‹ Le microscopeChapitre 59 sur 129 · CHOIX D’UN MICROSCOPE · texte numérisé non relu

CHOIX D’UN MICROSCOPE

parvenu en employant le condenseur d’après les règles qui ont été données page 84 de cet ouvrage.

Maintenant que le but est atteint, que l’opération est terminée, vous n’avez plus qu’à hausser le tube, à essuyer la préparation et surtout à sécher avec le plus grand soin la lentille au moyen d’un mouchoir de batiste bien usé. Ces détails paraîtront bien minutieux aux experts, mais ce n’est pas pour eux que nous écrivons ceci ; ils en savent autant et peut-être plus que nous ; notre unique but a été d’initier aux secrets les plus intimes du microscope ceux qui n’ont pas l’habitude du maniement de cet instrument délicat. Après quelques jours d’essais, et si nos conseils sont bien suivis, les débutants seront passés maîtres, et alors ils nous sauront gré, nous aimons à l’espérer, des renseignements que nous nous sommes fait un devoir et un plaisir de leur donner.

pHoix d’un microscope.

Divers points doivent être pris en considération quand on choisit un microscope. Les principaux sont la nature des recherches auxquelles on destine l’instrument et le prix que l’on veut y mettre.

Il est peu avantageux pour un commençant de faire de suite l’acquisition d’un grand instrument complet mais il est plus mauvais encore d’acheter, pour commencer, un petit instrument de qualité inférieure. Au bout de peu de temps il faudra le remplacer et on regrettera alors l’argent dépensé en pure perte.

Ce qu’il y a de plus raisonnable, c’est d’acheter de prime-abord une excellente monture et telle qu’elle puisse suffire plus tard à tous les travaux que l’on aura en vue. Si, à pareille monture, on joint deux objectifs, par exemple, le V2® pouce et le Ve® de pouce, on pourra commencer par s’exercer et plus tard en complétera son outillage.

Nous ne conseillerons à personne de faire cette acquisition à la légère et chez le premier venu. Il ne faudra jamais prendre que des instruments signés, de constructeurs connus, et, si l’on ne s’adresse pas au fabricant lui-même au moins n’emploiera-t-on comme intermédiaires que des maisons connues et en qui l’on puisse avoir toute confiance.

L’Allemagne, l’Angleterre, l’Autriche et la France possèdent des constructeurs éminents ; nous passerons en revue les principales maisons de ces divers pays en décrivant les modèles qui nous semblent les plus appropriés pour les recherches sérieuses. Pour le choix définitif l’acheteur consultera ses goûts, ses préférences et, surtout, les ressources de sa bourse.

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