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Ji^ES PROCÉDÉS OPÉRATOIRES

Il nous reste encore maintenant à décrire comment on s’y prend pour faire un photogramme.

Nous pourrons ici être court, d’autant plus que les choses sont fort simples et que, grâce à la merveilleuse invention du « gélatinobromure » faite par notre ami l’habile micrographe anglais, Dr. Maddox, les procédés photographiques se sont vulgarisés de telle façon que presque chacun est aujourd’hui initié à la photographie.

La production d’un photogramme, comprend, comme on sait, deux opérations : la production du cliché et le tirage sur papier.

PHOTOMICROGRAPHIE.

1. Production du cliché. Voici comment on s’y prend avec notre appareil.

Après avoir mis dans le champ du microscope, l’objet que l’on veut photographier, on dispose la chambre noire au dessus de l’instrument, et ce de telle façon que le bout du tube arrive à cinq ou six centimètres au dessus de l’intérieur du fond. La lumière latérale au tube est soigneusement écartée, d’abord en serrant la petite bourse en tissu noir autour du tube et ensuite en glissant sur le tube du microscope un petit disque en carton noir. L’ouverture de ce disque est telle qu’il vienne se poser sur l’anneau saillant du tube.

L’objet est alors soigneusement mis à point et éclairé convenablement et conformément aux indications que nous donnerons plus loin.

Lorsqu’on est satisfait de l’image, on remplace l’oculaire ordinaire par un oculaire à projection et on ferme la chambre noire.

On vérifie si l’image tombe bien au centre du verre dépoli, si cela est, on remplace le verre dépoli par le châssis à glace polie. En se servant d’une loupe parfaitement mise à point sur la face inférieure de cette glace on voit si tous les détails de l’image sont bien tels qu’on les veut, sinon on rectifie à l’aide du mouvement lent.

On pose maintenant un carton devant le microscope de façon à couper l’arrivée de la lumière à l’instrument. On remplace la glace de mise-à-point par le châssis contenant la plaque sensible et on procède à la pose en enlevant le carton pendant le temps jugé necessaire.

Ce temps étant écoulé on remet en place le carton coupe-lumière. On ferme le châssis et on le transporte dans la chambre de travail.

La chambre noire de travail doit être hermétiquement close, toute lumière soit naturelle, soit artificielle, dont on se sert pendant le développement de la plaque, doit être tamisée par un verre orangé et un verre rouge rubis. On doit même recouvrir la cuvette de développement d’un carton jusqu’à ce que l’image soit convenablement venue.

Pour procéder au développement on plonge la glace sensibilisée dans le développateur qui est versé préalablement dans une cuvette plate. On promène continuellement le développateur sur la surface de la couche impressionnée. Lorsque l’image est venue avec tous ses détails et avec l’intensité nécessaire, ce dont on s’assure en regardant la plaque par transparence, contre la lumière, alors on la lave soigneusement sous un filet d’eau et on la dépose dans le bain fixateur.

La plaque est fixée l’orsqu’on n’aperçoit plus aucune partie blanche à sa surface. On procède maintenant à un nouveau lavage, et on dépose la plaque pendant quelques minutes dans une solutions saturée d’alun qui a l’avantage de rendre la couche de gélatine imputrescible,

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tout en la rendant plus transparente et en l'attachant fortement au verre qui lui sert de support.

La plaque retirée du bain d’alun est mise, placée debout contre les parois, dans une grande cuve contenant de l’eau de pluie. On l’y laisse lo à 12 heures tout en changent 2 ou 3 fois l’eau de la cuve afin que les dernières traces du fixateur soient dissoutes par l’eau ambiante et enlevées.

La plaque, retirée de l’eau, est mise à sécher spontanément (sans intervention de la chaleur qui fondrait la gélatine) et on peut ensuite procéder au tirage sur papier.

Développateur. — Il existe un grande nombre de produits pouvant servir à développer l’image. Le fer, l’acide pyrogallique, l’hydroquinone, l’Eikonogène sont les plus usités et on les emp'oie d’après les formules que l’on trouve jointes à toutes les boites de plaques.

Tous les développateurs, quand ils sont employés par une main expérimentée et que le cliché a posé exactement le temps nécessaire donnent de bons résultats. Poser le temps voulu et bien mener son développement, tout le secret est là.

Quant à nous, après avoir essayé bien des formules, nous nous en tenons exclusivement soit au « Parfait développateur à l'hydroquinone et à l'Eosine de P. Mercier » ('), soit à une formule que nous donnons ci-après.

Le développateur Mercier, qui se conserve inaltéré pendant longtemps pourvu, qu’on le conserve dans des flacons bouchés et placés dans l’obscurité a l’avantage de permettre une certaine latitude dans le temps de pose tout en permettant aussi d’amener le cliché juste à l’intensité voulue.

Nous allons encore donner quelques détails complémentaires pour son emploi.

