ÉCLAIRAGE PAR TRANSPARENCE
Les appareils d’éclairage que l’on emploie dans les microscopes, pour l’éclairage des corps par transparence, sont les miroirs et les condenseurs . L’éclairage se modifie par des diaphragmes.
1. Miroirs. Tout microscope est muni d’un miroir; dans les bons
instruments le miroir est double, plan d’un côté, concave de l’autre ; les miroirs des instruments anglais, sont beaucoup plus grands que dans les instruments continentaux, ils donnent par suite plus de lumière, ce qui est souvent avantageux.
On croyait anciennement que, à l’aide du miroir plan on obtient des rayons parallèles et que le miroir concave donne de la lumière convergente. Cela n’est pas ; le miroir plan donne aussi de la lumière convergente, car, toutes les sources lumineuses dont se sert le micrographe, pour le travail normal, donnant les rayons divergents, il en résulte que les rayons convergent par réflexion sur le miroir. On peut se demander alors comment il se fait que le miroir plan donne un éclairage moins intense que le miroir concave. C’est ce que M. Giltay* explique d’une façon très simple.
Admettons, dit-il, que P Q soit la source lumineuse ou l’ouverture qui en limite l’étendue, par ex. l’ouverture d’une fenêtre ; le point O, dans ce cas, ne recevrait aucune lumière des parties extrêmes du miroir plan, soit selon les directions A O et E O, car les directions A’ et E’ qui y correspondent, n’en reçoivent pas non plus. La partie utile du miroir ne s’étend donc que de B à D. Enfin, le dessin montre encore que le miroir concave peut envoyer en O, de la lumière venant des points e et a, points qui sont situés au delà de A et E, ce qui démontre que la surface utile du miroir concave est plus grande que celle du miroir plan.
Toute la différence entre les deux miroirs consiste donc simplement en ce que le miroir concave peut recevoir et réfléchir sur un point donné un plus grand nombre de rayons, provenant d’une source lumineuse circonscrite, que ne le peut le miroir plan.
Un miroir bien établi doit pouvoir monter et descendre afin d’utiliser diverses tranches du cône lumineux qui tombe sur l’objet ;
E. Giltay. Inleiding tôt het gebruik van den microscoop. Leiden 1885.
LES DIAPHRA3NES.
il doit également pouvoir projeter le cône lumineux sous tous les angles possibles, en donnant ce que l’on nomme « l'éclairage oblique »; on réalise cette dernière condition en suspendant le miroir à une tige articulée.