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III. LES MOUVEMENTS

Nous avons déjà indiqué les deux mouvements que doit posséder tout bon microscope. Pour le mouvement rapide, la crémaillière est très supérieure au mouvement de glissement et elle permet seule le maintien parfait du centrage du tube par rapport aux appareils d’éclairage.

Le mouvement lent des microscopes est, en règle générale, produit par deux tubes emboités l’un dans l’autre, ronds ou triangulaires, qui tendent à s’écarter sous la pression d’un ressort à boudin. Une vis, à pas très fin et à cordon molleté, permêt de varier l’écartement de telle quantité désirée. On comprend, en examinant la figure 66 ci-contre, que par suite de cet écartement, le tube extérieur qui porte le tube du microscope, soit entrainé et que l’objectif se rapproche ou s’éloigne de l’objet.

Dans certains grands instruments le mouvement lent est d’une précision et d’une délicatesse extrêmes et il ne saurait trop l’être d’ailleurs, car le mouvement lent remplace l’accommodation de l’œil de l’observateur et c’est de la délicatesse du mouvement micrométrique que dépend la faculté de produire dans un objet des coupes optiques plus ou moins fines et qui permettent, par suite, d’apprécier plus ou moins bien la

structure de l’objet examiné.

Dans le microscope construit sur nos indications par MM. Watson et Sons et que nous décrirons plus loin, le mouvement lent est communiqué au tube par un levier, et ce mouvement lent qui n’a absolument aucun temps perdu, est d’une précision telle que chacune des divisions du bouton correspond à un ’/isoo' de millimètre.

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