CHAPITRE X
Il est un autre mastic qu’on peut employer aux mêmes usages. On dissout 1 partie de caoutchouc dans 64 parties de chloroforme ; on y ajoute 16 parties de mastic sec pulvérisé. A l’aide d’un pinceau, on étend à froid une couche légère de ciment sur la lame inférieure en verre et on y fixe la cellule préalablement chauffée.
Quelle que soit la méthode adoptée, il sera prudent de faire adhérer soigneusement la cellule avec le ciment, afin d’éviter toute fissure et toute introduction d’air.
On devrait toujours donner aux rebords des cellules de verre une surface rugueuse. La rugosité s’obtient facilement en les frottant avec de l’émeri sur une pierre à repasser.
On a également parlé de cellules en feuilles d’étain; notre expérience ne nous a rien appris sur ce procédé. Mais il est possible de se servir tout simplement de certains ciments pour construire des parois de cellules trèsconvenables, quand les objets ont fort peu d’épaisseur. Le bitume de Judée est propre à cet usage ; cependant nous ne lui accordons aucune préférence. Nous considérons comme bien supérieur le ciment blanc à cellules, composé par M. Ziegler, peintre à Francfort (Friedbergergasse, 23). On en dépose sur le porte-objet; on y plonge immédiatement les rebords d’une cellule, qu’elle soit de forme carrée, allongée ou ronde, et on laisse durcir.
Lorsque la cellule est remplie de la liqueur conservatrice et qu’on y a introduit l’objet , on ajuste (fig. 60) suivant la manière ordinaire, après s’être convaincu de l’absence de toute bulle d’air, la lamelle sur laquelle on a fait passer son haleine. (La lamelle doit constamment être un peu plus petite que la cellule , de manière à ne pas dépasser ni atteindre ses bords extérieurs. ) On enlève ensuite, avec une extrême précaution, le liquide superflu qui pourrait s’échapper de la cellule, attendu que, en
agissant autrement, on s’exposerait à voir s’introduire subitement des bulles d’air.
Après cela, on cimente le couvre-objet. Cette opération doit se faire immédiatement, à moins que la liqueur conservatrice ne consiste eu glycérine ou dn une solution de
Chlorure de Fig. oo. Pose du couvre-objet.
chaux. Dans
ces deux derniers cas, on est libre d’opérer plus lentement.
Le nombre des ciments usités est considérable, et l’on peut certainement obtenir une occlusion parfaite avec différentes espèces qui se valent en qualité et qui offrent une même sécurité.
On emploie, surtout de nos jours, le vernis au bitume de Judée ( Brunswick blaclc, noir de Brunswick). Il se compose d’une solution d’asphalte dans l’huile de lin et l’essence de térébenthine. On en trouve de différentes sortes dans le commerce.
Le bitume de Judée de bonne qualité doit être transparent et avoir l’aspect d’un noir homogène. On applique
le vernis, comme les F4g. 61. Manière de tracer une bordure 1 de bitume de Judée.
autres ciments, avec un
pinceau, tout autour du couvre-objet; on fait en sorte que la lamelle et la lame reçoivent en même temps une couche de bitume (fig. Gl). Avec un peu d’habitude, on arrive