‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 146 sur 156 · NOTK SUR LES OBJECTIFS A IMMERSION · texte numérisé non relu

NOTK SUR LES OBJECTIFS A IMMERSION

bien essuyée avec un linge fin et doux. Cette goutte s’attache facilement au verre et doit le couvrir entièrement, sinon, ce serait une preuve qu’il n’est pas suffisamment essuyé. On fait également tomber une autre goutte sur le couvre-objet bien essuyé ; on abaisse lentement le tube du microscope jusqu’à ce que les deux gouttes d’eau se confondent et constituent une couche unique. L’opération est terminée et il ne reste plus qu’à mettre au point suivant les procédés ordinaires.

Parlons maintenant des objectifs à correction.

L’image formée au foyer d’un microscope est d’autant plus parfaite que tous les rayons émanés de l’objet, après avoir subi des changements de direction en traversant les lentilles de l’objectif, se coupent le plus exactement possible en un seul et même point.

La lame mince qui sert à couvrir l’objet joue un rôle important dans la marche des rayons. Son action est plus sensible suivant qu’elle est plus épaisse et que les rayons qui la traversent prennent des directions plus obliques. Quand l’angle d’ouverture d’un objectif est petit, les rayons efficaces traversent la lame de verre avec de faibles obliquités, et les différences d’épaisseur de cette dernière n’influent que d’une façon peu appréciable sur la précision de l’image. Mais il n’en est pas ainsi pour les objectifs de nouvelle construction qui possèdent des angles d’ouverture très-considérables.

L’image n’est vraiment pure qu’avec une lamelle d’une épaisseur déterminée, c’est-à-dire avec une lamelle en tout semblable à celle qui a servi à régler l’objectif. Aussitôt qu’on s’écarte le moins du monde de cette condition, l’image perd de sa vigueur et de sa netteté.

On comprend combien il serait fastidieux de chercher et difficile de rencontrer des couvre-objets parfaitement identiques. On a trouvé heureusement un mécanisme in-

ET A CORRECTION

génieux qui évite ces ennuis. En faisant varier la distance existant primitivement entre les lentilles de l’objectif, on arrive à corriger les mauvais effets résultant des différences d’épaisseur des lamelles couvre-objets. Plus cette lamelle est épaisse, plus il faut rapprocher les lentilles entre elles, si l’on tient à la beauté de l’image.

' C’est cette corrélation entre la distance des lentilles et l’épaisseur du couvre-objet qui a donné l’idée d’établir des objectifs à correction ou à lentilles mobiles et, par conséquent, permettant d’employer sans inconvénient des couvre-objets d’épaisseurs diverses.

M. Hartnack construit des objectifs à grand angle d’ouverture avec simple et double correction. Ce dernier système, dont il est l’inventeur, l’emporte de beaucoup sur le premier. La simple description des deux mécanismes prouvera la vérité de cette assertion.

Objectif à correction simple.

Dans ce genre d’objectif à correction, le seul connu jusqu’à présent, les deux dernières lentilles (par rapport à l’œil regardant à travers l’oculaire) occupent entre elles une position invariable 1 . Elles sont fixées dans la partie C, figure 1 , faisant corps avec le tube extérieur D. Elles peuvent monter ou descendre, en conservant toujours leur distance réciproque primitive, le long d’un tube intérieur portant la première lentille, à l’aide du collier A muni intérieurement d’un pas de vis. Lorsqu’on fait tourner ce collier dans un sens (en vissant ), on rapproche les deux dernières lentilles de la première; en lui imprimant un mouvement contraire (en dévissant ), on les éloigne. La

l. Il n’est question ici que des objectifs de M. Hartnack; les autres opticiens, surtout anglais, ont adopte une disposition différente. Les deux premières lentilles sont mobiles, et la dernière resto fixe.

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