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MESURE ET REPRODUCTION DES OBJETS MICROSCOPIQUES

dans l’étude des diatomées ; aussi il y a longtemps que nous avons renoncé à ce procédé pour en employer un autre bien plus commode.

L’oculaire que nous avons construit porte une annexe latérale où est logé un petit cadre de cuivre, plus grand que le diaphragme, glissant entre deux rainures et pouvant sortir de son abri à l’aide d’une vis. Dans ce cadre se trouve placée une lame de verre portant des divisions décimales et espacées de telle façon que, avec un objectif de Vio^ de pouce, chaque petite division corresponde à un millième de millimèti'e. Les grandes divisions du micromètre égalent donc un centième de millimètre. Par suite de cette division tous les autres objectifs donnent des mesures entières, les petites diftérences pouvant s’anihiler par le tirage du tube du microscope.

Depuis peu ce système d’oculaire a également été adopté par la maison Zeiss qui construit actuellement un oculaire compensateur n“ 6 qui donne également, avec les objectifs apochromatiques, la valeur directe des intervalles. Toutefois nous trouvons la base adoptée par MM. Zeiss pour la valeur des intervalles beaucoup moins commode que la notre.

Par notre système d’oculaire on parvient ainsi, en quelques instants, à faire, sans erreur possible de calcul, une série de mensurations qui prendraient au moins dix fois autant de temps par le procédé ordinaire.

La grandeur des objets microscopiques peut être exprimée de diverses façons. M. Harting a proposé, avec raison, de rejeter le millimètre comme base de mensuration et d’employer comme unité le millième de millimètre (o'^“,ooi) qu’il propose de nommer mikron et de représenter par /z. Un objet mesurant i5 jx aurait donc i5 millièmes de millimètre, ce qui pourrait s’écrire aussi o,oi5.

Cette façon de s’exprimer est bien plus rationnelle que de dire

par exemple de millimètre, etc.,

fractions qui ne disent rien à

l’esprit, car il faut d’abord, pour se rendre compte de ces valeurs, commencer par en faire la réduction en fractions décimales de l’unité de mesure.

L’expérience nous a démontré que le millième de mill. est une unité beaucoup trop petite pour les diatomées On serait, presque chaque fois, forcé d’annoncer un chiffre considérable et cela sans aucun motif, car la taille de ces êtres est très variable et peut aller du simple au double. 11 faut donc ici se servir du centième de millimètre et l’on se trouve dans le même cas que dans les mensurations macroscopiques où l’on est forcé d’employer en même temps le mètre et le centimètre.

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