Si la pose a été bonne, l’image commence à se montrer au bout de trois minutes ; elle apparaît graduellement, le ciel et les grands blancs d’abord, les demi-teintes ensuite, avec tous leurs détails. On laisse ceux-ci se développer et l’image se fouiller dans les ombres jusqu’au moment où le cliché semble se troubler et va prendre une teinte presque uniforme sur toute sa surface, excepté sur les bords, qui, restant d'un blanc pur, attestent qu’il n’y a pas production de voile.

L’opération doit demander au moins 10 minutes ou 1/4 d’heure, selon la sensibilité des glaces. Quand l’image est plus longue à venir, soit par défaut de pose, soit par manque de sensibilité de la plaque, soit parce qu’on emploie un bain plus ou moins usé, il n’y a qu’à

(1) Faubourg S^-Martin i58 à Paris.

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attendre en la surveillant : elle vient toujours, aussi vigoureuse et aussi détaillée que possible, et si le cliché n’a pas vu le jour, elle n’est jamais voilée {}).

On peut développer lo à i5 plaques dans le même bain sans qu’il noircisse, c’est-à-dire sans qu’il perde beaucoup de sa puissance, surtout si on le revivifie de temps en temps avec un peu de révélateur neuf. — loo à i5o gr. de liquide suffisent pour une douzaine de clichés 9x12.

Il faut bien se garder de rejeter les vieux bains (ayant déjà servi plusieurs fois) ; ils développent moins vite, mais ils sont excellents pour l’usage courant.

Clichés ordinaires et clichés surexposés. — On sait que la grande difficulté, en photographie, est d’évaluer exactement le temps qu’il faut poser, selon l’éclairage du sujet à reproduire, la qualité des plaques, celle de l’objectif, etc.

Avec les révélateurs précédemment usités, l’oxalate de fer, l’acide pyrogallique, et souvent même avec les bains ordinaires à l’hydroquinone, un cliché trop posé se voile, prend une teinte grise uniforme, et se trouve parfois irrémédiablement perdu.

Le Parfait Révélateur permet de corriger des écarts considérables dans le temps de pose, et d’éviter ces mécomptes décourageants.

Il suffit de se rappeler que, lorsque le temps de pose a été à peu près exact, il faut environ 3 minutes avec le bain neuf, 4 minutes avec un vieux bain, pour que l'image commence à se montrer dans les grands blancs. Si elle apparaît plus vite, c’est qu’il y a un très grand excès de pose ; dans ce cas on retire le cliché et on le met dans un bain plus ancien, ou bien l’on étend simplement le bain en usage avec de l’eau distillée. — Lorsqu’on sait à l’avance que le cliché est beaucoup trop posé, on peut commencer par le mettre dans un vieux bain, et le laisser ainsi se développer lentement, pour le tâter ; on amène au point voulu en ajoutant peu à peu, s’il le faut, du révélateur plus neuf. — En suivant cette simple indication, chaque fois que l’on ignore si la pose a été bonne, tout se réduit

(1) C’est précisément la lenteur de développement particulière à ce révélateur, qui produit la beauté et l’énergie des clichés ainsi obtenus, même avec un temps de pose moitié plus court qu’à l’ordinaire : le liquide a le temps de réagir dans toute l’épaisseur de la couche impressionnée, les blancs se détachent avec vigueur sur les parties plus sombres, tandis que les objets peu éclairés et les détails viennent également bien.

De plus, grâce à cette lenteur du développement, on peut conduire celui-ci à volonté, le pousser ou le suspendre suivant le besoin, saisir le moment précis où il faut retirer le cliché, et toujours obtenir des résultats satisfaisants.

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à une affaire de soins et d’attention, et l’on ne doit avoir jamais d'insuccès.

Avec une pose exacte, l’argent réduit a une belle teinte noire ; une exposition trop longue produit une teinte sépia, également excellente pour le tirage.

Il est évident qu’il ne faudrait pas laisser trop longtemps dans un bain neuf et sans surveillance un négatif surexposé.

Développé convenablement, un cliché, même beaucoup trop posé, peut venir avec une teinte faible, comme lorsqu’il y a manque de pose ; mais il ne se produit pas de voile, et il suffit d’un simple renforçage au bichlorure de mercure et à l’ammoniaque pour en changer la couleur et le rendre capable de produire d’exellentes épreuves.

Instantanés et clichés peu posés. — Le Parfait Révélateur, par son extrême énergie, se prête admirablement au développement de ces sortes d’images ; il suffit d’employer un bain neuf et d’y laisser la glace impressionnée 1/4 d’heure et plus s’il le faut, jusqu’à ce qu’en l’examinant par transparence, on ne constate plus d’augmentation d’intensité. — On peut employer avec avantage plusieurs bains neufs successifs. — Mais c’est surtout dans ces cas qu’il faut couvrir la cuvette avec un écran, pour éviter, quoi qu’on en ait dit, même la lumière directe de la lanterne rouge.

On obtient ainsi d’excellents instantanés, aussi beaux et aussi nets qu’on peut le désirer, et plus vigoureux qu’avec tout autre révélateur.

