‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 109 sur 156 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

chromate de potasse, ainsi que 2 parties d’une solution de colle saturée; ensuite on place, dans un vase particulier, le jaune de chrôme qu’on ajoute plus tard à la colle. Le précipité du jaune de clirôme ne doit pas rester déposé trop longtemps, attendu que les molécules colorantes s’agglomèrent et se changent en poudre grossière.

c) Couleur blanche. Carbonate de plomb. Oxyde blanc de zinc.

Sulfate de baryte.

Il est très-difficile de constituer des matières blanches propres aux injections, attendu qu’on ne les obtient habituellement que sous une forme dépourvue de finesse. Harting, qui a entrepris sur elles une série d’expériences, nous fait connaître le procédé qu’il suit pour se procurer un carbonate de plomb utile.

On dissout 125 grammes d’acétate de plomb dans de l’eau, de manière à obtenir une solution pesant 500 grammes.

On dissout 95 grammes de carbonate de soude dans de l’eau, de façon que le tout pèse également ensemble 500 grammes.

Pour faire maintenant une matière propre aux injections, on prend 1 partie de la première solution, une partie égale de la seconde, et on les mêle à 2 parties de solution de colle. Harting fait observer que ce mélange pénètre dans les vaisseaux avec beaucoup plus de facilité que la céruse mêlée à une solution de colle.

Nous avons obtenu autrefois des injections passables avec l’oxyde blanc de zinc, parfaitement broyé. Depuis des années, nous n’employons plus ce mode de coloration.

Comme blanc très-fin, quoiqu’il n’ait pas une teinte très-pure, nous recommandons le sulfate de baryte, dont nous faisons actuellement un très-grand usage. Nous préférons même le sulfate de baryte au jaune de chrôme,

quand on recherchera l’extrême finesse de grain qui facilite beaucoup les injections; et nous les préparons de la manière suivante :

On met dans un cylindre en verre une solution froide et saturée de 125 à 185 grammes de chlorate de baryte. On y ajoute, avec beaucoup de précaution, de l’acide sulfurique qui précipite le sel contenu dans la solution. Puis, après avoir laissé reposer assez longtemps, on décante presque en totalité le liquide qui est redevenu clair. Ce qui en reste, mêlé au sulfate de baryte, ressemble à un mucilage épais, et sera mêlé avec partie égale d’une solution de colle concentrée.

d) Chlorure d argent.

Teichmann nous indique, dans son excellent ouvrage, un nouveau mélange à injection très-avantageux, mais cher, dont le chlorure d’argent est la base. Il fait ressortir l’avantage que possède ce procédé de rendre, dans certains cas particuliers, des services signalés; il apprécie également l’extrême finesse de ses molécules, qui est telle qu’on peut les' comparer à celles du chyle. Le grand inconvénient qui résulte de l’emploi du chlorure d’argent, c’est le noircissement des préparations injectées sous l’influence de la lumière et des eaux sulfureuses. Par contre, le chlorure d’argent possède , à l’égal du sulfate de baryte, une force de combinaison telle que même les réactifs ne produisent sur lui aucune décomposition, en sorte qu’on peut conserver les objets préparés par ce moyen dans l’acide cbrômique, etc.

On met 3 parties de nitrate d’argent dissous dans la solution de colle, puis on y ajoute 1 partie de sel de cuisine.

Disons maintenant qu'il faut préférer de beaucoup, aux

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