‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 13 sur 156 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

également obtenir ainsi un plus grand angle d’ouverture , avantage auquel nous devons les objectifs très -perfectionnés de nos microscopes actuels. On emploie deux lentilles doubles ou trois au plus dans la cone , struction de ces microscopes (fig. 12).

\ l Les opticiens d’autrefois désignaient géné-

\ I râlement les lentilles doubles isolées par une

y* série de nombres, 1, 2, 3... 6. La lentille la plus

faible était indiquée par le chiffre le plus bas. Ils vissaient ces lentilles ensemble, de manière à en former un objectif (par exemple, 1, 2, 3 et 4, 5, 6). On arrive ainsi, il est Fig. îü. ob- vrai, à constituer une série d’objectifs avec un j manquent petit nombre de lentilles simples. Mais deux Couverture, choses qui sont d’une haute importance, la centralisation exacte, c’est-à-dire, l’union des axes optiques des lentilles en une seule ligne droite, et l’écartement précis à observer entre les lentilles simples, ne peuvent s’établir aussi rigoureusement que dans le cas où les lentilles sont accolées de manière à former un objectif compacte. On a donné, avec raison, la préférence à cette dernière construction, et, quoique l’autre mode soit plus économique, il ne devrait plus être employé. Les opticiens désignent de différentes manières les objectifs fixes : ou par des chiffres qui montent avec le degré de combinaison, ou par des lettres. Les opticiens anglais se servent de dénominations qui leur sont propres. Ils partent de combinaisons de lentilles de '/« , '/, , */„ , de pouce , et considèrent le grossissement obtenu avec leur objectif comme étant égal à celui que produit une lentille simple de 7« i ‘A > Vi* , '/, g de pouce de distance focale.

La réunion des trois lentilles achromatiques est faite de manière que la lentille la plus forte, c’est-à-dire la

plus petite, soit placée en bas, et la plus faible en haut.

(Fig. 12.) On obtient ainsi une distance focale plus considérable, puis, on peut donner aux lentilles des ouvertures d’angles telles que tous les rayons d’un cône lumineux (caè), reçus par la lentille inférieure, traversent le système entier des lentilles. C’est par ce moyen seulement qu’on est arrivé à procurer aux objectifs l’ouverture d’angle plus considérable dont il a été question ci-dessus, ouverture qui doit naturellement augmenter la clarté de l’image, et, en outre, comme nous le verrons plus tard, améliorer les autres propriétés de ces mêmes combinaisons.

L’oculaire ordinaire de nos microscopes (fig. 13, O), appelé aussi oculaire de Huygen, consiste en un tube plus ou moins long, portant à son extrémité supérieure l’oculaire piano-convexe (A), dont la surface plane est tournée vers l’œil de l’observateur, tandis qu’à l’extrémité inférieure on visse la lentille convergente (C) dont la face convexe est également tournée en bas. L’image réelle (P*), comme nous avons pu le voir, tombe ici entre la lentille convergente et l’oculaire. On livre avec chaque microscope plusieurs de ces oculaires de force différente, et on les désigne par des chiffres. Plus la force de grossissement augmente, plus la lentille convergente s’approche de la lentille supérieure, et plus le porte-oculaire devient court. Il existe une autre forme d’oculaire, dite oculaire de Hamsden ou oculaire positif. On y trouve également deux lentilles piano-convexes; mais leurs deux convexités se regardent, et elles sont plus rapprochées. L’image se forme ici, non pas entre la lentille convergente et l’oculaire, mais à une faible distance au-dessous de la lentille convergente. Ce genre d’oculaire est peu employé.

L’oculaire à lentille convergente bi-convexe, dit oculaire orthoscopique de Kellner, présente une modification

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