‹ Le microscopeChapitre 27 sur 129 · II. -LA PLATINE · texte numérisé non relu

II. -LA PLATINE

La platine doit être suffisamment grande pour qu’on puisse y appuyer les deux mains et assez épaisse pour qu’elle ne fléchisse pas sous la pression des doigts. On la fait généralement en laiton noirci; parfois on la recouvre d’ébonite ou d’une plaque de verre noir pour qu’elle ne soit pas attaquée par les réactifs.

La platine porte ordinairement deux valets qui servent à maintenir la préparation.

Dans certains instruments la platine, — dite alors à tourbillon — peut faire un tour complet sur son axe en entraînant en même temps la partie optique située au dessus de cette platine ; il en résulte que tous les côtés de l’objet sont successivement soumis à l’éclairage, le miroir restant immobile. Cette disposition est coûteuse et l’emploi actuellement général des condenseurs qui y suppléent, tend à la faire abandonner. Elle est cependant utile quand on veut disposer l’objet dans une direction déterminée pour faciliter le dessin par la chambre claire.

Dans les instruments anglais de première classe la partie mobile de la platine tourne seule. Cette disposition est plus commode que le tourbillon mais elle exige une grande précision naturellement coûteuse dans la construction.

Chariot. Les grands instruments anglais, de même que ceux de M. Nachet ont une platine à chariot, c’est-à-dire composée de plusieurs pièces superposées mobiles à l’aide de boutons qui permettent de faire passer successivement dans le champ du microscope toutes les parties de l’objet que l’on examine et qui permettent aussi, une fois que l’objet est trouvé, de le maintenir en vue et de lui donner la position la plus avantageuse soit pour le dessin, soit pour les mensurations micrométriques.

Platines et sous-platine anglaises.

Fig. 64.

M. Reichert fabrique une espèce de chariot très-commode, que l’on enlève à volonté, mais cet appareil n’équivaut pas tout-à-fait au chariot des anglais.

Page 1