‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 129 sur 156 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

le jour suivant, si on veut éviter l’induration à la Surface et la décomposition à l’intérieur. On peut aussi, dans des circonstances particulières , se servir de l’acide chrômique pour y faire séjourner des préparations, attendu que le bleu de Prusse s’y conserve très-bien ; toutefois on sera très-rarement dans le cas de renoncer à l’alcool. Nous plaçons de même, et presque sans exception, tous les organes injectés avec les mélanges de Beale dans de l’alcool, afin d’obtenir ainsi le durcissement nécessaire.

Quand on est arrivé, au bout de quelques jours, à la consistance voulue, on peut procéder à l’étude de la préparation en suivantles méthodes que nous avons indiquées. On fait de petites coupes horizontales et verticales; puis, avant de les étudier, on les nettoie pour enlever les parcelles des matières colorantes qui s’y trouvent attachées, soit avec de l’eau, soit en se servant, ce qui paraît être préférable, d’un pinceau. Après les avoir examinées au microscope, on pourra, si on le désire, les conserver en leur faisant subir de nouvelles préparations, appropriées aux circonstances.

La méthode dessiccative, qui est la plus ancienne, est bonne, surtout lorsqu’il s’agit d’examens faits à la lumière directe. Il vaudrait cependant mieux conserver les préparations dans le baume de Canada, ainsi que nous le dirons dans le chapitre suivant.

De nos jours, on se sert, de plus en plus, pour les préparations histologiques, de la glycérine comme liquide conservateur des parties fraîches et à l’état naturel. Toutefois la glycérine a un très-grand inconvénient : elle ne conserve que pendant un temps relativement très-court.

Quant aux conservations de longue durée, on ne les obtient qu’avec l’alcool, plus ou moins fort, suivant la nature des objets.

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