‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 100 sur 156 · Teintures bleues · texte numérisé non relu

Teintures bleues

Dans beaucoup de circonstances, on sera très-heureux d’avoir à sa disposition des teintures bleues, surtout lorsqu’il s’agira de colorer des pièces injectées au carmin. Du reste, les tissus préparés avec la couleur bleue sont fort

beaux, de sorte que nous serons souvent disposés à préférer cette nuance à celle du carmin. On possède actuellement deux moyens pour colorer en bleu : l’indigo uni au sulfate de potasse (appelé bleu de carmin), et le bleu d’aniline.

a) Teinture avec le bleu de carmin.

M. le professeur Thiersch a recommandé le mélange suivant :

Acide oxalique, 1 partie,

Eau distillée, 22 à 30 parties,

Bleu de carmin, quantité suffisante pour amener la saturation.

L’alcool peut entrer dans cette solution. Si la couleur bleue est en excès, on y remédiera avec une solution d’acide oxalique dans de l’esprit-de-vin.

Cette teinture bleue colore vite et d’une manière uniforme. D’après les observations de celui qui en a fait la découverte, elle convient parfaitement pour colorer les axes cylindriques, ainsi que les cellules des nerfs du cerveau et de la moelle épinière, préalablement durcis dans l’acide chrômique.

b) Teinture avec le bleu d'aniline.

Le bleu ordinaire d’aniline ne ne dissout pas dans l’eau. En le traitant avec l’acide sulfurique, on en obtient la partie de bleu qui est soluble. On dissoudra simplement ce bleu dans de l’eau jusqu’à ce qu’on ait obtenu la couleur foncée du cobalt , ou bien on recourra au mélange suivant :

Bleu d’aniline soluble, 2 centigrammes,

Eau distillée, 25 centimètres cubes,

Alcool , 20 à 25 gouttes.

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