‹ Le Microscope manuel a l'usage des etudiants par le docteur Heinrich FreyChapitre 20 sur 156 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Pour faire des expériences à la lumière polarisée , ou quand on transforme le microscope en appareil photographique, on a besoin, comme nous le verrons plus tard, de ces lentilles.

Il peut être utile de jeter encore un coup d’œil, à la fin de ce chapitre, sur quelques microscopes, afin de montrer par des exemples comment les opticiens sont arrivés, par des voies différentes, aux perfectionnements nécessaires.

La figure 21 représente un petit instrument de Nachet, de Paris, avec une monture très-simple et cependant suffisante pour la plupart des observations.

Le tube du microscope qui reçoit l’oculaire peut s’élever ou s’abaisser par frottement dans un anneau et sert aux ajustements d’une moindre exactitude. On obtient plus de précision au moyen d’une tête de vis placée à l’extrémité supérieure de la tige. La platine a une largeur suffisante; au-dessous se trouve un diaphragme tournant destiné à écarter les rayons. Des valets qui s’ajustent sur la platine et qui sont destinés à maintenir les lames de verre, s’enlèvent à volonté.

Le miroir est porté par le pied arrondi Fi oôpede*Nach8t r .°' et se ^ a i sse mouvoir librement. On peut, en outre, l’écarter de l’axe et l’employer dans l’éclairage oblique. Pour l’éclairage avec la lumière directe, on se sert de la lentille représentée figure 21. On observera une construction tout à fait semblable dans le petit microscope de Zeiss, d’Iéna, figure 22. Cependant la position du miroir est différente ; en outre , le diaphragme, placé sous la platine, a une forme convexe, tournée en haut , afin que son ouverture se trouve le plus

près possible de l’objectif. La monture de ces deux instruments est très-convenable; elle a été imitée, avec de légères modifications , par d’autres opticiens. Sans doute on peut arriver encore à simplifier davantage les montures ; cependant cet instrument sert dans un grand nombre d’expériences, comme, par exemple, lorsque l’éclairage oblique est écarté.

Le grand microscope à fer à cheval, figure 23, inventé par Oberhâuser, à Paris, possède une des montures les plus commodes. On a beaucoup cherché à l’imiter, et je n’en connais point qui réunisse, à un aussi haut degré , l’avantage d’un emploi facile à celui d’une construction trèssimple.

Le mouvement rapide s’opère également ici, dans la monture ancienne, par glissement du tube dans l’anneau ; dans la construction moderne, il a lieu à l’aide d’une vis de rappel. Le fi*, m. Peut mtcroaeop* tube lui -même peut être raccourci.

Les mouvements lents sont effectués par la vis micrométrique munie d’un ressort placé dans un cylindre creux ; elle se trouve sous la platine et sert en même temps à faire mouvoir un deuxième tube qui enveloppe le premier et qui est en rapport avec l’anneau du corps du microscope. Les diaphragmes entourés d’un cylindre sont supportés par une espèce de chariot et rendus mobiles par l’élévation ou l’abaissement du cylindre. Désire-t-on remplacer un diaphragme cylindrique par un autre, on retire le cylindre qui le supporte et on l’introduit derechef, de

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