LE « SCIENTIST’S MICROSCOPE » DE WATSON & SONS
Fig. 160.
WATSON & SONS
WATSON & SONS (3i3 High Holborn, Londres). La maison Watson n’a commencé la construction sérieuse du microscope qu’il y a un petit nombre d’années, mais elle a, dans cette voie, marché d’un pas rapide et assuré et aujourd’hui déjà elle atteint son numéro 3ooo.
Cette maison a un nombre assez élevé de modèles, nous ne décrirons que les plus importants.
Le SWINGING SUBSTAGE MICROSCOPE est du genre Zentmayer. L’instrument est porté par deux colonnes fixées sur une plaque rotatoire graduée, qui, elle meme, repose sur un pied à trois branches.
La platine est excessivement mince, formée d’une plaque munie d’un mouvement rotatoire, sur laquelle repose une deuxième plaque très mince, à qui sont dévolus les mouvements transversal et horizontal qui s’effectuent par deux boutons superposés et agissant sur le même axe.
Le mouvement prompt est donné par une crémaillière à dents obliques et le mouvement lent est produit par un levier qui communique au tube un mouvement très doux et très précis. Ce tube est binoculaire et porte le prisme de Wenham qui peut être enlevé à volonté pour servir comme microscope monoculaire.
Le substage peut décrire un cercle presque complet autour de la platine qui forme le centre de tous les mouvements du microscope. Une graduation permet de se rendre compte de l’obliquité employée.
Le prix de cet instrument muni du tube binoculaire n’est que de & 25.
Le scientist’s microscope (fig. 160) est un instrument porté sur un pied massif à deux branches entre lesquelles il est suspendu. Le miroir peut être incliné sous tous les angles et le substage qui peut être centré peut s’écarter de l’axe de l’instrument.
La platine est à chariot formé de plaques superposées.
Le mouvement prompt est donné par une crémaillière à dents inclinées, le mouvement lent est à levier très sensible.
Le tube est binoculaire.
L’appareil coûte de 17 à 22 £ d’après son degré d’achèvement.
Le MICROSCOPE D’EDIMBOURG (fig. 161) est un instrument dont MM. Watson & Sons ont déjà fourni des exemplaires en nombre considérable et dont ils ont plusieurs modèles plus ou moins parfaits.
L’un de ces modèles, que l’on peut considérer comme le moyen modèle, est désigné sous le nom de STAND C.
Le pied est en fer-à-cheval ; le microscope est porté par une colonne et peut s’incliner.
Le miroir peut s’obliquer sur le côté et en avant.
Le substage peut monter et descendre et les vis de réglage permettent de centrer les condenseurs.
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Le tube est mu par une crémaillière inclinée et le mouvement lent est à levier très précis.'
Le prix de cette monture n’est que de £ 6 ou frs i5o.
Mais l’instrument le plus précis de ces fabricants, nous dirons
Fig. 161.
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même un des plus précis et des plus commodes qui existent actuellement, est celui auquel les constructeurs donnent le nom de MicroSCOpGdu D' Henri Van Heurck pour étude et Photographie des Diatomées et pour toutes recherches délicates.
Dans ce microscope (fig. 162) que MM. Watson and Sons ont eu l’obligeance de construire d’après nos indications, nous avons essayé de combiner la commodité pour le travail journalier, en même temps que toute la précision possible et un prix relativement peu élevé.
MM. Watson ont admirablement saisi toutes les indications que nous leur avons données et l’instrument qui est sorti de leurs ateliers peut être, à juste titre, considéré, comme on le verra plus loin, comme un instrument parfait et réalisant, dans divers points, un degré de perfection qui n’avait point encore été atteint jusqu’ici.
Le pied de l’appareil est en fer à cheval bronzé, il est inférieurement creusé sur ses trois points extrêmes et les cavités ont été remplies par de petits blocs de liège légèrement saillants. Ce liège a pour effet d’amortir les vibrations qui pourraient être communiquées à l’instrument par la table qui le supporte, de même que d’éviter le glissement de l’instrument et les égratignures que les angles du pied pourraient produire sur une table polie.