Renforqage du cliché. — Un cliché trop faible peut être renforcé par les procédés connus.

L’un des plus simples et des plus énergiques est le renforçage au mercure. On place le cliché, fixé et bien lavé, dans une solution de bichlorure de mercure à 5 p. 0/0, avec 5 gr. de sel de cuisine, où on le laisse blanchir d autant plus qu'on veut lui donner plus de vigueur. On le lave ensuite à grande eau, et on l’arrose avec un mélange de deux ou trois parties d’ammoniaque pour sept ou huit parties d’eau ordinaire. Il noircit aussitôt en acquérant de l’intensité.

L’ammoniaque peut être remplacée par le révélateur à l’hydroquinone lui-même, étendu d’eau ; mais ce procédé, très énergique, exige des lavages préalables beaucoup plus minutieux.

On arrive souvent à obtenir de bonnes épreuves avec un cliché faible en tirant à l'ombre, ou, au soleil, sous quelques doubles de

papier blanc.

Quant à notre formule, la voici :

Hydroquinone 8 gr.

Sulfite de soude chimiquement pur. 5o gr.

Carbonate de soude chimiquement pur 5o gr.

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Bromure de potassium , . 5 décigr.

Eosine • . . . i centigr.

Eau distillée i litre.

Nous n’employons jamais qu’un bain neuf que nous utilisons pour plusieurs plaques ; si l’image vient trop promptement nous ajoutons de l’eau, si elle vient trop lentement nous renforçons au contraire en ajoutant successivement de petites quantités du mélange suivant :

Sulfite de soude chimiquement pur 5o

Carbonate de potasse 20

Iconogène 10

Eau 3oo

Fixateur. Comme fixateur, pour les plaques au gélatino- bromure on emploie une solution de 200 grammes d’hyposulfite de soude dans un litre d’eau. Ce bain est versé, au fur et à mesure des besoins, dans une cuvette qui en contienne suffisamment pour bien immerger la plaque. On doit l’employer toujours frais. Sitôt qu’il brunit il doit être jeté, sinon il exerce une influence nuisible sur le cliché dont il trouble la parfaite transparence.

Avant que de finir ce chapitre, nous devons dire un mot sur les plaques sensibles à employer.

Toutes les plaques ne sont pas également bonnes pour la photomicrographie. Il faut que la couche soit suffisamment sensible, à grain aussi fin que possible et il faut qu’elle se laisse également bien pénétrer à fond par l’image.

Ces conditions sont difficiles à trouver réunies. Il y a déjà dix ans, dans notre travail sur l’éclairage électrique, nous avons indiqué les plaques Ilford qui, à cette époque, se vendaient sous le nom de plaques Marion, du nom du débitant qui en avait acquis momentanément le monopole.

Depuis lors nous avons fait- des essais en quantité et expérimenté les marques les plus diverses. On s’imagine toujours, chaque fois, que l'on essaie une marque nouvelle, que l’on vient de dénicher le merle blanc et que l’on va, cette fois-ci, obtenir des résultats phénoménaux.

Il n’en est rien malheureusement, et l’on voit que l’on n’a fait que se créer de nouvelles difficultés ; il faut en effet recommencer à nouveau, chaque fois, ses essais de pose, de développateurs, etc., etc. Après des déboires sans fin, nous en sommes revenu, après chaque essai, à nos Ilford et nous recommandons fort cette marque que l’on trouve partout à Londres. A Paris on l’obtiendra chez Molteni, rue du Chateau-d’eau.

Pour la Belgique, le représentant général de la maison Ilford est M. Louis Van Neck, rue Klapdorp à Anvers. On trouvera aussi chez lui toutes les plaques possibles de même que tous les produits et tous les appareils photographiques anglais, allemands, français ou

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américains. C’est peut-être la maison qui, sous ce rapport, est la mieux fournie du continent.

On pourra aussi faire construire chez M. L. Van Neck tous les appareils de photomicrographie ou de photographie usuelle que l’on pourra désirer. Il est bien connu, croyons nous, de nos lecteurs que M. Van Neck, qui a introduit en Belgique la construction des appareils de photographie de précision, possède des ateliers admirablement installés et outillés et que lui-même est l’inventeur fécond de ces nombreux appareils si coquets et si réduits qui sont employés exclusivement par nos amateurs les plus habiles.

2. Tirage sur papier. — L’orsqu’il s’agit de détails de structure très délicats, l’auteur du cliché est seul capable de faire un tirage convenable sur papier. Mais, toutes les fois qu’il s’agira de clichés ordinaires, nous conseillons aux micrographes de faire faire le tirage par un photographe de profession, expérimenté, à qui l’on donnera les indications nécessaires.

Le prix de revient, dans ces conditions, sera souvent moindre que si on faisait le tirage soi-même, car, si on ne peut constamment avoir l’œil au tirage, on risque de gâter beaucoup de papier.

