‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 110 sur 156 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

matières colorantes dont il vient d’être question, celles dites transparentes. Ces dernières ont, en effet, des molécules tellement fines que, même avec des grossissements notables, les vaisseaux injectés conservent encore une coloration homogène. Ce genre d’injections convient, d’une manière toute particulière, aux recherches histologiques, attendu que c’est seulement avec elles qu’il est possible d’étudier l’état des autres tissus. Une injection complète, faite avec des matières opaques, voile toujours, plus ou moins, les structures fines. L’observateur qui aura réussi quelquefois avec les injections dites transparentes, les adoptera et renoncera, la plupart du temps, aux matières colorantes grenues. Le reproche de transsuder qu’on adresse, de temps à autre, aux couleurs de ce genre, ne s’applique qu’à des mélanges mal faits, mais il ne concerne nullement la matière colorante ellemême, quand elle est de bonne qualité. Il est à regretter que le nombre de ces substances colorantes soit aussi restreint. Il y a peu de temps, on ne connaissait encore, outre le bleu de Prusse soluble, que la teinte rouge fournie par le carmin. Le professeur Thiersch, qui a rendu de si grands services à l’art de faire les injections, vient encore récemment d’enrichir la science d’un jaune et d’un vert solubles; il a eu tout récemment l’extrême obligeance de nous en faire connaître les compositions. Nous nous occuperons d’abord des matières colorantes dites transparentes qu’on peut utiliser dans les injections faites avec la colle.

On possède actuellement trois mélanges différents faits avec le bleu de Prusse soluble. Parmi ces mélanges, on ne saurait recommander le second, vu que le bleu, surtout quand les objets préparés sont conservés dans de la glycérine, pâlit peu à peu. Le premier et le troisième mélange sont, au contraire, excellents.

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