‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 145 sur 156 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Les préparations de la maison Bourgogne, à Paris, ont également cette forme à la fois belle et commode. Il n’est nullement nécessaire d’avoir de plus grandes lames do verre, elles seraient d’ailleurs trop massives. Il faut éga-

lement éviter d’en employer de plus petites. La forme des lames de Giessen (48 millimètres de longueur sur 28 de largeur) est disgracieuse et beaucoup moins commode que la forme anglaise.

Lorsqu’on veut conserver ou envoyer des préparations microscopiques sans perdre trop de place et en les disposant par couches l’une sur l’autre, et il est bon d’y adapter des supports préservatifs , tels que des bandelettes de verre, cimentées au travers de la lame et latéralement à l’objet. Il est nécessaire que ces bandelettes soient plus hautes que la lamelle. Cette disposition, quoique pratique, a toujours l’inconvénient de diminuer l’espace destiné aux étiquettes.

Pour conserver et classer les préparations , on a recours à de petites boîtes en bois ou en carton, garnies, sur les côtés, de supports de bois à rainures. Comme ces derniers sont placés verticalement, et qu’il peut se faire que le ciment ou la matière quelconque entourant l’objet, n’ait pas encore acquis un durcissement convenable, on court le risque d’un déplacement de celui-ci; on donnera donc la préférence aux boîtes qui ne se posent pas à plat,

mais gui se tiennent verticalement. On peut également faire usage de tablettes de bois ou de carton, à bords trèsbas, ainsi que de tiroirs glissant comme ceux d'une commode, ou qui, superposés dans une caisse, s’enlèvent à l’aide d’un ruban attaché aux extrémités. Cette manière de disposer les objets permet d’en placer de différentes dimensions, d’éviter l’inclinaison, mais n’est nullement propre au transport.

Comme pour toutes les collections susceptibles d’un accroissement considérable, il faut de l’ordre et une surveillance continuelle.

En général , les savants qui font un grand usage du microscope, possèdent des collections particulières; il en est de même des sociétés microscopiques de l’Allemagne, telles que celles de Francfort, de Giessen et de Londres (the Microscopical Society).

Parmi les collections privées, nous mentionnerons la célèbre collection de Hyrtl, à Vienne (objets injectés); celles de Kolliker, à Würzbourg; de Gerlach et de Thiersch à Erlangen; de Welcker, à Halle; de Leuckart, à Giessen; enfin, celle de Schultze, à Bonn. En Hollande, nous trouvons la collection de Harting; à Londres, celles de Carpenter, de Beale, de L. Clarke, etc. Nous avons aussi à signaler la collection du collège of Surgeons, et celle de Williamson de Manchester. Parmi les collections existant en Suisse, nous rappellerons celles de His, à Bâle; de Rappard, à Wabern près Berne; de Billroth, de Goll, et la nôtre, ainsi que la collection formée par nous, à l’institut anatomique de Zurich.

On peut se procurer des préparations toutes faites chez Hyrtl, à Vienne; à l’institut microscopique à Wabern, près Berne; ou bien chez Schæffer et Budenberg, à Magdebourg; à Paris, chez Bourgogne, rue de Rennes, 9; à Londres, chez Smith et Beck, ainsi que chez Topping,

New-Winchester-street, 4, Penton ville; chez Pillischer, New-Bond-street, 88, etc. On trouve aussi des préparations injectées, faites par nous-méme, dans la maison déjà mentionnée de Schaeffer et Budenberg, à Magdebourg; et, à Zurich, chez M. Th. Ernst, opticien.

Page 1