Le tirage sur papier est, en tout cas, facile et simple affaire de temps et de patience. Nous allons indiquer comment elle se fait.

Donnons d’abord les formules :

1° Bain d’argent :

N itrate d’argent 1 5

Eau ............. 70

Alcool - 3o-

2° Bain de virage :

Eau 4 litres.

Chlorure d’or . . . . i gramme.

Hypochlorite de chaux, i gramme.

Craie Une petite quantité de façon à rendre le

bain alcalin.

3" Bain de fixage :

Eau • . 100

Hyposulfite de soude lâàzo

Le papier albuminé, que l’on achète tout préparé et que l’on choisira de la meilleure qualité, est étendu sur la surface du bain d’argent préalablement versé dans une cuvette horizontale en verre ou en porcelaine. Après trois ou quatre minutes de contact, le papier est saisi par un des angles et fixé, au moyen d’un crochet de bois, à une corde tendue dans la chambre noire. On l’y laisse sécher.

Prenant ensuite le cliché, on place le papier sensibilisé derrière la face où se trouve l’image, puis le tout est renfermé dans le châssis à reproduction et exposé à la lumière.

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Quand on juge que l’image est assez venue, on plonge le papier dans le bain de virage et on l’y laisse jusqu’à ce qu’il ait pris un beau ton.

L’épreuve est alors mise dans le bain d’hyposulfite, dont on la retire, quand, examinée par transparence, les endroits non attaqués du papier paraissent parfaitement blancs.

Pour terminer, on la plongera vingt-quatre heures dans un seau d’eau pure qu’on renouvellera deux ou trois fois.

L’épreuve est alors séchée et collée.

Depuis quelque temps M. Mercier a introduit l’emploi d’un nouveau papier, qu’il nomme Papier iso-vîreur au nitrate durane, qui donne des images très belles et n’exige, après le tirage, qu’un simple fixage à l’hyposulfite de soude. Ce papier, dont l’usage est excessivement commode, se trouve dans toutes les bonnes maisons de fournitures photographiques et nous recommandons à tous les photomicrographes d’en faire l’essai, persuadé, que nous sommes, qu’ils en seront aussi satisfaits que nous le sommes nous même.

3. Indications générales. 11 nous reste encore à donner maintenant quelques indications générales que nous avons réservées jusqu’ici pour ne pas embrouiller la marche générale des explications.

1. Pour que l’image se reproduise sur la plaque sensible avec le maximum de netteté et de détails, il faut que l’image de la source lumineuse soit aussi coïncidante que possible avec l’image de l’objet. Cela est de rigueur toutes les fois que l’on se sert d’un grossissement assez notable et que l’objet est photographié dans l’éclairage axial.

Si le grossissement employé est faible, il faut, au contraire, se servir d’un éclairage convergent et employé de telle façon que l’image de la source lumineuse tombe au dessus des lentilles de l’objectif.

2. De ce qui vient d’être dit, il découle naturellement que le microscope, destiné à la photographie, doit être muni d’un condenseur. L’excellent condenseur d’Abbe,ne suffit pas toujours entièrement ici, excepté pour l’éclairage oblique. On exige d’un condenseur pour microscope photographique qu’il soit achromatique et qu’il donne de la source lumineuse une image aussi étendue que possible, afin que tout le champ soit uniformément éclairé.

Le condenseur achromatique de Zeiss, qui a été spécialement construit pour les besoins de la photographie, remplit parfaitement le but auquel il est destiné.

Dans certains cas nous lui préférons cependant le condenseur apochromatique O. N. 1.4 de MM. Powell & Lealand. Dans d’autre cas encore, comme cela a été indiqué d’ailleurs par M. le D*". R. Zeiss, on se trouve très bien de l’emploi d’objectifs faibles, achromatiques,

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OU apochromatiques, tels que le 16 mill., le A, le AA, etc., de Zeiss. Dans les très faibles grossissements on se sert comme condenseur d’un verre achromatique biconvexe. Tout cela dépend un peu des circonstances, l’essentiel est d’éclairer l’image convenablement, proportionnellement à l’ouverture numérique de l’objectif et sans détruire de détails ou sans provoquer une image courbe et par suite déformée par l'emploi d’un cône éclairant disproportionné.

Le R. Zeiss, dans son traité de photomicrographie, pose en règle générale que, aussi bien pour l’observation directe, que pour la photographie des objets colorés — les bactéries exceptées, — il faut que le cône d’éclairage soit de grandeur telle qu’il remplisse le tiers de l’ouverture libre de l’objectif. On s’en assure en enlevant l’oculaire et en regardant dans le tube du microscope après avoir préalablement placé, devant son œil un verre enfumé pour protéger la rétine contre le trop vif éclat de la lumière. Le verre enfumé est absolument nécessaire quand c’est le soleil que l’on emploie comme source d’éclairage.

