’épaisseur ; on peut donc facilement la mettre en poche.

Ce microscope est accompagné de six objectifs et de tous les nombreux accessoires que l’on utilisait à cette époque.

Fig. 222,

Le microscope de Dellebarre, fût décrit en 1778, dans un rapport présenté à l’Academie des sciences de Paris. L’instrument tout entier est supporté par trois pieds surmontés d’un plateau rond qui donne naissance à une colonne carrée (fig. 223) sur laquelle glissent toutes les pièces qui peuvent également être fixées par des vis de pression.

Ces pièces sont à commencer par le bas :

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