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I.ES CONDENSEURS

phragmes annulaires et des ouvertures de formes variées. Les deux séries peuvent tourner ensemble ou isolément à volonté.

Achromatic oil condenser. Plus parfait que le précédent, la partie optique peut s’employer à sec, à l’eau et à l’huile et son O. N. est alors de i,35.

La partie optique est formée de 4 lentilles, très grandes, superposées et très rapprochées.

La partie mécanique consiste en un tube où un anneau, à mouvement excentrique, reçoit des plaques-diaphragmes très variées que l’on amène ensuite sous la lentille inférieure.

Il faut, chaque fois que l’on veut changer le diaphragme, abaisser tout le condenseur ce qui est très incommode. Cet ennui n’existe pas dans le condenseur apochromatique.

Condenseur apochromatique. Ce condenseur est l’appareil le plus parfait qui existe actuellement. MM. Powell et Lealand ne l’annoncent pas dans leur prix-courant et nous croyons qu’ils ne le font que sur commande spéciale. Très difficile à construire il est naturellement fort coûteux, son prix est de 3oo fr.

La partie optique qui a une O. N. de 1 .40 est formée de quatre lentilles superposées et l’ensemble est apochromatisé.

La partie mécanique permet tous les éclairages imaginables. Elle est formée d’un tube entrant inférieure- Fig. 71. Fig. 72. ment dans le sub-

Fig. 73.

Stage et portant supérieurement la partie optique (fig. 71 et 72).

Dans ce tube glisse un autre tube portant, comme dans le condenseur précédent, un anneau à mouvement excentrique. Mais, comme ce deuxième tube peut monter et descendre à volonté, on n’a pas besoin, pour changer les diaphragmes, de déranger la position du condenseur, et, en outre, ce mouvement du tube intérieur permet de porter le diaphragme à une distance

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notable des lentilles. On réalise ainsi le mouvement des diaphragmes à tube (sans condenseur) et on peut ainsi varier l’éclairage par gradations insensibles en même temps que, par le changement des diaphragmes,, on obtient tous les éclairages imaginables.

Règles pour l’emploi des condenseurs. Le condenseur du

Prof. Abbe est monté sur le microscope d’une façon fixe, sauf, dans les instruments construits depuis un an environ. Gela présente des avantages pour les observations courantes, mais par contre on ne peut réaliser certaines recherches dans l'image de la flamme, recherches qui ont pour objet la solution des plus difficiles problèmes de la microscopie, p. ex. les derniers détails de la valve des diatomées, le flagellum des.bactéries, etc. Les règles suivantes s’appliquent donc aux condenseurs quelconques pouvant être élevés et abaissés dans l’axe optique du microscope.

On commence par mettre à point, aussi bien que possible, l’objet déposé sur la platine et, ensuite, à l’aide du miroir plan on dirige l’image de la source lumineuse de façon qu’elle vienne tomber au milieu du champ et on monte ou on descend le condenseur jusqu’à ce que cette image soit vue distinctement et avec toute la netteté possible. C’est ce que l’on nomme observer dans l’image de la flamme, car cet éclairage là, qui s’emploie le plus souvent le soir, permet l’observation de détails qui sont invisibles dans tout autre mode d’éclairage.

Toutefois, cet éclairage est parfois désagréable et, dans les observations qui ne comportent pas une haute précision, on descend le condenseur jusqu’à ce que le champ du microscope soit uniformément éclairé. Si la lumière était trop vive on la modérerait à l’aide d’un verre bleu ou neutre.

Si l’on se sert du condenseur avec la lumière du jour, on commence également par mettre l’objet bien à point, puis on dirige le miroir vers un objet éloigné que l’on met également à point en en faisant coïncider l’image avec celle de l’objet. On change ensuite le miroir de position, sans toucher au condenseur, et on le dirige vers un nuage blanc, un mur éclairé ou toute autre source de lumière.

Dans l’éclairage du jour comme dans l’éclairage du soir, on emploie avec le condenseur un diaphragme approprié, c’est-à-dire, permettant de voir l’objet nettement et non noyé dans la lumière. Si on veut l’éclairage oblique, au lieu d’un diaphragme à ouverture centrale on employera soit un diaphragme à ouverture annulaire soit un diaphragme à ouverture excentrique et on sera, dans ces derniers cas, obligé de remonter légèrement le condenseur pour avoir une lumière convenable.

Enfin, un dernier mode d’éclairage et qui permet de tirer un excellent parti d’un objectif quelconque est celui-ci.

On écarte le miroir de l’axe, on incline le microscope et on le dirige de telle façon que l’image de la source lumineuse vienne se montrer directement, de même qu’elle le faisait par l’intermédiaire du

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miroir. Toutes les autres opérations se font comme quand on se sert du réflecteur.

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