3. Dans les deux paragraphes précédents, c’est surtout les objets histologiques que nous avions en vue. Pour les diatomées, au contraire, où l’éclairage oblique est très souvent nécessaire, rien ne peut remplacer le condenseur Abbe, à grande ouverture. Pour l’éclairage axial même, nous nous sommes très fréquemment servi de ce condenseur et fort avantageusement.

Les plaques ordinaires, au gélatino-bromure, excellentes pour la reproduction des objets incolores, ne conviennent pas autant quand il s’agit de photographier certains objets, p. ex. les bactéries colorées artificiellement, qui demandent un temps de pose considérable et dont la reproduction est parfois très difficile.

Si l’on pouvait toujours employer des bactéries colorées au Brun de Bismarck, la photographie de ces micro-organismes ne présenterait guère de difficultés, car cette couleur, par sa nature peu actinique, permet d’obtenir de très bons clichés par les procédés ordinaires. Malheureusement, beaucoup de préparations de bactéries sont colorées par des rouges d’aniline dont la nature chimique rend impossible l’obtention de clichés suffisamment différenciés. 11 fallait donc trouver un moyen de diminuer la puissance actinique des rayons de lumière rouge qui passent au travers des bactéries, de manière à en retarder l’impression sur la couche sensibilisée. Ce problème, que l’on croyait insoluble, a été résolu par M. Henri Schleusner d’Anvers, par un procédé aussi simple qu’ingénieux : tout bonnement par la simple

compensation des couleurs ; c’est-à-dire, en plaçant entre l’objectif et la plaque photographique, un verre vert dont la nuance neutralisait le plus parfaitement possible la lumière rouge. Il obtint ainsi

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une image composée de bactéries noires sur fond vert, deux couleurs dont l’écart, relativement à la puissance actinique, était bien plus considérable que celui existant entre le blanc-jaunâtre et le rouge de l’image non compensée.

Par ce procédé, les temps de pose deviennent nécessairement très longs, mais les clichés ainsi obtenus ne laissent guère à désirer et ils ont valu à M. Schleusner les vives félicitations du Di' Koch.

Depuis lors on est parvenu également à des résultats satisfaisants en employant, pour photographier les préparations de ce genre, les plaques dites « iso-chromatiques », c’est-à-dire, traitées à l’éosine et où cette substance joue le même rôle que le verre compensateur de M. Schleusner, c’est-à-dire, retarde la venue de certaines couleurs.

Les plaques iso-chromatiques ont été pour la première fois employées en photomicrographie, par M. Schleusner et nous, dans des recherches faites en commun en 1884. Elles sont depuis lors employées par tous les bactériologistes.

Voilà les données principales qui devront guider celui qui commence la photomicrographie. Ici, comme en bien des choses l’on ne peut que donner des indications générales et que chaque travailleur modifie un peu d’après ses convenances et ses aptitudes personnelles. Afin toutefois de donner un nombre d’indications plus grand et plus divers nous avons demandé à trois de nos amis de vouloir bien nous donner une note sur leur façon de travailler.

Ces Messieurs, qui sont les plus habiles photomicrographes de l’Angleterre, peuvent à juste titre être considérés comme les Maîtres de l'Art » ; leurs indications seront d’autant plus précieuses pour nos lecteurs que le champ d’étude de ces habiles travailleurs n’est pas le même. En effet, M. le Docteur Maddox, l’illustre inventeur du gélatino-bromure qui a si heureusement changé le champ de la photographie, s’est occupé d’histologie et de diatomées ; M. Comber s’occupe exclusivement de diatomées et ses épreuves sont regardées comme hors ligne ; enfin M. Andrew Pringle, auteur d’un excellent traité de photomicrographie s’occupe spécialement des bactéries.

Nous conseillons fort aux débutants d’étudier soigneusement ces notes que nous allons donner comme conclusion de ce chapitre.

Note de M. le D^. H. L. MADDOX.. « Comme vous avez exprimé le désir, que je vous dise comment je travaillais en photomicrographie, il faut que je remonte aux jours du collodion. Je ne me rappelle pas exactement la dâte des premiers essais, mais c’était je crois en 1863-64.

« Aussitôt que possible, j’arrangeai une petite chambre avec fenêtre au Sud, munie de volets ayant deux petits carreaux en verre orange foncé. L’un des volets avait une ouverture centrale pour admettre les rayons solaires projetés du dehors par une caméra solaire de

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Dubosq ou un héliostat à deux miroirs. Toutes les opérations : collodionner, sensibiliser, exposer et développer se faisaient dans la chambre avec la plus grande facilité. La base ou table, qui supportait la caméra solaire, quand on employait le microscope, et le châssis avec ses volets, était faite d’une planche forte, en bois noirci et rebordé en fer, et reposant sur quatre pieds triangulaires arrangés de manière à donner une grande stabilité contre les vibrations quelconques.

« Cette planche avait 5 pieds en longueur et 12 pouces en largeur.