Une colonne de cuivre, bien robuste et articulée à sa partie supérieure, pour permettre l’inclinaison de l’instrument, supporte tout le microscope. Une vis de pression permet de fixer l’instrument dans toutes les inclinaisons, mais l’instrument est si bien balancé que cette vis est quasi superflue.
Afin de réduire les vibrations au minimum, toutes les pièces de l’instrument ont été faites comme si elles appartenaient à un corps solide. Le support, qui porte la platine, est fait d’une seule pièce coulée, et se prolonge jusque dans l’articulation du sommet de la colonne ; de même, le support du tube s’emboite dans le support de la platine et y est fixé par six vis, ce qui lui donne la même rigidité que si le tout ensemble était coulé d’un seul bloc. Les deux pièces emboitées sont en outre traversées par l’écrou de serrage pour l’inclinaison.
La platine peut tourner sur son axe ; au lieu des petites plaques, à simple frottement doux, par lesquelles on assure inférieurement le maintien de la plaque rotatoire, il y a ici trois plaques à double ressort. De là résulte une rotation très douce, en même temps que le maintien parfait dans toutes les positions et cela sans avoir besoin de passer par un engrenage qui généralement donne de petits chocs après une certain temps d’emploi.
Deux plaques superposées, d’après le système des anciens Stands Ross, commandées par des boutons latéraux, transmettent les mouvements
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horizontal et vertical à la préparation. Celle-ci se dépose sur une barette mobile munie d’un butoir fixe et peut être immobilisée par un petit bouton.
On peut, pour le travail ordinaire, remplacer la barette par une plaque fixe, munie de deux valets.
Les mouvements horizontal et vertical ont une étendue de 25 millimètres ; des échelles divisées permettent, à l’aide de verniers, de lire les dixièmes de millimètre des mouvements.
Le support du corps renferme le mouvement lent et porte antérieurement le tube qui, aussi bien pour le mouvement prompt que pour le mouvement lent, se meut entre des guides, qui, au besoin, peuvent être relâchés ou resserrés.
A la partie supérieure du porte-tube se trouve un bouton qui, s’ajustant dans un petit support à vis calantes, permet d’immobiliser parfaitement tout l’instrument dans la position horizontale lorsqu’il s’agit de photographier dans cette position. — Quant à nous, nous l’employons rarement, nous préférons infiniment la position verticale comme nous l’indiquons dans le chapitre « Photomicrographie » de cet ouvrage.
Le mouvement lent est d’une délicatesse exquise et d’une précision qui dépasse celle de tous les microscopes de notre collection. Chacun des tours du bouton du mouvement lent correspond à '/is^ demill.; comme l’ajustement est parfait on peut, dans certains cas, apprécier jusqu’à un centième de tour, soit ^isooe de millim. Par suite du mécanisme le mouvement lent agit en sens inverse de celui des microscopes continentaux et nous avons, en conséquence, fait marquer, sur la tête du bouton, deux flèches en directions opposées, portant à leur tête les lettres M et D, indiquant le sens où il faut tourner pour faire Monter ou Descendre le tube.
Le tube est à tirage ; entièrement fermé il a une longueur de 160 millim. soit donc celle nécessaire pour l’emploi des objectifs continentaux. Tout tiré, il a 260 millim. et on peut alors l’employer pour les apochromatiques pour tube anglais. Le tube est plus étroit dans la partie tout à fait supérieure, ce qui a permis de le noircir jusqu’à la moitié de la longueur de l’oculaire, afin d’éviter absolument tout reflet intérieur, cause si souvent d’ennuis dans la photomicrographie. Peut être vaudrait il encore mieux de le tapisser de velours noir.
Inférieurement le tube de tirage porte le pas de vis anglais, afin de pouvoir être employé avec l’apertomètre d’Abbe, etc.
Le miroir est porté par une tige pouvant se mouvoir latéralement ; il peut aussi, dans une certaine mesure, monter et descendre.
Venons en maintenant au substage que nous avons à dessein réservé