‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 141 sur 156 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

l’aide d’une colle dite colle marine, dont nous aurons bientôt occasion de parler, sur un anneau en verre, ou sur l’ouverture d’une plaque de verre percée. Après cela, on fait dans le milieu de la lamelle, avec la pointe d’une lime triangulaire , un trou qu’on agrandit en allant jusqu’au bord. Aucune fêlure ou fente ne s’étend jamais au delà du bord solidement cimenté. On chauffe de nouveau cette lamelle, maintenant perforée, et elle se détache aisément.

On peut, au moyen de la flamme d’une lampe à soufflet, ployer une bande de verre et lui donner la forme d’un carré à angles obtus, puis en souder les extrémités. Beale recommande de se servir de flint. Ce procédé, lorsqu’il s’agit de faire des cellules hautes et grandes, paraîtra certainement facile à une main exercée. En tout cas, il importe que les rebords des cellules soient très-bien cimentés sur le porte-objet.

Sans doute, on peut aussi se servir de gutta-percha chauffée dans de l’eau chaude; puis, après l’avoir parfaitement bien essuyée, la coller sur la lame de verre; mais nous n’avons pas trouvé que ce procédé ait de la durée.

Si l’on veut imiter l’usage anglais, on cimentera les parois des cellules avec la colle marine ou marine ght-e.

Cette colle consiste en parties égales de gomme-laque et de caoutchouc, dissoutes dans de la benzine. (Chaque matière doit être dissoute, d’abord séparément, puis on les mêle à la faveur d’une chaleur légère.) On ajoutera, suivant les besoins, de nouvelle benzine à cette colle marine; on peut également recourir à l’éther et à une solution de potasse pour la délayer et l’étendre. Queckett nous apprend que la glue marine du commerce la plus convenable pour l’objet qui nous occupe porte la marque G. K. 4.

Voici comment on cimente avec cette colle : on chauffe le porte-objet en le plaçant sur une plaque métallique chaude.

(Les Anglais se servent d’une petite table en tôle, à quatre pieds, avec une lampe à esprit-de-vin placée dessous.)

On dépose un peu de glue sur le porte-objet; elle fond promptement ; on l’étend sur toutes les parties destinées à recevoir la cellule; puis on enfonce celle-ci dans le ciment à l’aide d’une forte pression; on retire le tout de dessus la plaque de tôle et on laisse refroidir. On enlèvera plus tard, avec la lame d’un couteau, l’excédant de colle qui pourrait s’être répandu sur les parties libres de la lame. Une solution légère de. potasse sert à nettoyer les cellules.

Pour cimenter les cellules en caoutchouc, on emploie, d’après Harting, le mélange suivant: On mêle 1 partie de gutta-percha coupée en petits morceaux dans 15 parties d’essence de térébenthine, et on dissout à une chaleur modérée, en remuant sans interruption. On filtre alors dans une flanelle et on ajoute 1 partie de gomme-laque qui se dissout également à une chaleur modérée; il faut remuer sans cesse. On continue à chauffer jusqu’au moment où une goutte versée sur une plaque de verre paraît se durcir. Arrivée à cette consistance, la solution forme un ciment bon à employer. Plus tard, il faudra y ajouter, quand on voudra s’en servir, un peu d’essence de térébenthine avant de le chauffer.

Pour fixer une cellule en caoutchouc, on commence parla présenter au-dessous et au milieu du porte-objet; on étend alors, avec un pinceau, sur la face supérieure de la lame et à la place indiquée, le mastic préalablement chauffé. Cela fait, on retire la cellule de caoutchouc, et, tout en entretenant la chaleur, on la fixe dans le ciment dont on a recouvert le porte-objet. On ôte le tout et on laisse refroidir sur une tablette. Le ciment fait avec de la gutta-percha, d’après les indications de Harting, sert également à fixer les cellules en verre et à consolider les quatre bandes de verre employées pour les construire.

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