« L’héliostat se posait hors de la fenêtre ouverte ; il était muni de deux miroirs et arrangé de manière à projeter les rayons réfléchis à travers l’axe du microscope placé horizontalement. Quoiqu’avec la

caméra solaire, il était facile de se servir des rayons solaires con-

vergents, ou d’un faisceau parallèle, ces derniers étaient employés de préférence, et très rarement j’employais la lumière oblique. En dehors du volet, en bas, et exactement sur le trajet de la lumière réfléchie, était souvent placé une cuve verticale à faces parallèles contenant une solution de sulfate de cuivre ammoniacal. La lumière, fournie ou par la caméra solaire, ou par l’héliostat, était reçue directement sur le condensateur propre du microscope. Le microscope,

du grand modèle Ross, avait des tubes plus larges et plus courts que d’ordinaire et était flxé sur un support en acajou bien dressé. Le tout était soigneusement ajusté de telle manière que tous les axes correspondaient et que les pièces pouvaient glisser entre les guides sur la planche noircie, tandis que les châssis pour les plaques sensibles étaient faits de façon à pouvoir s’incliner en divers sens pour que la surface de la couche sensible pût correspondre en parallélisme, en cas de déviation dans la monture de l’objet. L’image était projetée sur carton bristol et examinée à l’aide d’une loupe.

« Devant le carton était placé un écran, percé au centime, selon la grandeur désirée du champ, et un second écran avec une ouverture beaucoup plus petite était posé plus prés du tube du microscope. La mise au foyer exacte se faisait à l’aide d’une baguette flxée sous la planche noire et une corde en soie cirée passant autour de la tête divisée de la vis micrométrique.

« Pour augmenter le grossissement, voyant que la chambre ne permettait pas l’emploi d’une planche plus longue je me servis d’une lentille concave achromatisée, placée, selon la nécessité, entre deux et trois pouces derrière l’objectif, de préférence à un oculaire quelconque.

« En faisant usage de l’appareil de polarisation j’employais la lumière directe de l’héliostat. Quelquefois un large prisme achromatisé était employé en place du condensateur du microscope. Pour les négatifs stéréoscopiques, un demi-diaphragme, capable de rotation autour de l’objectif, était placé devant la lentille antérieure pour les

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objectifs faibles ; pour ceux d’un foyer court on s’arrangeait de manière à projeter les rayons du condenseur à petit angle (9° à aux côtés opposés pour les deux images, souvent il était fort difficile d’illuminer la 2® fois la même partie exactement et au même degré qu’on l’avait fait la première fois.

« Quelques uns des objectifs étaient corrigés, mais d’autres avaient un foyer chimique. De temps en temps quelques changements dans les détails avaient lieu, selon l’occasion. Telle était, brièvement décrite, la manière d’opérer à cette époque.

« Depuis l’année 1871 , quand j’annonçai la substitution du gélatinobromure au collodion, qui deux ans plus tard commença à être une affaire de commerce, et qui, maintenant, a pris une extension extraordinaire dans tous les pays, ma méthode d’opérer peut être décrite comme suit.

« Ayant changé de local, et voyant que les plaques sensibles au gélatino- bromure demandaient des précautions inutiles pour le collodion, je choisis, pour éclairage, la flamme d’une bonne lampe à pétrole, ayant une large mèche. La planche noire, avec ses quatre pieds, étant conservée, j’ajoutai une autre au dessus. Sur cette planche supérieure reposait une chambre noire à soufflet à une hauteur telle que son centre correspondît au centre du tube du microscope placé horizontalement. Pour faciliter l’explication je joins ici un diagramme (flg. 184). Le devant de la chambre noire est flxe et muni centralement de deux

tubes en laiton, le plus intérieur, ayant un mouvementà frottement est capable d’une extension suffisante pour entrer dans le tube d’allonge du microscope, ce dernier est un manchon métallique.

« La partie postérieure de la chambre noire, glissant entre des guides sur la planche supérieure, peut-être fixée à toute distance. Les bords de la planche sont divisés en demi-pouces et percés de trous pour la fixation de la chambre noire ; dans l’espace entre les deux planches se trouve une baguette passant à travers des trous dans les supports verticaux de la planche supérieure. Cette baguette se termine en avant par un fil en laiton, ce qui permet un déplacement du bout muni d’une poulie avec très léger bord. Cette poulie, par l’intermédiaire d’une bague en

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soie cirée actionne la tête divisée de la vis micrométrique. A l’autre bout, la baguette est munie d’une tête en bois. Cette verge peut glisser facilement, mais sans mouvement trop libre, dans les trous des supports et peut être manipulée sur toutes les parties de sa longueur pour fixer le foyer final. L’espace entre les deux planches est très utile, pour mettre momentanément quelques petits objets sur la planche inférieure. Devant la chambre noire est placé une planchette mince munie d’un aileron central qui s’engage en un trou dans la planche noire ; celà permet à la planchette de sortir de son support et de tourner sur son axe. Cette petite planche est pourvue de guides pour recevoir et retenir exactement en place le pied en acajou bien fixé du microscope.

