CHAPITRE PREMIER
et de sphéricité. Quatrièmement (et c’est un grand avantage), la’ lentille collective produit un champ visuel plat.
La distance qui sépare la partie moyenne de l’objectif et de la lentille convergente est plus petite que celle qui existe entre les bords des deux lentilles. Les rayons partis
de a atteignent en conséquence plutôt la lentille convergente C que ceux qui proviennent de b et c. Les rayons centraux a** se réunissent plus près de la lentille convergente, tandis que les rayons marginaux b** et c ** en sont plus éloignés. C’est ainsi que naît l’image réelle c **a**b*~* avec une courbe de l’image c*a*b* placée en face. Les courbures de l’oculaire et de la lentille convergente se trouvent- elles alors dans un rapport déterminé? l’image réelle c**a**b** ne sera plus courbée par l’oculaire, mais apparaîtra plane comme le démontre
Ces divers avantages, pour la plupart d’une haute importance, qui sont dus à l’addition d’une lentille collective, font aisément comprendre que, de nos jours, tout microscope composé doit posséder cette lentille convergente. Elle devient une partie essentiellement intégrante de toutes ses combinaisons.
Nous avons déjà fait remarquer que, depuis 1824, on unit les lentilles doubles achromatiques de manière à en former des objectifs. Il résulte plusieurs avantages de cette combinaison. D’abord, il est très - difficile de construire une lentille double dont l’une soit en crown et l’autre en flint, ayant une courte distance focale, tandis qu’un plus grand nombre de lentilles plus faibles et d’une confection bien autrement facile, réunies, donnent lieu au môme grossissement que l’objectif unique, ci-dessus mentionné. Puis, comme nous l’avons vu, l’union d’une lentille unique en crown à une lentille en flint, corrige, il est vrai, d’une manière sensible l’aberration de sphéricité et de réfrangibilité, mais cette correction est toujours incomplète, attendu qu’on est obligé de donner à la lentille un petit angle d’ouverture. En réunissant convenablement plusieurs lentilles doubles, les aberrations d’une lentille servent à corriger celles d’une autre, et il en résulte une amélioration plus notable encore. On peut