‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 119 sur 156 · Composition blanche · texte numérisé non relu

Composition blanche

Comme , jusqu’à présent, nous n’avons pas pu réussir à découvrir une troisième matière colorante transparente, propre à composer des injections liquides froides, nous nous sommes servi du sulfate de baryte qui est opaque. Cette substance a, ainsi que nous l’avons fait remarquer, des molécules très-fines et on l’associe très-bien au bleu, quand on veut injecter des artères ou des veines. Nous avons adopté le procédé suivant :

En laissant tomber goutte à goutte de l’acide sulfurique dans une solution saturée de 125 grammes de chlorure de baryum, on obtient un nouveau précipité de sel qui se forme au fond d’une longue éprouvette où l’on a laissé reposer le liquide pendant un espace de 12 à 24 heures. Ce liquide devenu clair, on en décante à peu près la moitié et on additionne le reste, après l’avoir agité, avec un mélange de 30 grammes d’alcool et de 30 grammes de glycérine.

Les compositions dont il s’agit ici, nous le répétons, sont tellement pénétrantes, que nous les préférons à toutes celles renfermant de la colle pour injecter les vaisseaux lymphatiques et les conduits des glandes. On doit encore

leur accorder une préférence exceptionnelle, parce qu’elles se conservent pendant des mois entiers, sans qu’il s’y manifeste le moindre changement et qu’elles offrent le précieux avantage d’être toujours prêtes. On les garde dans de petits flacons en verre fermés à l’émeri; on met la quantité dont on a besoin dans une capsule de porcelaine, et les préparatifs de l’injection sont terminés*.

Maintenant que nous avons appris à connaître les matières à injection, ainsi que leur préparation, nous allons passer à l'étude des appareils et des procédés nécessaires pour injecter les vaisseaux. Les plus habiles praticiens affirmeront certainement, avec nous, que les procédés les plus simples sont ceux qui réussissent le mieux.

Avant de nous occuper de la seringue , qui est l’instrument le plus important et le plus fréquemment employé dans les injections, nous croyons utile dé parler d’autres méthodes usitées maintenant et qui, d’après l’expérience des savants étrangers et d’après la nôtre propre, peuvent être employées facilement et avec succès. Ces méthodes sont certainement, suivant notre croyance, de nature à étendre, par la suite, le cercle de nos connaissances; elles

l. Nous nous sommes servi récemment, avec succès, du bleu de Prusse soluble, tout simplement préparé avec de l’eau, pour injecter des conduits glandulaires, les tubes urinipares, les réseaux biliaires et des vaisseaux lymphatiques. So centigrammes de sulfate do protoxyde de fer, dissous dans 30 grammes d’eau , l* r , 60 do cyanoferrure de potassium, également dissous dans 30 grammes d’eau, produisent, en combinant soigneusement les deux solutions (voy. plus loin), un excellent liquide. Si les vaisseaux sont extrêmement Ans, il est bon d’employer la quantité double de chaque sel par *0 grammes d’eau. On peut, si on le désire, y ajouter de la glycérine. Un mélange rouge très-avantageux est celui recommandé parKollmaun. On dissout l gramme de carmin placé dans un peu d’eau à l’aide de 15 à 30 gouttes d’ammoniaquo concentré, et on étend cette solution avec £0 centimètres cubes de glycérine, so autres centimètres cubes de glycérine, additionnés de 18 à £0 gouttes d’acide chlorhydrique concentré, seront ajoutés avec soin, et en agitant le liquide à la solution de carmin. On peut aussi étendre davantage cette soluliou , eu y introduisant, à la fin , environ 40 centimètres cubes d’eau.

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