« La rotation permet l’examen des objets au microscope. Plus en avant se trouve la lampe montée sur un support capable de mouvement en haut et en bas ou vers les deux côtés latéraux. Ces mouvements se font par des vis afin de bien régler l’axe de la flamme avec l’axe de l’objectif. La base du support de la lampe est munie d’une tablette pour soutenir un réflecteur ou miroir métallique. Le verre de la lampe est entouré par un gros tube noirci, et percé en avant et en arrière par un trou en face de l’axe de la flamme. Les bords de ce trou sont en avant munis de rainures permettant de retenir en place un verre coloré. Le support de la lampe peut être fixé plus près ou plus loin du microscope et dans l’intervalle on peut placer une lentille condensatrice pour rendre parallèles les rayons divergents de la flamme.

U Pour l’usage ordinaire du microscope, on emploie un adapteur pour l’oculaire.

« Pour faire une photomicrographie, on prend la précaution de bien centrer l’objet sur la platine et de faire coïncider exactement l’axe du condensateur du microscope avec l’axe de l’objectif. On allume la lampe, centrée d’avance, on détourne la planchette-support, on ôte l’oculaire et on place le microscope, rendu horizontal, entre les guides de la planchette, puis on attache le tube manchon, et on passe la petite corde en soie autour de la poulie sur la baguette avec toutes les précautions possibles. On ferme ensuite la chambre noire et on examine l’image sur le verre dépoli. Si l’objet, par hasard, se trouve décentré, on l'arrange de nouveau, on étire la chambre noire à la longueur nécessaire pour le grossissement désiré ; et on met au foyer par la rotation de la baguette, en même temps que la mise-à-point est vérifiée par l’emploi d’une loupe réglée de façon que son foyer corresponde avec l’avant face de la glace dépolie. Si l’objet est d’une nature délicate, on substituera, au verre dépoli, un verre de la même épaisseur, bien poli, ayant sur sa surface antérieure quelques traits fins, tracés

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au diamant. On examine de nouveau l’image pour voir si l’image et les traits coïncident parfaitement. On replace le verre poli par un châssis pourvu d’un ou plusieurs trous^ dans lesquels on pasre un oculaire ordinaire, sa position ayant déjà été déterminée et fixée de façon à correspondre avec les traits de la glace polie. Dans le corps de la chambre noire est placé un écran percé au centre pour limiter le champ et arrêter tous les rayons qui ne traversent pas l’objet. On attend quelques minutes pour voir si la chaleur de la lampe n’a pas changé le foyer. Alors, après avoir empêché la transmission de la lumière par un carton placé devant le condenseur du microscope, on insère le châssis avec la plaque sensible, et, enlevant le carton, on procède à l’exposition dont la longueur dépend de plusieurs circonstances : de la distance de l’image, de l’objectif employé, de la sensibilité de la plaque sensible, de la nature et de la couleur de l’objet, etc. Après l’exposition j’ai toujours l’habitude de remettre le châssis à glace polie ou dépolie pour examiner de nouveau l’image dans le cas où le négatif obtenu ne correspond pas avec l’image ou que le foyer s’est dérangé. Quelquefois l’éclairage se faisait directement c’est à dire sans autre interposition que celle du condensateur du microscope.

« Quand j’emploie un oculaire à projection, je préfère finir l’ajustement avant de placer le microscope en position. On peut tourner la petite planche, et avec le microscope là dessus, faire l’examen de l’objet étant assis ; mais je préfère opérer de la manière citée en restant debout. Toutes les précautions sont prises pour éviter toute réflexion de la lumière hors de l’axe, par un drap noir pendu sur la muraille et la lumière de la fenêtre est exclue par un rideau obscur. Comme la photomicrographie est un art de détails, les explications deviennent un peu longues. Tout dernièrement j’ai expérimenté une autre méthode d’éclairage qui non seulement diffère de celle qu’on emploie généralement, mais en outre promet pour l’avenir. Sur la surface plane du miroir ordinaire du microscope, j’ai fixé une tablette en porcelaine fine et de parfaite blancheur. L’image des objets étant mise au foyer par la lumière du jour projetée de cette surface, on dirige sur la surface de ce réflecteur les rayons solaires projetés par une grande lentille condensatrice, de manière que les rayons illuminent bien une surface assez large, afln que le mouvement apparent du soleil, pendant l’exposition, ne soit pas apparent dans le négatif. On fait la mise-au-foyer finale pendant l’illumination brillante. Cette méthode m’a donné des résultats auxquels je ne m’attendais pas. Cette manière d’opérer demande une autre installation facile à imaginer. Le développement et les autres opérations se faisaient de la manière ordinaire en photographie.»

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Note de M. ANDREW PRINQLE. « J’emploie pour mon travail particulier un appareil construit d’après les mêmes principes que ceux de l’appareil fabriqué par Messrs Swift (fig. i83, page 232). C’est-àdire, que le bout du tube, portant l’oculaire, est appuyé par un support ferme et rigide. La partie qui porte le tube est longue et forte. La manière de mettre au foyer est différente et le mouvement lent est donné par une vis différentielle de Campbell. Mais les données générales restent toujours les mêmes : la plus grande rigidité possible de toutes les parties combinées avec la plus grande délicatesse de toutes les fonctions.

