JVIesure du pouvoir amplifiant
Mesurer le pouvoir amplifiant d’un microscope est chose très facile. Deux procédés peuvent être employés.
D’abord un micromètre (ou millimètre divisé en loo parties) étant placé sur la platine, on peut en projeter l’image sur une feuille de papier placée à la distance de a5o millimètres (distance conventionnelle de la vision distincte) de l’oculaire et cela par le secours d’une chambre claire. On trace alors au crayon un certain nombre des lignes projetées sur le papier, dix par exemple. On place ensuite sur la mesure dessinée un double décimètre portant l’indication des millimètres et l’on examine combien de centimètres et de millimètres sont occupés par la division dessinée. Si une division de la mesure dessinée est égale à un centimètre, le micromètre marquant des centièmes de millimètre, le grossissement sera de looo. Si nous conseillons de dessiner dix divisions, c’est afin d’obtenir une mesure plus exacte en prenant une moyenne.
Il est évident que, dans le cas que nous avons supposé, dix divisions (le grossissement étant de lOoo) égaleront un décimètre. Seulement le grand nombre de divisions rendra plus apparentes les fractions de centimètre. L’on pourra ainsi s’assurer facilement que dix divisions occupant lo centimètres 2 millimètres, le grossissement sera de 1020, tandis que si l’on n’avait pris qu’une seule division, la petite fraction aurait passé inaperçue.
Le second procédé, dit de la double vue, est plus difficile et exige quelque habitude. On pose le papier également à 25 centimètres et l’on regarde de l’œil gauche au microscope, tandis que de l’œil droit on regarde le papier. Il arrive alors que les deux images se confondent et que l’on peut marquer sur le papier les lignes du micromètre qu’on y voit projetées ; pour tout le reste, on agit comme dans le procédé précédent.
Ce moyen exige beaucoup de pratique, mais il présente de grands avantages dans les forts grossissements, alors que le champ du microscope est déjà assez sombre et que l’emploi de la chambre claire, qui enlève encore une partie de la lumière, présente de sérieuses difficultés.