CHAPITRE PREMIER
nuances plus délicates dans l’éclairage. Ces deux sortes de diaphragmes se trouvent réunis dans beaucoup d’instruments anciens.
clairage ordinaire que l’on nomme éclairage à lumière centrale. Il faut, à cet effet, que le miroir soit extrêmement mobile, car on a parfois besoin de le placer dans des positions tout à fait latérales.
On modifie l’éclairage d’une façon plus considérable en insérant dans l’ouverture de la platine une lentille convergente ou certaine combinaison de plusieurs lentilles. Dans ce cas on peut, avec le miroir plan, en élevant ou en abaissant la lentille, porter sur l’objet les rayons lumineux réunis au foyer, ou bien les faire converger, avant leur réunion au foyer, ou enfin les faire arriver en divergeant, après leur réunion. Le miroir concave, uni à une lentille semblable, donne aussi parfois un très-bel éclairage.
Il y a déjà plusieurs années que Dujardin a inventé un appareil d’éclairage composé de lentilles achromatiques. Plus tard, les Anglais ont mis le plus grand soin à la construction de cet appareil et notamment du condensateur qu’ils ont beaucoup amélioré. La figure 19 nous montre un condensateur de construction parfaite. Au-dessous du con-
Dans certains cas, il est nécessaire de laisser
arriver sur l’objet
Fig. 18. Diaphragmes : diaphragme tournant a ; diaphragme cylindrique, 6, c.
les rayons lumineux émanant du miroir, avec une direction plus ou moins oblique ( éclairage oblique), au lieu de se servir de l’é-
Digi
densateur se trouve un diaphragme tournant qui peut couvrir tantôt une petite, tantôt une grande partie de son bord, tandis que d’autres ouvertures ont la faculté d’obscurcir la partie centrale de la lentille; par ce moyen, il est possible d’obtenir des effets spéciaux, analogues à certains résultats provenant de la lumière oblique.
Un excellent condensateur, en tout semblable à l’appareil d’éclairage construit par Dujardin, et composé de trois Fi8 ‘ 19 ' C p^ s Tuh\TB^ omatlque lentilles achromatiques, m’a
été envoyé récemment par Hartnack. On peut visser des diaphragmes sur la lentille supérieure. L’appareil se pose dans la platine comme un diaphragme cylindrique. Mais, un condensateur achromatique étant très-cher, on le remplace, du moins, en partie, par l’emploi d’une lentille piano-convexe ordinaire. La figure 20, 1 nous montre une de ces lentilles enchâssée dans le petit tube d’un diaphragme cylindrique ordinaire. Au numéro 2, la lentille est recouverte d’un anneau noir, de manière que la partie centrale donne seule passage aux rayons
lumineux, tandis qu’au numéro 3, la partie centrale est obscurcie par un petit
Fig. 20. Condensateur ordinaire: 1, dans son diamètre; 2, avec nn obscurcissement annulaire ; S, avec un obscurcissement central.
disque noir qui ne laisse à découvert que le bord. On peut
recommander l’emploi de cette dernière disposition à
ceux dont le microscope est établi de façon à ne pas per-
mettre de placer le miroir dans urne position oblique.