« Je me sers presque toujours de la lumière oxyhydrique. Le point d’incandescence doit être tout petit et aussi brillant que possible, pour cela j’emploie le jet combiné et un cylindre de chaux aussi dur que possible. J’emploie aussi presque toujours une lentille demi-boule quasiachromatique, pour paralléliser les rayons de la lumière sur le condensateur.

« Mon condensateur est, tantôt le condenseur achromatique, O. N. 1,0, de Zeiss, tantôt l’apochromatique O. N. 1,4 à immersion dans l’huile, de Powell & Lealand.

« Selon les couleurs de mes objets j’emploie les plaques ordinaires avec une couche bien épaisse d’émulsion au gélatino-bromure, ou les plaques orthochromatiques. Généralement les plaques dites Isochromatiques de M. Edwards me donnent de bons résultats, mais pour des objets fortement colorés il me faut des plaques traitées avec une solution aqua-ammoniacale de cyanine à la dose de i pour j 0000. Je préfère les objectifs apochromatiques à tous les autres pour toute espèce de photomicrographie.

(( Ordinairement j’emploie le développateur à l’hydroquinone alcalinisé par un alcali caustique tel que l’hydrate de potassium.

« Mais pour certains objets et pour des résultats spéciaux, j’emploie d’autres révélateurs, par exemple le pyrogallique ou l’Iconogène.

« Pour les diatomées, desquelles je n’ai qu’une expérience limitée, et pour les bactéries, dont j’ai grande expérience, j’use généralement l’hydroquinone caustique, formule Thomas, diluée avec 5o ou yS pour cent d’eau, selon les circonstances.

(( Pour filtrer la lumière en traitant les objets colorés, j’emploie une grande variété de couleurs, p. ex., des verres jaunes, bleus, roses, le liquide de Zettnow, etc., toujours en ayant égard aux couleurs de l’objet. Pour réussir complètement, je crois qu’on doit employer les meilleurs appareils avec le maximum d’habilité en microscopie et en photographie.»

Note de M. COMBER. « L’héliostat, avec lequel je travaille, consiste en un mouvement d’horlogerie ordinaire, en cuivre, pourvu d’un mouvement spécial, de manière que son axe tourne une fois, au lieu

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de deux fois, dans les 24 heures. Il est incliné sous un angle correspondant à la latitude de la station dans laquelle il est employé, de manière que, quand son point supérieur est tourné au Sud, l’heure est dans le plan de l’équateur, et son axe parallèle à l’axe de la terre.

« Son mouvement compense alors exactement la rotation de la terre. Un petit réflecteur plan, de métal poli, est monté sur l’axe et muni d’un mouvement universel ; et, quand ce miroir est placé de façon à réfléchir les rayons du soleil dans la direction qui est montrée par l’axe, c’est-à-dire, vers le pôle nord du ciel, le rayon reste sans aucun mouvement apparent.

« Là où le rayon solaire traverse l’axe optique du microscope, est placé un miroir (plan) fixe, incliné sous un angle (la moitié de la latitude de la station) tel qu’il réfléchisse horizontalement le rayon le long de l’axe du microscope.

Il Dans l’emploi de l’appareil les points essentiels, que j’ai coutume d’observer avec grand soin, outre la correction de l’objectif et l’ajustement de l’oculaire à projection à la distance de la plaque sensible, sont les suivants :

]0 Que l’axe optique de l’appareil entier soit dirigé au Nord et au Sud. Ceci est nécessaire pour assurer un rayon illuminateur immobile.

2° Que le condensateur achromatique soit exactement centré et le cône d’éclairage absolument axial, car, un léger degré d’obliquité peut produire « des franges de diffraction » et donner naissance à des images plus ou moins fausses.

3° Qu’aucune lentille insuffisamment achromatisée ne fasse partie du système. L’emploi du condenseur demi-boule ordinaire, qui a été recommandé par quelques personnes, peut, à mon avis, produire de l’aberration et par suite une image plus ou moins troublée.

4° L’ouverture du cône d’éclairage doit varier selon l’objectif employé et la nature de l’objet.

« En employant mon objectif 2™“ Zeiss, apochromatique O. N. 1.48, mon expérience est que la meilleure délinéation, des objets de faible épaisseur, tels que les tests de diatomées, est rendue, quand le cône d’éclairage est tel qu’il remplisse à peu près les ^/s de l’arrière lentille de l’objectif. Mais pour des objets d’une épaisseur considérable, un cône plus ou moins étroit est nécessaire. En règle générale, un cône très étroit produit une obscurité provenant, je pense, de certaines imperfections dans la correction de l’objectif. Je serais très heureux de posséder un objectif qui soutiendrait un cône éclairant aussi grand que son ouverture numérique.»

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